KKR et Rome veulent un délai pour déposer leur offre sur le réseau de Telecom Italia
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YARA NARDI
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L'opération est complexe, et ils ont, semble-t-il, besoin de davantage de temps. Le fonds américain KKR et le gouvernement italien ont demandé un délai supplémentaire pour déposer leur offre sur le réseau Internet fixe de Telecom Italia. C'est ce qu'a indiqué ce mercredi le quotidien La Repubblica. L'annonce a fait légèrement baisser le cours de Bourse de l'opérateur historique transalpin. KKR et le ministère de l'Economie et des Finances italien ont normalement jusqu'au 30 septembre pour faire leur proposition - sachant qu'ils sont entrés, fin juin, en négociations exclusives avec Telecom Italia. Mais le timing apparaît trop serré. KKR et l'exécutif doivent formellement demander un délai supplémentaire au prochain conseil d'administration de l'opérateur, le 27 septembre prochain.
D'après La Repubblica, KKR n'a pas encore bouclé le financement de l'opération. Le ministère de l'Economie et des Finances, de son côté, « attend le feu vert de la Cour des comptes et des autorités concurrentielles », précise le quotidien. L'état-major de Telecom Italia planche, pour sa part, sur les contrats qui sécuriseront l'accès de l'opérateur à la nouvelle société qui détiendra le réseau Internet fixe et sa filiale de câbles sous-marins Sparkle.
A la fin du mois d'août, le gouvernement italien a donné son feu vert à l'entrée de l'Etat au capital du réseau Internet fixe de Telecom Italia, dans le cadre d'une offre conjointe avec KKR. Concrètement, la participation de l'Etat doit s'élever à un maximum de 2,2 milliards d'euros. Cette participation minoritaire lui permettra d'avoir son mot à dire quant à l'avenir de ce réseau, un actif jugé éminemment stratégique pour le pays et son économie numérique.
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KKR, lui, avait précédemment mis 23 milliards d'euros sur la table. Cela dit, ce montant s'avère inférieur aux attentes de Vivendi, le géant français des médias et premier actionnaire de Telecom Italia, qui estime sa valeur à 31 milliards d'euros. Le groupe de Vincent Bolloré s'était cependant montré ouvert aux négociations, qualifiant l'offre de KKR de « nouvelle positive ».