Secouée par le Covid, l'Alsace veut rebondir

Olivier Mirguet
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La Région prépare une campagne de promotion pour le tourisme et l’économie
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Des rendez-vous annulés, des coups de fil inquiets début mars. Et soudain, les frontières fermées, l'économie à l'arrêt. En quelques jours à partir du 11 mars, la vie dans le département du Haut-Rhin s'est trouvée entièrement bloquée par cette crise sanitaire d'une violence inédite. « J'ai eu l'impression d'un grand isolement, d'une grande solitude et le sentiment qu'on avait peur de nous, les Haut-Rhinois. On était comme pestiférés », témoigne Brigitte Klinkert, présidente (LR) du conseil départemental.
Avec des conséquences instantanées sur la fréquentation des hôpitaux, la crise sanitaire a été ressentie plus fortement en Alsace que dans le reste du pays. La flambée est partie de Mulhouse, dans le quartier de Bourtzwiller où l'église évangélique la Porte ouverte chrétienne avait organisé en février une semaine de jeûne réunissant plus de 2.000 personnes. Les pèlerins ont ensuite diffusé le coronavirus, malgré eux, dans toute la région, mais aussi jusqu'en Corse et en Guyane.
Au départ, en Alsace comme ailleurs, certains parlaient d'une grippe. L'étape suivante est arrivée très vite. Le 20 mars, l'organisation des hôpitaux de Mulhouse et de Colmar, l'accueil aux urgences et le fonctionnement des services de réanimation étaient complètement débordés. Frédéric Bierry, président (LR) du conseil départemental du Bas-Rhin, déplorait début avril « l'impuissance publique » de l'Agence régionale de santé et plus généralement de l'État. L'armée de l'air a pourtant transporté des patients dans le coma par hélicoptère militaire NH90 vers des régions frontalières, puis par Airbus A330 médicalisé vers Brest, Marseille ou Toulon. Les services de santé de l'armée ont installé à Mulhouse un hôpital de campagne, avec 30 lits de réanimation.
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Dans la plaine d'Alsace, sur l'autoroute confinée, on a vu se multiplier des convois d'ambulances. À Mulhouse mais aussi à Strasbourg, des habitants ont été traumatisés par le vacarme des sirènes.
Olivier Mirguet