Les "applis" de santé sont dangereuses pour votre vie... privée

A chaque nouveau bobo vous consultez désespérément votre smartphone pour savoir de quelle horrible maladie il pourrait être le symptôme? Vous avez raison de craindre... d'être tracé.
Giulietta Gamberini
Les applications médicales aussi récupèrent vos données... (c) Reuters
Les applications médicales aussi récupèrent vos données... (c) Reuters (Crédits : DR)

L'hypocondrie est dangereuse pour l'hygiène de sa vie… privée. Selon une étude rapportée par le Financial Times et réalisée par la société américaine d'analyse du web Evidon, les 20 applications les plus populaires en matière de santé et de bien-être telles MapMyFitness, WebMD Health, iPeriod etc. transmettraient des données à environ 70 sociétés tierces.

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Les restrictions concernant la communication de données personnelles de santé sont en effet de plus en plus facilement détournées grâce à l'analyse des comportements individuels sur l'Internet ou sur les applis. Pour ces dernières, pour la plupart gratuites, la commercialisation de ces informations peut représenter une importante source de financement. Leurs partenaires, essentiellement des boîtes d'analyse et de publicité, les utilisent afin de construire des portraits des consommateurs auxquels proposer des offres personnalisées. Ainsi, lorsque vous voulez savoir combien de calories vous avez brûlées pendant votre heure de natation, vous augmentez vos chances de recevoir une publicité pour un bonnet de bain... 

Un phénomène en expansion

Selon Evidon, diverses applications ont néanmoins déclaré ne pas transmettre de données permettant d'identifier personnellement leurs utilisateurs. Certaines ont même soutenu ne pas vendre ces informations, mais seulement en autoriser l'utilisation pour des analyses ou des publicités sur l'application elle-même: les partenaires ne pourraient donc pas les combiner avec d'autres données sur les profils des mêmes consommateurs.

Néanmoins, le risqué existe que ce commerce, pour l'instant encore moins sophistiqué pour les applis que sur le web, s'étende au même rythme que les applications de santé, qui ont proliféré pendant les dernières années (Apple et Google en proposent des centaines). Les détails que leurs utilisateurs dévoilent indirectement sur leurs vies sont parmi les plus sensibles: les assurances où les compagnies pharmaceutiques pourraient en être très gourmandes.

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Giulietta Gamberini

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Commentaires 3
à écrit le 03/09/2013 à 10:19
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Et les groupes dans les grands villes que font-ils de la privacité des citadins....!!!!

à écrit le 02/09/2013 à 17:26
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La Gestapo en rêvait, nos "démocraties modernes" le font.

à écrit le 02/09/2013 à 16:56
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Comment les applications "gratuites" sont elles financées ? c'est évidemment par la vente des données d?utilisation récoltées, et marginalement par la publicité diffusée ou le trafic généré. A l'utilisateur de prendre ses responsabilités. Mais le "gr...

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