Protection des données : Zoom propose 85 millions de dollars pour éteindre les poursuites

La plateforme de vidéoconférence, qui s'est imposée comme l'un des logiciels star de la crise, a proposé de payer pour éviter des poursuites en Californie. En mars 2020, plusieurs personnes ont déposé plainte, affirmant que l'application partageait les données de ses utilisateurs sans leur consentement.

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L'accord à l'amiable, qui accorde 85 millions de dollars de dommages aux plaignants, doit encore être approuvé par une juge fédérale à San Jose, en Californie.
L'accord à l'amiable, qui accorde 85 millions de dollars de dommages aux plaignants, doit encore être approuvé par une juge fédérale à San Jose, en Californie. (Crédits : Dado Ruvic)

Zoom a accepté de payer 85 millions de dollars (71,6 millions d'euros) pour régler des poursuites en matière de protection de la vie privée, a annoncé le groupe dimanche. La plateforme américaine de conférence vidéo en ligne, devenu un élément du quotidien à l'ère du Covid-19, avait déjà tenté de renforcer la sécurité de ses réunions à la suite des affaires de "zoombombing".

Plainte collective pour partage de données inapproprié et non consenti

Cette pratique, dont l'appellation est dérivée de celui de la plateforme, consiste pour des pirates informatiques à s'introduire dans une réunion virtuelle pour la perturber, en diffusant notamment des contenus pornographiques ou racistes. Ce phénomène s'est développé à la faveur de la multiplication des téléconférences, liée au développement du télétravail pendant la pandémie.

De plus, en mars 2020, l'application de vidéoconférence qui affirmait offrir un service de crypté de bout en bout a été mise en cause par plusieurs plaignants. Ils ont déposé une plainte en nom collectif devant un tribunal fédéral de Californie.

Ils affirmaient que l'application "partageait les données de ses utilisateurs de façon inappropriée et sans leur consentement". Ils ont notamment mentionné le fait que Zoom a partagé leurs données avec des compagnies en utilisant des logiciels de tierces parties comme ceux de Facebook, LinkedIn Navigator ou Google.

Un accord amiable en attente d'approbation de la juge

Afin de mettre un terme aux actions en justice, Zoom a accepté de verser 85 millions de dollars de dommages aux plaignants. Cet accord à l'amiable doit néanmoins encore être approuvé par la juge fédérale Lucy Koh à San Jose, en Californie.

Zoom a aussi accepté d'entreprendre "une douzaine de changements majeurs dans ses pratiques afin de renforcer la sécurité des réunions (sur son application), la protection des données privées", affirme le protocole d'accord.

Fondé en 2011, Zoom a surfé sur la crise du Covid-19 durant laquelle le service s'est considérablement développé. Alors que la plateforme comptait 10 millions de participants quotidiens en janvier 2020, elle a atteint 300 millions d'utilisateurs quotidiens fin avril. L'entreprise a ainsi engrangé un chiffre d'affaires de 663 millions de dollars entre avril et juin 2020, soit 355% de plus que l'année dernière à la même période.

Afin de se diversifier tout en maintenant le souci de qualité qui a fait son succès, Zoom mise désormais sur une double stratégie. D'une part, une intégration croissante avec des applications tierces, comme Slack et Dropbox. D'autre part, Zoom a mis en place une interface de programmation sur laquelle des développeurs tiers puissent construire des applications.

(Avec agences)

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Commentaire 1
à écrit le 02/08/2021 à 16:10
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Pas de bol pour ceux qui se font prendre même si faut vraiment pas être doué. Dire qu'on nous amuse avec des données marchandes sans importance tandis que toutes nos données sont sur internet et facilement piratables et pire il y a des gens qui se fo...

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