Google licencie au nom de la course à l'intelligence artificielle
François Manens
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Google a effectué une nouvelle vague de licenciement.
ANNEGRET HILSE
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Google a effectué une nouvelle vague de licenciement.
ANNEGRET HILSE
Google démarre 2024 comme il avait commencé 2023 : avec une vague de licenciements. D'après le Wall Street Journal, le géant de la tech a mis fin aux contrats de plus de 1.000 de ses employés, notamment au sein des équipes qui travaillent sur Google Assistant, sur la réalité augmentée et sur les montres connectées Fitbit (dont les fondateurs de l'entreprise, rachetée en 2019). Ces licenciements seraient, une fois de plus, justifiés comme le contrecoup des recrutements massifs effectués pendant la pandémie de Covid... il y a bientôt quatre ans. Mais aussi, et surtout, comme une restructuration pour se concentrer sur les développements autour de l'intelligence artificielle.
Cette première vague ne devrait pas être la dernière. Le mois dernier, le très sérieux The Information rapportait quant à lui une restructuration à venir au sein de la division en charge de la vente de publicité, qui compte plus de 30.000 salariés. En cause : l'efficacité des intelligences artificielles du groupe, qui réduit considérablement les besoins d'accompagnement humain pour les clients.
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Interrogé par le WSJ, Google précise que les licenciements sont justifiés par le fait qu'il souhaite « investir de façon responsable dans les plus grandes priorités de l'entreprise » ou, sans la nommer directement : l'intelligence artificielle. De fait, l'entreprise a perdu son duel face à Microsoft et OpenAI sur la première année de la révolution de l'IA générative, et si elle est loin d'avoir décroché, elle a du retard à rattraper. D'ailleurs, Google continue à recruter dans ce domaine, et précise qu'elle essaiera de trouver d'autres postes en internes aux employés licenciés.
François Manens