Tandis que Xavier Niel et son groupe Iliad ont déposé une offre pour prendre le contrôle de Vodafone Italia, Swisscom, le propriétaire de l’opérateur Fastweb dans le pays, serait également intéressé. Leur proposition est attendue « dans les prochains jours », selon la presse italienne.La nouvelle année commence sur les chapeaux de roues sur le marché italien des télécoms. Sa consolidation est désormais en bonne voie depuis que Vodafone, aujourd'hui très en difficulté, est disposé à vendre Vodafone Italia, son antenne dans le pays. Mi-décembre, c'est Iliad, la maison-mère de Free, qui est sortie du bois en officialisant son offre. Mais le groupe de Xavier Niel, dont le jeune opérateur transalpin, Iliad Italia, est en forte croissance, n'est pas le seul intéressé par la filiale du géant britannique des télécoms. Il va vraisemblablement devoir batailler avec au moins un autre acteur: Swisscom, qui possède l'opérateur italien Fastweb.
En fin de semaine dernière, le quotidien Corriere Della Sera affirmait que leur proposition était attendue « dans les prochains jours ». Ces informations rejoignent celles de l'agence Bloomberg. Citant une source proche du dossier, celle-ci affirmait, fin décembre, qu'une offre de Swisscom pourrait intervenir en ce début d'année. Vodafone, pour sa part, entend bien profiter de cette rivalité pour, bien sûr, faire monter les enchères. Le groupe dirigé par Margherita Della Valle pourrait privilégier soit une cession pure et simple, soit la création d'une coentreprise afin de tirer les bénéfices d'une consolidation.
Vodafone étudie « toutes les options »
L'offre de Xavier Niel valorise Vodafone Italia à 10,45 milliards d'euros. L'idée est de fusionner cet opérateur avec Iliad Italia, valorisé 4,45 milliards d'euros, en fondant, ici, une coentreprise à 50-50. Mais il ne s'agit pas vraiment d'une joint-venture. De fait, le groupe de Xavier Niel disposera, selon les termes de son offre, de la possibilité de racheter chaque année, au bout d'un an, une tranche de 10% du capital de la nouvelle entité à Vodafone. Et ce « à un prix par action égal à la valeur des capitaux propres au closing » de l'opération. Autrement dit, ce montage n'est rien d'autre qu'une prise de contrôle qui ne dit pas son nom.