L'Algérie compromet le rachat d'Orascom par Vimpelcom
latribune.fr avec Reuters
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L'Algérie a fait savoir qu'elle n'entamerait pas de discussions sur la nationalisation de Djezzy, la filiale locale de téléphonie mobile d'Orascom Telecom avant l'année prochaine. Cette annonce pourrait compromettre le projet d'acquisition de l'égyptien Orascom par le russe Vimpelcom.
Ce dernier propose dans le cadre d'un accord 6,6 milliards de dollars (4,7 milliards d'euros) pour racheter l'égyptien. Cette opération lui permettrait de donner naissance au cinquième opérateur de téléphonie mobile au monde. Le principal obstacle reste en effet la prise de contrôle de la filiale algérienne d'Orascom, Djezzy, que Vimpelcom souhaite conserver car il s'agit de l'actif le plus lucratif de l'opérateur égyptien. D'ailleurs, le norvégien Telenor, l'un des principaux actionnaires de l'opérateur russe Vimpelcom, s'est dernièrement déclaré septique quant à ce rachat.
De leur côté, les analystes pensaient initialement que le sort de Djezzy serait déterminé d'ici la fin de l'année, mais le ministre algérien des Télécommunications, Moussa Benhamadi, a fait savoir que le processus prendrait plus de temps. "La banque d'investissement qui évaluera Djezzy doit être sélectionnée en janvier" a-t-il déclaré à la presse en marge d'une session parlementaire. "Les négociations pour l'acquisition de Djezzy auront lieu dans la première partie de 2011."
Interrogé sur le rôle de Vimpelcom, il a déclaré: "Nous négocierons avec OTH (Orascom Telecom Holding) parce que c'est notre partenaire et l'unique propriétaire de la licence."
Si l'Algérie empêchait Vimpelcom de racheter Djezzy dans le cadre de son accord avec Orascom Telecom, le groupe russe devrait alors se contenter d'un dédommagement du gouvernement algérien.
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Mais, alors que les dirigeants de Vimpelcom et d'Orascom Telecom évaluent Djezzy à 7 milliards de dollars, les autorités algériennes se sont déclarées prêtes à ne verser qu'environ deux milliards de dollars.
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