« Les métropoles French Tech pourront rivaliser avec Londres, Berlin voire New York et San Francisco ! »

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(Crédits : Reuters)
Fleur Pellerin, la ministre à l’Economie numérique, a lancé ce jeudi l’initiative de labellisation des villes ayant un écosystème de startups de niveau international. L’Etat investira 200 millions d’euros dans des programmes d’accélération privés sur ces territoires.

« Faire de la France une Startup République dans la course mondiale à l'innovation » : c'est l'espoir, et le vœu formulé par Fleur Pellerin, la ministre déléguée à l'Innovation, au PME et à l'Economie numérique, devant les acteurs du secteur qu'elle avait conviés ce mercredi soir à Bercy. Elle espère même « que ce soit dans notre pays que les prochains Google naissent et se développent ! » Pour aller au-delà de l'incantation, la ministre a lancé l'initiative French Tech, qui prend désormais forme : elle a annoncé ce mercredi l'appel à labellisation de quelques « Métropoles French Tech » qui auront « demain, toutes les armes pour rivaliser avec Londres, Berlin, Stockholm, Helsinki mais aussi, rêvons un peu, New-York, Boston ou San Francisco ! » Un nombre limité de villes sera retenu afin de constituer « une équipe de France des écosystèmes numériques métropolitains », afin de créer « une dynamique collective », au-delà de Paris, vitrine et capitale de cette future « Startup République. » L'Etat investira 200 millions d'euros dans des incubateurs privés sur ces territoires labellisés, dans le cadre des investissements d'avenir, en s'appuyant sur BpiFrance.

La Halle Freyssinet de Paris comme étendard international

« Pas de fracture territoriale pour l'innovation » martèle la ministre. Ces quelques villes - dix maximum a priori, dont Lyon, Lille et Nantes devraient faire partie - devront avoir, selon le cahier des charges de labellisation, « un écosystème numérique ayant une taille critique et un dynamisme remarquable » (sur des critères de chiffre d'affaires, de nombre de startups créées, d'emplois, de levées de fonds, etc), ainsi qu'un « réseau d'acteurs publics et privés foisonnant, concentré, efficace », « un portefeuille de programmes d'accélération » de startups, portés par des acteurs privés, et un « environnement urbain favorable, lisible et attractif à l'international », notamment la présence d'un « bâtiment-totem emblématique », à l'image de la future Halle Freyssinet de Paris, que Xavier Niel, le fondateur de Free, compte transformer en « plus grand incubateur du monde. » Les métropoles French Tech auront accès aux ressources de la Halle Freyssinet, qui sera « l'étendard international et le point de ralliement national de la French Tech », mais aussi à des subventions (15 millions d'euros au total) sur appels à projets pour des opérations d'attractivité internationale et des projets de « fablabs », ces espaces ouverts de conception et de prototypage avec imprimantes 3D.

La « culture de l'échec »… et du rebond à Bercy

La French Tech a aussi désormais son logo, issu des contributions de la consultation des acteurs du secteur : un coq rouge stylisé. Ainsi qu'une plateforme web d'échange, développée par l'Inria et Netvibes : les deux premières communautés thématiques ouvertes portent sur les objets connectés, sous l'impulsion d'Eric Careel (Withings, Sculpteo), et sur la programmation, « coder pour décoder » (Déborah Elalouf du site Tralalere). La French Tech, qui était représentée en force à Las Vegas, au salon de l'électronique grand public, avec « 40 startups soit 20% de l'ensemble des startups toutes nationalités confondues », aura aussi son club à Austin au festival très tendance South by Southwest. Fleur Pellerin a également annoncé que la prochaine conférence FailCon sur la culture de l'échec, du risque et du rebond, se tiendrait à Bercy même, en avril prochain… Et la ministre de répéter que « Oui la France est pro-business, pro-innovation, pro-entrepreneur ! »

