Johanna Rolland veut faire de Nantes un modèle de ville zéro carbone
Frédéric Thual
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Après avoir avalé la pilule de l'abandon du projet d'aéroport de Notre Dame des Landes, Nantes déguste l'écologie en infusion. « Lors du mandat précédent, on ne voulait pas entendre parler de résilience ou d'adaptation. On partait du principe que si l'on commençait à adapter le territoire aux changements à venir, on diminuerait les efforts qui deviendraient une goutte d'eau face au réchauffement climatique. Ce discours était tenable il y a dix ou quinze ans. Il ne l'est plus aujourd'hui. On voit bien que le dérèglement climatique a, et aura, un impact sur notre territoire. En tant que responsable politique, on a le devoir de protéger les activités et la population qui vit sur la métropole », observe Julie Laernoes, adjointe à la ville de Nantes et vice-présidente de Nantes Métropole, en charge du climat, des transitions énergétiques et alimentaire, de l'agriculture, de la résilience et des mutations économiques.
A lui seul, ce titre résume la vocation de l'élue écologiste, alliée à la candidate socialiste Johanna Rolland pour maintenir la ville et la métropole à gauche et verdir les politiques publiques lors des dernières municipales. En quelques mois, Julie Laernoes est passée de la parole aux actes orchestrant une réorganisation totale des politiques publiques, de la gouvernance interne et des services. « De la culture à .... Je ne sais pas quelle politique publique ne pourrait pas concourir à la transition écologique », dit-elle.
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De fait, en attendant la mise en œuvre d'un budget « vert ou climat » dont le référentiel reste à déterminer, la Direction de l'Animation de la Transition Ecologique veille à la cohérence des programmes et vise toutes les délibérations à travers deux marqueurs transversaux ; la solidarité et l'écologie. « Avec lesquels on passe aux cribles tous nos investissements. On infuse de l'écologie à tous les niveaux, dans toutes les directions », assume la vice-présidente de métropole qui verrait bien ajouter à ce « budget vert », un critère biodiversité. « Parce que la crise a montré que sa situation est aussi préoccupante que le climat », souligne-t-elle.
Frédéric Thual
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