Accro, la startup nordiste qui veut envoyer du steak vegan
Gaëtane Deljurie, à Lille
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Photo d'illustration
Accro/ Nxt food
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Accro/ Nxt food
Des arômes de champignon et de concombre... pour essayer d'imiter le goût de la viande ! Annoncé comme ça, la recette semble un peu étrange mais c'est bien l'objectif de la nouvelle marque vegan Accro : avoir la sensation de manger de la viande. Alors que la matière est uniquement constituée de protéines de pois et de blé.
Il aura fallu des millions d'heures de recherche pour réussir à copier l'odeur et le goût de viande mais aussi sa texture. Qu'il s'agisse de steaks, de boulettes ou de hachis, les produits Accro se cuisinent exactement comme de la viande. L'idée est bien de copier l'expérience gustative de la barbac', que ce soit du bœuf, de la volaille ou du porc, en travaillant jusqu'à la « jutosité ».
La marque Accro ne possédait, jusqu'à présent, qu'une « petite » ligne de production à Villeneuve d'Ascq près de Lille, d'une capacité de 60 tonnes (5,5 millions d'euros d'investissement). Avec pour objet de tester les produits auprès de ses premiers clients, à savoir les Chronodrives des Hauts-de-France et deux chaines de restaurants, Le Comptoir Volant et Les 3 Brasseurs.
En investissant plus de dix millions d'euros dans une usine flambant neuve, Accro est entrée dans une autre dimension, avec le soutien des programmes d'investissement France Relance et France 2030. Nxt Food compte fabriquer à Vitry-en-Artois près de 5.000 tonnes par an, avec, à terme, l'appui de 260 collaborateurs dont 180 en production. Le site serait même « le plus grand site de France dédié à la production d'alternatives à la viande de type simili-carné », selon Accro. L'entreprise ne communique pas sur son chiffre d'affaires, ni sur ses prévisions de ventes.
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Elle met plutôt en avant l'argument de l'empreinte carbone, en rappelant que « 15% des émissions de de carbone sont liées à la consommation de viande ». Et aussi du circuit-court : « Toutes nos matières premières viennent en moyenne d'un rayon de 100 kilomètres autour de Vitry-en-Artois », souligne Gilles Guerlet, le directeur industriel.
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Gaëtane Deljurie, à Lille