Transformation du périphérique parisien : quatre ans de bras de fer entre Hidalgo et Pécresse
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Article publié le 18 mai 2022 à 16h32, mis à jour le 18 mai 2022 à 17h27 avec la réaction du conseil régional.
C'est une histoire de voisinage qui dure depuis quatre ans. En mai 2018, la ville de Paris et le conseil régional d'Île-de-France se mettaient autour de la table avec l'Etat, la métropole du Grand Paris et des départements franciliens pour lancer une consultation internationale sur le devenir des autoroutes, du boulevard périphérique et des voies rapides.
A l'origine, Anne Hidalgo et Valérie Pécresse étaient, toutes les deux, d'accord pour réserver sur le périphérique une « voie olympique » aux athlètes, aux institutionnels et aux services de secours le temps des JO de Paris 2024. Sauf que pendant la campagne des élections municipales 2020, la capitale avait pris de court la région en promettant la transformation durable de l'infrastructure en un boulevard urbain et végétal.
L'annonce de sa transformation a été confirmée ce 18 mai 2022 par le maire-adjoint (EELV) de Paris chargé de la transformation de l'espace public, des transports, des mobilités, du code de la rue et de la voirie. Après 2024, la « voie olympique » sera ensuite réservée aux bus, aux taxis et au covoiturage, a déclaré David Belliard, sur la base de dix « Ateliers du périphérique » politiques, territoriaux et techniques conduits à l'échelle de la métropole du Grand Paris.
À lire également
Anne Hidalgo a, elle, maintenu l'objectif de végétaliser 10 hectares et d'y planter 70.000 arbres, considérant que la ceinture de 35 kilomètres inaugurée en 1973 était une « ceinture grise que nous voudrions voir transformée en ceinture verte » à l'horizon 2030, soit quatre ans après la fin de son deuxième mandat. A elles deux, ces mesures permettraient de retirer 80.000 voitures de la circulation. Un chiffre « mis en doute » par un proche de Valérie Pécresse qui ne sait pas « d'où ça sort ».
César Armand