PORTRAIT. Le cofondateur de Pierre Hermé Paris a pris la présidence du Medef Paris au lendemain du second tour des élections municipales. Une prise de fonction accélérée par la crise du Covid-19.C'était en août dernier. Il venait de vendre sa participation dans le leader des macarons, Pierre Hermé Paris, au groupe Occitane et envisageait de prendre une année sabbatique « pour se poser et réfléchir à un autre projet ». Tout en commençant à revêtir doucement son nouveau costume de gestionnaire de patrimoine, Charles Znaty a été happé par le Medef Paris.
« Le mandat de Jean-Louis Schilansky arrivait à terme endécembre et il m'a demandé de prendre sa succession »,raconte-t-il, aujourd'hui lesté de ses anciens habits de vice-président et de trésorier.« Je l'ai soutenu »,nuance son prédécesseur.« Homme de consensus etreprésentatif d'une nouvelle génération d'entrepreneurs, il attache beaucoup d'importance à la communication. C'est essentiel dans le monde dans lequelnous vivons »,déclare Jean- Louis Schilansky.
Ensemble, ils conviennent de prolonger le mandat du premier jusqu'à fin mars au lendemain du second tour des élections municipales. Mais dès la fin février, ayant des attaches « très importantes » en Chine, au Japon, à Singapour ou à Hong Kong, Charles Znaty « sent » que la crise sanitaire va arriver en France.
Achat de plus de 2 millions de masques
Le 9 mars, il place ses équipes en télétravail, si bien que dès le 16, elles publient une lettre d'information sur l'activité partielle, le prêt garanti par l'État et les différentes mesures annoncées. Elles ne chôment pas et rédigent aussi avec l'Afnor un guide, « Pandémie : les clés de la reprise ». « Cela a demandé un énorme travail à nos services administratifs et réglementaires », commente-t-il. Dans le même temps, le mouvement est mobilisé pour acheter plus de 2 millions de masques. « Nous avons travaillé 7 jours sur 7 », insiste-t-il.
Dès le retour de son premier voyage à Tokyo en février 1997 pour Pierre Hermé, il se rend en effet à la chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Paris pour se renseigner sur le Japon. « Vous tombez bien ! Il y a un club pour ceux qui font du business. Signez là, c'est 300 francs », lui explique-t-on. Après en avoir été le troisième adhérent, il en est resté le vice-président.