Baptême du feu pour StopCovid. L'application française de traçage du coronavirus est officiellement disponible depuis ce mardi. De nombreux outils similaires ont déjà été développés - et éprouvés - à l'étranger... Certaines applications ont révélé des failles de sécurité, quand d'autres ont été jugées inutiles. Explications.
Après un développement sinueux de près de deux mois, l'application mobile StopCovid est disponible officiellement à compter de ce mardi. Le but : permettre aux utilisateurs qui téléchargent l'application d'être alertés s'ils ont croisé à moins d'un mètre une personne contaminée par le coronavirus pendant au moins quinze minutes. StopCovid, qui ne recourt pas à la géolocalisation des utilisateurs, repose sur la technologie Bluetooth.
Certains de ces biais ont déjà été constatés à l'étranger. En effet, de nombreux pays ont décidé de recourir à des applications mobiles pour tenter de retracer les chaînes de transmission du virus et alerter les personnes potentiellement contaminées. L'éditeur montpelliérain Pradeo, spécialisé dans la sécurité des terminaux mobiles et des objets connectés, a d'ailleurs conduit une étude début mai sur le niveau de sécurité de 30 applications mobiles ayant été lancées à l'étranger. Bilan : 17 applications possèdent une mauvaise note globale, traduisant un niveau de confidentialité et de sécurité insuffisant. En tête des mauvais élèves, les États-Unis, le Royaume-Uni et la Turquie.
Singapour a été l'un des premiers pays à être érigé en modèle pour l'utilisation d'une application de traçage dès la fin mars, baptisé "Trace Together". Reposant elle aussi sur la technologie du Bluetooth, l'application avait été téléchargée 620.000 fois en dix jours. Présentée dans un premier temps comme la solution magique, l'application à elle seule n'a pas suffi à limiter la propagation du coronavirus. Le pays a finalement été contraint de se confiner depuis début avril face à l'afflux de nouvelles contaminations.
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