Semi-conducteurs : pourquoi les géants technologiques produisent désormais leurs puces (Apple, Google, Facebook, Tesla, Amazon...)
Guillaume Renouard
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Photo d'illustration
Reuters/Elijah Nouvelage
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Au mois de mars dernier, Apple annonçait le lancement de sa puce M1 Ultra, dernière née de sa ligne de puces informatiques maison spécialement conçues pour équiper ses ordinateurs. Cette nouveauté, la plus puissante de la gamme, est destinée aux Mac les plus performants, taillés pour les professionnels du graphisme et de la vidéo.Ce lancement intervenait deux ans après une décision stratégique prise par Apple. Au printemps 2020, la firme à la pomme mettait fin à son partenariat de quinze ans avec Intel. Le but ? Fabriquer elle-même les microprocesseurs de ses Mac, à partir d'une architecture ARM. Un véritable saut dans l'inconnu, non sans risque, pour Apple. Une stratégie qui fait des émules au sein des géants de la tech américaine, de Tesla à Facebook. Ils souhaitent réinternaliser ce composant stratégique et s'émanciper des entreprises tierces.
Le pari de Tim Cook semble avoir porté ses fruits : les critiques affirment les unes après les autres que les ordinateurs équipés de puces M1 sont plus rapides et surchauffent moins que les modèles précédents équipés de puces Intel. Et les ventes de Macbook, fléchissantes il y a quelques années, connaissent un rebond spectaculaire.
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Le premier ordinateur équipé d'une puce M1, un Macbook Air, a été lancé en novembre 2020. En avril 2021, Tim Cook annonçait avec fierté que la nouvelle puce avait contribué à hauteur de 70% à la croissance des revenus tirés des ventes de Mac. Au deuxième trimestre 2021, celles-ci généraient 9,1 milliards de dollars de revenus, contre 5,35 milliards un an plus tôt à la même période. Cette dynamique s'est poursuivie au troisième trimestre 2021, où les ventes de Mac ont connu une nouvelle progression de 16% d'une année sur l'autre.
Guillaume Renouard