Cette « triple révolution » qui menace la télévision traditionnelle
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Roch-Olivier Maistre, le président de l'Arcom.
Reuters
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Roch-Olivier Maistre, le président de l'Arcom.
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C'est une véritable tempête, rien de moins, qu'essuie aujourd'hui la télévision traditionnelle. Voici ce qu'a rappelé, mardi soir, Roch-Olivier Maistre, le président de l'Arcom, lors de son audition par la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale. Le chef de file du régulateur de l'audiovisuel a dessiné les contours de la « triple révolution » qui bouscule les chaînes, dans un paysage en pleine « transformation ».
En premier lieu, la sacro-sainte durée d'écoute de la télévision (DEI) est « en diminution structurelle », a-t-il rappelé. Celle-ci reste « encore très élevée » dans l'Hexagone (environ 3 heures 30 par jour), mais a dégringolé de près de 20% depuis 2020. En parallèle, ceux qui regardent la télévision sont de plus en plus vieux. L'âge moyen du téléspectateur est désormais de 57 ans. « Il a augmenté de 10 ans en 10 ans ! », résume Roch-Olivier Maistre. Les jeunes désertent progressivement les chaînes traditionnelles au profit des services de vidéo à la demande (Amazon, Disney ou Netflix) comme des réseaux sociaux (Tiktok, Snapchat et Instagram).
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L'essor des grandes plateformes vient bousculer les chaînes. « Elles constituent pour nos groupes nationaux une concurrence croissante sur l'acquisition, les coûts et la diffusion de programmes inédits, en audiovisuel comme en cinéma, et sur l'accès aux talents », poursuit le président de l'Arcom. Surtout, elles se taillent une part gigantesque du marché de la publicité, qui est le carburant des chaînes privées classiques.
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