Startups : le spécialiste français du cloud Scality lève 60 millions de dollars

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Jérôme Lecat, cofondateurs de Scality
Jérôme Lecat, cofondateurs de Scality (Crédits : DR)
Cette levée porte à 152 millions de dollars les montants levés par cette pépite française de l'hébergement dans le cloud depuis sa création en 2009. Une future licorne ?

Le nombre de licornes françaises reste désespérément coincé depuis 2015 à quatre (le géant de la pub Criteo, le leader mondial du covoiturage Blablacar, l'hébergeur cloud OVH et la plateforme de e-commerce Vente-privee.com). Mais le potentiel est bien là pour que d'autres startups viennent grossir leurs rangs dans la décennie à venir.

Scality, pépite franco-américaine du cloud (un pied à Paris, l'autre à San Francisco) est de celles-ci. Neuf ans après sa création en 2009, la startup annonce une Série E (cinquième levée de fonds institutionnelle) de 60 millions de dollars (49 millions d'euros), auprès du fonds international Harbert European Growth Capital ainsi que ses investisseurs historiques Menlo Ventures et les français Idinvest et Iris Capital. Ce montant porte à 152 millions de dollars le total des fonds levés par la startup depuis sa création.

Spécialiste du "multicloud"

Cofondée et dirigée par Jérôme Lecat, Scality propose aux entreprises des solutions de gestions des données dans le cloud. Sa spécialité est d'adresser les entreprises qui ont besoin d'une grosse capacité de stockage, pour éviter les interruptions de service.

Comme la plupart des autres acteurs du secteur, Scality mise désormais grandement sur le cloud hybride, c'est-à-dire la répartition du stockage parmi plusieurs acteurs, en interne et en externe. Sa solution de multicloud Zenko.io donne ainsi la possibilité à ses clients de gérer les données stockées partout, qu'il s'agisse de serveurs en interne ou dans des clouds publics comme ceux du leader mondial Amazon Web Services (AWS), du français OVH ou Azure de Microsoft.

La startup revendique environ 200 clients, principalement des grandes entreprises (Natixis, Orange, Bloomberg...) dans les secteurs de la banque, des télécoms, des médias, de la santé (Scality stocke des données d'hôpitaux depuis 2017) ou encore de l'automobile. Elle emploie 200 salariés, dont 85 ingénieurs à Paris chargés du développement technologique.

Une entrée en Bourse repoussée à l'horizon 2020

Lors de sa précédente levée de fonds de 57 millions de dollars en 2015, Scality ambitionnait d'entrer en Bourse en 2017. Mais l'évolution du marché, avec la concurrence accrue de gros acteurs comme IBM ou Dell, force l'entreprise à d'abord renforcer sa présence sur son marché et devenir rentable.

Les fonds levés serviront ainsi à la R&D pour améliorer ses solutions. D'après Frenchweb, Scality vise une rentabilité à l'horizon 2020, date à laquelle elle espère pouvoir faire son entrée sur les marchés.

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Commentaires
a écrit le 20/04/2018 à 22:41 :
C'est "l'info", même si c'est une fake-news, qui permet de lever une "somme", c'est du vent! En plein virtuel!

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