Textile vosgien : un réveil à confirmer

Olivier Mirguet
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Textile vosgien
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Dans ce département rural et montagnard, des retraités, des couturiers et couturières amateurs se sont présentés spontanément dans les dernières usines en activité pour coudre des masques de protection. Un élan civique ? « Nous avons accueilli une vingtaine de volontaires », confirme Paul de Montclos, président de Garnier-Thiebaut, une entreprise de 220 salariés spécialisée dans le linge de maison, installée à Kichompré, près de Gérardmer.
Du côté patronal, c'était plutôt la panique. Des injonctions contradictoires sont parvenues des membres du gouvernement, qui ne recommandait le port du masque que pour les personnels soignants, avant de conseiller le masque en tissu « grand public » pour toute la population. Dès avril, il a fallu en produire. La préfecture des Vosges, en cellule de crise, a tenté de coordonner la demande et l'offre locale.
Impactée par les effets des délocalisations, la filière vosgienne a perdu son savoir-faire dans des métiers essentiels : tisserands, piqueuses, couturières.
Fallait-il en fabriquer en polycoton, en polyester, en mailles ?
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Un autre obstacle a semblé encore plus incongru : après des décennies de licenciements, les entreprises ont dû recruter d'urgence. « Il n'y a plus d'organismes de formation dans les spécialités du textile », confirme Christine Goddyn, consultante en ressources humaines en mission pour le Syndicat textile de l'Est.
Olivier Mirguet