Vente illégale de médicaments : Meta dans le viseur de la justice américaine
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DADO RUVIC
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Les procureurs de l'État de Virginie aux Etats-Unis ont ouvert en 2023 une enquête sur des soupçons de vente illégale de médicaments sur les réseaux sociaux de Meta, maison-mère de Facebook et d'Instagram, rapporte samedi le Wall Street Journal, citant des documents et des sources proches du dossier. Les procureurs cherchent à déterminer si Meta a facilité et tiré profit de telles ventes, a précisé le quotidien, selon lequel des convocations judiciaires ont été lancées l'an dernier et des interrogatoires menés dans le cadre de cette enquête pénale. La Food and Drug Administration, autorité fédérale chargée du secteur des médicaments, participe à cette enquête, poursuit le Wall Street Journal, tout en soulignant que ce type de procédure n'aboutit pas nécessairement à des inculpations.
Le président des affaires internationales de Meta, Nick Clegg, a posté vendredi sur X (ex-Twitter) que le groupe avait rejoint l'Alliance pour prévenir les dangers des médicaments, aux côtés notamment du département d'État américain et de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNDOC). L'objectif est notamment « d'aider à empêcher la vente de drogues synthétiques sur internet », a-t-il expliqué, relevant que la crise des opiacés constituait un « problème majeur de santé publique » aux Etats-Unis.
Pour autant, les procureurs fédéraux de l'État de Virginie « ont réclamé des archives liées à +des contenus sur des médicaments en infraction (avec la réglementation) sur les plateformes de Meta et/ou sur la vente illégale de médicaments via les plateformes de Meta+ ». Meta n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaire de Reuters et de l'AFP, pas plus que la FDA et le parquet de Virginie. Ces deux derniers ont refusé de répondre au WSJ.
En Europe, la Commission européenne a lancé jeudi une enquête formelle sur le site chinois de commerce en ligne AliExpress, soupçonné de diffuser des produits dangereux comme de faux médicaments, sur sa plateforme, une initiative qui expose sa maison mère Alibaba à une lourde amende. Il s'agit de la troisième enquête de ce type après celles visant les réseaux sociaux X et TikTok, toujours en cours. Cette démarche s'inscrit dans le cadre de la loi européenne sur les services numériques (Digital Services Act), qui exige des entreprises qu'elles fassent davantage d'efforts pour lutter contre les produits illégaux et nocifs sur leurs plateformes.
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Alibaba n'a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire. La Commission a également demandé jeudi des renseignements à la plateforme Bing de Microsoft ainsi qu'à Google Search, Meta Platforms, Facebook, Instagram, Snapchat, ByteDance (TikTok) et X au sujet de leur utilisation de l'intelligence artificielle générative. « Nous sommes bien sûr préoccupés par les contenus néfastes cherchant à manipuler la sphère publique, qu'il s'agisse de 'deep fake news' ou de 'deep fakes' liés aux élections », ont déclaré les responsables.
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