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Commentaires
a écrit le 12/02/2014 à 16:43 :
c'est un monde de bisounours. Variment.
a écrit le 30/01/2014 à 15:46 :
Entre Londres et la France un créateur de start-up n’hésitera pas longtemps. Le "honey trap" que Fleur Pèlerin veut déployer ne résiste pas à l'analyse et la perspective de mettre ne serait-ce qu'un doigt dans la gueule du léviathan bureaucratique ou de s'engager dans le champs de mines fiscal français fera fuir les créateurs d'entreprises sensés. La globalisation leur offre tellement d'autres possibilités qu'ils auraient tort de ne pas exploiter. Pour ceux qui veulent être au plus près des géants du net et de ressources sérieuses de VC, alors les Etats Unis s'imposent. "Timeo Gallorum et dona ferentes !"
a écrit le 30/01/2014 à 14:15 :
Il s'agit avant tout de gagner les élections municipales !...
a écrit le 30/01/2014 à 12:55 :
« Oui la France est pro-business, pro-innovation, pro-entrepreneur ! » c'est pas Sarkozy qui disait ça ?
a écrit le 30/01/2014 à 12:43 :
Mme Pellerin se bouge, connait ses dossiers et avance. Mais les esprits chagrins qui ne veulent décidément voir que les choses en noir en France critiquent fustigent ruminent et restent aux assis sur leur chaise à regarder les trains passer, voir même à espérer que leur pays se casse la figure; Pour quoi ? pour qui ? pour se donner la satisfaction de dire "je vous l'avais bien dit"
On a besoin de plus de personnes dynamiques qui veulent inventer changer innover en France, un peu moins de vieux esprits rabougris.
a écrit le 30/01/2014 à 11:45 :
Franchement, à part de la com, que fait ce gouvernement ? Y a t-il vraiment un intérêt à labelliser les villes ? Je vois bien ce que cela apporte en terme électoral pour la ministre et les élus des villes concernées... mais en terme économique pour les entreprises, cela n'apportera rien.
a écrit le 30/01/2014 à 10:28 :
"« Oui la France est pro-business, pro-innovation, pro-entrepreneur ! »
Houlala ! Un blasphème aux canons du socialisme. Va t-elle être convoquée par Harlem Désir pour des propos qui divisent la gauche ?
Réponse de le 02/02/2014 à 7:51 :
Evidemment, c'est là qu'on trouve la TVA et autres ... mais les syndicats sont-ils d'accord là-dessus?
a écrit le 30/01/2014 à 10:19 :
Commençons par virer l'Hadopi ...
a écrit le 30/01/2014 à 9:26 :
tres drole, le titre !!! qui a dit que les francais n'avaient plus le moral a rire!
a écrit le 30/01/2014 à 9:08 :
arrêter l'autodénigrement systématique
a écrit le 30/01/2014 à 8:49 :
Le fisc va leur tomber dessus. Et la, start up ou pas. ..
a écrit le 30/01/2014 à 7:29 :
elle c'est comme normal 1er, suffit de penser et de pousser très fort pour que quelque chose se réalise. Elle croit vraiment que la Silicon Valley c'est fait en un jour ?! A mourir de rire ses socialistes
a écrit le 30/01/2014 à 6:48 :
Ah qu il est bon de vivre au pays des bisounours socialistes.....le nouveau google, ben voyons.....tout ce qu il faut pour la creation et l epanouissement dans le prive sont a disposition en france .....mais si, la planete entiere le sait......bonne nuit les petits !
a écrit le 30/01/2014 à 1:22 :
La French Tech aura son club, en tout premier, dès ce week-end à Cannes, au Midem, salon mondial de l'écosystème de la musique.
Réponse de le 02/02/2014 à 7:53 :
la French Touch se vend mieux, heureusement!
a écrit le 29/01/2014 à 20:45 :
Il faudrait également revoir une partie de la formation si on veut que "le nouveau Google émerge en France", apprendre à écrire des rapports de 200 pages et à respecter des méthodologies qui ont 20 ans ne va pas aider l'étudiant d'école à créer sa startup. Même chose en ce qui concerne l'apprentissage de technologies qui ne sont plus du tout utilisées et la réalisation de vieux TP faits il y a 10 ans par des profs qui ne veulent pas se mettre à jour.
Réponse de le 30/01/2014 à 9:48 :
Effectivement !
Commençons par un enseignement de la programmation informatique pour tous les élèves, dès le primaire, car pour l'instant c'est un désert... Ensuite il faudra malheureusement attendre 15 ou 20 ans, mais ce serait vraiment la priorité numéro à mon avis. Tous ceux qui ont cotoyé des américains savent à quel point ils ont compris ça depuis très longtemps, et c'est culturel chez eux.
Réponse de le 30/01/2014 à 11:50 :
Inutile, maintenant, sans cours d'informatique, des enfants de 10 ans savent utiliser facebook, yahoo, youtube et les jeux videos, pas besoin de vos cours inutiles qui coutent un bras, vous allez les payer avec vos impots peut etre ? déjà que les gens pleurnichent pour payer 100 euros d'impots, alors...

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