Fin du réseau cuivre : un été sous tension pour Orange et ses rivaux
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Stéphane Richard, le PDG d'Orange.
Reuters
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L'épineux et électrique dossier de l'extinction du réseau historique en cuivre d'Orange refait surface. D'ici la fin du mois de septembre, le géant français des télécoms va présenter à l'Arcep, le régulateur du secteur, son plan visant à « décommissionner » cette infrastructure qui date des années 1960, et qui est encore largement utilisée aujourd'hui pour le téléphone et l'ADSL. Alors que la fibre est en plein déploiement, 16 millions de foyers dépendent encore du réseau cuivre pour accéder à Internet. Même si ce chiffre décroît fortement au fil des ans.
Cette échéance était prévue. L'an dernier, Orange et l'Arcep ont convenu d'arrêter les modalités selon lesquelles le numéro un français des télécoms s'y prendra pour éteindre progressivement son réseau cuivre d'ici à 2030. En septembre 2020, Sébastien Soriano, l'ancien président de l'Arcep, a laissé entendre que si Orange présentait avec un « plan ambitieux », l'institution pourrait augmenter le « prix du dégroupage ». C'est-à-dire le prix, régulé, payé par les SFR, Bouygues Telecom et Free à l'opérateur historique pour accéder à son infrastructure pour vendre leurs abonnements ADSL.
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Laure de La Raudière, la nouvelle présidente de l'Arcep, a récemment confirmé qu'une augmentation du prix du dégroupage pourrait être envisagée. Pour Orange et ses rivaux, l'enjeu est colossal. Il s'agit d'une affaire de gros sous. Pour le numéro un des télécoms, hors de question de supporter financièrement seul le chantier de la fin du cuivre.