"L'Etat doit s'assurer du comportement vertueux des entreprises", Pascal Demurger (Maif)
Propos recueillis par Lysiane J. Baudu
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Pascal Demurger, directeur général de la Maif
Chloé Vollmer-Lo Maif
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Pascal Demurger, directeur général de la Maif
Chloé Vollmer-Lo Maif
La Maif est assureur militant depuis 1934, pourquoi avoir voulu devenir en plus entreprise à mission ?
Pascal Demurger Devenir entreprise à mission - qualité inscrite dans nos statuts depuis juillet 2020 - est un prolongement logique de notre volonté traditionnelle d'engagement, axe fort de notre stratégie. Mais cela va au-delà. Cette qualité nous oblige à avoir des objectifs opérationnels et à les rendre publics. De même, le comité de suivi, ainsi que l'organisme tiers indépendant qui vérifiera l'atteinte des objectifs et publiera un rapport, nous aiguillonneront pour tenir nos objectifs et aller toujours plus loin dans notre engagement.
Pourquoi la Maif voulait-elle être l'une des premières grandes entreprises à devenir à mission ? Espériez-vous un effet d'entraînement ?
P.D. La Maif étant pionnière en matière d'engagement, devenir l'une des premières grandes entreprises à mission a en effet une valeur de symbole. Et notre but est effectivement d'entraîner d'autres. Car nous avons une double conviction : la société a besoin d'entreprises engagées pour aider à résoudre des problèmes graves et urgents comme le réchauffement climatique, et les entreprises y ont intérêt, car clients comme salariés attendent cet engagement de leur part. Elles ne peuvent plus se permettre d'ignorer ces attentes.
Vous militez pour un label européen en matière d'engagement...
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P.D. Un label, ou un score, qui s'appuierait sur la réalité des engagements des entreprises, aussi bien en matière d'environnement, de politique sociale et d'emploi que de comportement fiscal, par exemple, permettrait aux consommateurs de se positionner, au même titre que le nutri-score les informe sur la qualité nutritionnelle des produits alimentaires et que l'index de l'égalité hommes / femmes éclaire les citoyens sur les actions prises en ce sens par les entreprises. Il faut donc généraliser ce système au niveau de l'Europe, qui, en tant que marché unique, a des normes unifiées dans d'autres domaines.
Propos recueillis par Lysiane J. Baudu