Rachat d'Activision Blizzard : Microsoft en passe de réussir son coup
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DADO RUVIC
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Plus d'un an et demi après avoir identifié sa cible, Microsoft est en train de lever un obstacle de poids dans sa quête de racheter Activision Blizzard, l'éditeur de jeux vidéo cultes comme « Call of duty », « World of Warcraft » ou encore « Candy Crush ». L'autorité britannique de la concurrence, la CMA, a annoncé vendredi qu'elle donnait un feu vert « provisoire » au nouvel accord de rachat, proposé par Microsoft suite au retoquage, par la même CMA, de sa proposition initiale en avril dernier.
Dans son communiqué, la CMA estime que Microsoft a « proposé des protections additionnelles » qui limitent le risque que la fusion entraîne la constitution d'un empire des jeux vidéo nocif pour la concurrence dans le secteur. L'autorité dit n'avoir désormais que des « préoccupations résiduelles limitées » sur cette fusion. Elle a ouvert une consultation jusqu'au 6 octobre sur les modifications proposées par Microsoft. Autrement dit, si les concurrents de Microsoft, notamment Sony et Google, s'opposent toujours à la fusion, ils ont jusqu'à cette date pour expliquer leurs arguments à la CMA.
Pour revenir dans les bonnes grâces de la CMA, le fabricant de la console de jeux Xbox avait soumis en août à l'autorité britannique une version amendée de son projet de rachat à 69 milliards de dollars.
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Dans cette nouvelle mouture, le titan des logiciels prévoyait notamment de céder les droits de certains jeux en ligne très populaires d'Activision Blizzard, dont les succès planétaires « Call of duty » et « Candy Crush », qui vont être vendus au français Ubisoft avant l'acquisition par Microsoft. Et ce dernier aura le droit de vendre des licences sur les contenus d'Activision à « tout fournisseur de jeux dématérialisés ». L'objectif ? « Permettre aux joueurs d'accéder aux jeux d'Activision de manières différentes », d'après Sarah Cardell, la directrice générale de la CMA.