Panne d'OVHCloud : une simple erreur humaine sans gravité, mais au pire moment
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Entre 9h20 et 10h30 ce 13 octobre, bon nombre de sites hébergés chez OVHCloud n'étaient plus accessibles, du moins pour une partie de la population. Parmi les sites touchés se trouvaient plusieurs des publics comme celui de l'Assemblée nationale, ceux d'entreprises comme Interflora ou encore de nombreux blogs.
La temporalité de l'incident s'avère catastrophique pour l'entreprise, qui entre en Bourse dans deux jours. Surtout, elle a rappelé un mauvais souvenir : en mars 2021, OVHCloud avait subi une panne mémorable à cause de l'incendie de son data center strasbourgeois, et forcément, le nouvel incident a ravivé les inquiétudes. Heureusement, bien qu'il ait eu un impact à l'échelle globale de l'entreprise, le problème du jour a des effets bien moindres.
« C'est une panne sans être une panne », souffle un expert à la Tribune. Concrètement, les serveurs d'OVHCloud ne sont pas tombés en panne, ils n'étaient simplement plus accessibles... à un certain type de connexion. Pour que votre navigateur se connecte aux machines d'OVH sur lesquelles se trouvent les sites, elles doivent connaître leurs adresses IP, un identifiant compris par les machines.
Deux protocoles coexistent pour attribuer ces adresses : l'IPv4 et l'IPv6. Lors de la panne, les serveurs d'OVH n'affichaient plus l'IPv4... mais encore l'IPv6. Autrement dit, si votre fournisseur d'accès internet fonctionnait en suivant les IPv6, il pouvait encore accéder à certains sites internet, pourtant « en panne » chez d'autres. Ou alors, une même personne pouvait se connecter à un site touché via le Wi-Fi de son entreprise, mais pas par la 4G de son smartphone. Avec quelques réglages réseaux, n'importe qui aurait pu se connecter aux sites qui affichaient l'IPv6 (lui-même tombé en panne, mais seulement 7 minutes, selon l'expert réseau Stéphane Bortzmeyer.
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Ce qu'il faut retenir, c'est que l'incident n'a pas affecté le fonctionnement des serveurs, et n'a donc donc pas touché l'intégrité des données qui sont stockées dessus. Et si les clients de l'hébergeur ont dû accuser un ralentissement de leur activité puisque leur site était introuvable pour certains utilisateurs, le problème n'a duré qu'une heure. En comparaison, l'incendie d'il y a 5 mois avait détruit d'importants volumes de données, avec des conséquences graves sur plusieurs semaines pour les victimes.
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