Douche froide sur les profits de Nokia

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(Crédits : Reuters)
En nette baisse au deuxième trimestre, les résultats du fabricant finlandais Nokia font monter la pression autour de son directeur général.

Nokia, le premier fabricant mondial de téléphones avait annoncé la couleur le mois dernier: "au cours du deuxième trimestre 2010, de multiples facteurs auront eu sur l'activité de Nokia un impact défavorable plus important qu'attendu auparavant". Il avait alors abaissé ses prévisions.

Sans surprise donc, les résultats trimestriels du fabricant finlandais publiés ce jeudi sont en baisse. Son bénéfice net plonge de 40% sur un an à 227 millions d'euros (6 cents par action). Non-Ifrs, le bénéfice par action ressort à 11 cents et répond tout juste au consensus des analystes. Sa marge opérationnelle, de 6,6% du chiffre d'affaires en données non-ifrs, perd 1,2 point (en données reportées, la marge perd autant mais s'établit à 2,9%).

Sa branche "appareils et services" accuse davantage le coup avec un repli de 2,7 points à 9,5%, la fourchette basse de ses prévisions (entre 9 et 12%) mais supérieure aux attentes des analystes (9%).

En revanche, Nokia indique avoir livré 111,1 millions de téléphones entre avril et juin avec un prix moyen de 61 euros là où les analystes attendaient plutôt 112 millions à 59 euros. Le fabricant a vendu sur cette période 24 millions de smartphones, soit 22% de ses ventes en volume. Il en avait vendu 21,5 millions au trimestre précédent. Entre temps, Nokia en a abaissé le prix d'une dizaine d'euros. Ses smartphones affichent ainsi un prix moyen de 143 euros. Nokia revendique une part de marché de 41% sur ce segment au deuxième trimestre.

En valeur, le chiffre d'affaires, de 10 milliards d'euros, n'augmente que de 1% mais rejoint néanmoins le consensus.

La baisse de ces résultats font monter la pression sur son directeur général, Olli-Pekka Kallasvuo, déjà sur la sellette selon le "Wall Street Journal". Sur la chaîne de télévision CNBC, il a toutefois demandé à ce que cessent les rumeurs sur son statut. "Cela n'est pas bon pour Nokia et doit prendre fin d'une manière ou d'une autre", a-t-il dit.

Pas question pour lui de broyer du noir. "Même si nous continuons à faire face à des difficultés concurrentielles, nous avons terminé le deuxième trimestre avec plusieurs raisons d'être optimistes pour l'avenir" souligne le dirigeant cité dans le communiqué; notamment grâce au reste des activités (navigation notamment avec Navteq) et à la tendance favorable du secteur. Les prévisions annuelles sont donc maintenues.

 

 

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