Malgré la tempête sanitaire, Brittany Ferries commande deux nouveaux navires
Nathalie Jourdan
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L'un des deux navires hybrides qui seront livrés à la compagnie de Roscoff en 2024.
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L'un des deux navires hybrides qui seront livrés à la compagnie de Roscoff en 2024.
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Ce qui s'appelle de l'optimisme de volonté. Bien que l'année 2021 s'annonce pire que la précédente en termes de trafic, la Brittany Ferries croit toujours dur comme fer dans la résilience de son modèle pourtant mis à rude épreuve par la double crise du Brexit et de la pandémie. En atteste sa décision annoncée aujourd'hui (19 juillet) de passer commande de deux navires hybrides de nouvelle génération, livrables dans trois ans.
Le projet s'inscrit dans le cadre du plan de relance post-Covid élaboré par les dirigeants de la compagnie détenue par la coopérative légumière qui porte la marque Prince de Bretagne. « L'avenir n'est envisageable que par l'investissement dans de nouveaux bateaux, en raison du vieillissement de la flotte et également des contraintes environnementales », justifie Christophe Mathieu, Président du Directoire.
Par mesure de prudence, il a néanmoins été choisi d'affrèter ces bateaux auprès de l'armateur Stena à qui il seront loués pendant quatre ans, délai au terme duquel il est envisagé de les acheter. Le choix de la raison pour Jean-Marc Roué, président du conseil de surveillance. « Ce montage ramène le montant de l'investissement de 400 à 220 millions d'euros et repousse le besoin d'endettement de quatre ans. Il est très sécurisant pour nos prêteurs privés », détaille t-il.
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Comme les précédents, les bateaux devraient acquis par l'intermédiaire des sociétés Somanor et la Somabret, co-détenues majoritairement par la Brittany Ferries et les Régions Normandie et Bretagne. Lesquelles renouvellent donc leur soutien à la compagnie après lui avoir accordé 65 millions d'euros d'avances remboursables en complément du Prêt Garanti par l'Etat (PGE). « Ces investissements sont les meilleures réponses à la crise », veut croire le président breton Loïg Chesnais-Girard. « Ces deux navires innovants sur le volet environnemental et énergétique s'inscrivent dans la volonté de la Région de voir circuler des transports plus propres », ajoute en écho son homologue normand Hervé Morin.
Nathalie Jourdan