Facebook de plus en plus surveillé par les États

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41.214 comptes d'utilisateurs Facebook ont été visés par des "demandes de données" émanant de gouvernements au cours des six premiers mois de l'année. Le premier réseau social a fait état d'une nette hausse de ces demandes gouvernementales au 1er semestre 2015 (+18%), alors que "seuls" 35.051 comptes avaient été visés au 2e semestre 2014, précise le groupe dans un rapport semestriel posté mercredi 11 novembre sur son site.
Le réseau social ajoute avoir retiré 20.568 messages ou contenus contrevenant à des lois au 1er semestre 2015, soit plus de deux fois plus qu'au 1er semestre 2014. Les contenus interdits sont variés, allant de la propagande nazie aux images de crimes violents.
Plus de 60% des demandes émanaient d'agences gouvernementales américaines (17.577), précise Facebook. Le site fait état aussi de nombreuses demandes provenant des pays européens comme la France (2.520 demandes et 295 contenus restreints), d'Allemagne (2.3444 demandes, 188 contenus restreints, ) ou de Royaume-Uni (3.384 demandes mais seulement 8 contenus restreints).
En dehors des États-Unis, les plus grands nombres de contenus restreints se retrouvent en Inde (15.155 pour 5.115 demandes) et en Turquie (4.496 pour 368 demandes), pays qui a voté l'an passé une série de mesures renforçant le contrôle d'Internet.
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L'accès des gouvernements à des données privées d'opérateurs téléphoniques ou d'entreprises du web est un sujet particulièrement sensible depuis la révélation par Edward Snowden de programmes de surveillance mis en place par les autorités américaines.
Le réseau social de Mark Zuckerberg et les autres géants de l'Internet font très régulièrement l'objet de demandes de la part des gouvernement, les plaçant dans une situation délicate alors que leurs utilisateurs attendent d'eux une protection de leurs données et un respect de leur vie privée.
Face à l'explosion du nombre de demandes de la part des gouvernements, nombreux sont ceux qui ont pris la décision d'augmenter le chiffrement de leurs données et de jouer la carte de la censure.
Facebook a ainsi annoncé le 19 octobre le lancement d'un nouveau type de notification avertissant l'utilisateur si leur compte est la cible d'une attaque lancée par un État, tandis qu'Apple et Google chiffrent désormais par défaut les messages sur leurs derniers smartphones. Au grand dam de certains États, comme la Grande-Bretagne, qui veulent les forcer à "élargir l'accès" à leurs services.
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(L. P. Reuters)
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