Orange rêve encore d'une consolidation du marché des télécoms
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Ramon Fernandez, le directeur financier d'Orange (à gauche), et Stéphane Richard, le PDG de l'opérateur.
Reuters
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Ramon Fernandez, le directeur financier d'Orange (à gauche), et Stéphane Richard, le PDG de l'opérateur.
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Deux salles, deux ambiances. Ce mercredi, quelques journalistes, dont ceux de La Tribune, étaient à Anvers, en Belgique, dans des locaux d'Orange Cyberdefense. Sur place, Stéphane Richard, le PDG d'Orange, a vanté l'activité de cette branche de l'opérateur l'historique dédiée à la cybersécurité. Avec Orange Bank, celle-ci constitue le fer de lance de la politique de diversification du géant français des télécoms. Pour Stéphane Richard, cette stratégie est essentielle pour aller grappiller de la « croissance ». Ce qui est beaucoup plus difficile à réaliser dans son métier historique, la vente d'abonnements Internet fixes et mobiles, dans un contexte d'hyperconcurrence et de prix bas. En parallèle, ce même jour, Ramon Fernandez, le directeur financier d'Orange, répondait à d'autres journalistes lors d'une conférence organisée en visioconférence par la banque d'affaires américaine Morgan Stanley. Le dirigeant s'est lâché : selon ses propos rapportés par Reuters, une consolidation du secteur français des télécoms est, à terme, « inévitable ».
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Depuis 2016 et l'échec de l'« opération Jardiland », où Orange et Bouygues Telecom ont échoué à se marier, ce vieux rêve du secteur d'un retour à trois opérateurs dans l'Hexagone semblait enterré. Ramon Fernandez l'a exhumé. D'après le dirigeant, malgré de nombreuses tentatives de fusions avortées, cette perspective serait facilitée par les retraits récents de la Bourse d'Iliad, la maison-mère de Free, et d'Altice (SFR).