« Maintenant on fait quoi » ? Cédric Villani, l'iconoclaste
Denis Lafay

Photo d'illustration
Benoit Tessier
Denis Lafay

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Benoit Tessier
Le célèbre mathématicien et député (sans étiquette) de l'Essonne aborde le scrutin présidentiel et législatif, fidèle à sa réputation singulière : avec pugnacité, spontanéité, sincérité - et candeur ?, complèteront ses détracteurs. L'ex-équipier d'Emmanuel Macron - il s'en est séparé après le fiasco de la primaire des Municipales 2020 à Paris - exprime désormais sa triple priorité européenne, écologique et des droits humains, dans le sillage du candidat EELV Yannick Jadot. Et tape fort dans ce long entretien qu'il accorde à La Tribune.
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Parmi les thèmes abordés : le traitement de la crise (de la gestion économique à celle des non-vaccinés et des libertés), l'élection présidentielle (le « phénomène » Zemmour, le « crédit » de l'écologie politique et de la gauche). Et aussi la science défiée, le débat public dévasté, le wokisme et "cancel culture". La scène internationale n'est pas en reste : désamour de l'Europe, JO de Pékin et Coupe du monde au Qatar, Julian Assange et les lanceurs d'alerte... jusqu'à la « honte » que lui inspire la poignée de mains d'Emmanuel Macron avec le prince héritier d'Arabie saoudite Mohamed Ben Salmane : le lauréat de la Médaille Fields en 2010 prend des positions claires, tranchées voire radicales - comme en témoigne son appel à la décroissance. Et dans une dernière partie consacrée à sa personnalité, révèle un appétit artistique et poétique qui en fait définitivement un ovni dans le cénacle politique.
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Denis Lafay