SFR veut tailler dans ses effectifs à hauteur de 1.700 postes

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Patrick Drahi, le fondateur et propriétaire d'Altice France, la maison-mère de SFR.
Patrick Drahi, le fondateur et propriétaire d'Altice France, la maison-mère de SFR. (Crédits : Reuters)
L’opérateur de Patrick Drahi a annoncé un vaste plan de départs volontaires courant 2021. Le groupe veut se séparer d'environ 18% de ses collaborateurs.

Près de quatre ans après s'être séparé de 5.000 collaborateurs, SFR va de nouveau tailler dans ses effectifs. L'opérateur de Patrick Drahi a annoncé, ce mercredi dans un communiqué, qu'il comptait se séparer, « exclusivement sur la base du volontariat », de 1.700 de ses employés. Ce qui représente environ 18% de ses troupes dans l'Hexagone, qui s'élèvent aujourd'hui à près de 10.000 collaborateurs. Dans le détail, l'état-major de l'opérateur souhaite se séparer de 400 employés dans les boutiques. Le groupe argue que la crise du coronavirus a provoqué une « baisse de la fréquentation » dans ses magasins à hauteur de 30%, et qu'en parallèle, les « actes en ligne » ne cessent de progresser. En clair, SFR juge que les consommateurs ont pris de nouvelles habitudes pendant la crise, et qu'il n'a plus besoin d'autant de personnels.

SFR compte dégraisser dans d'autres services. « Concernant les autres fonctions de l'entreprise, 1.300 salariés pourraient faire le choix de partir », précise le communiqué, sans pour autant justifier ces départs. SFR précise qu'ils interviendront « courant 2021 ». Dans un communiqué, la CFDT fustige ces réductions d'effectifs, jugées d'autant plus « incompréhensibles » qu'Altice France, la maison-mère de l'opérateur, a récemment publié « de très bons résultats pour le quatrième trimestre et pour l'ensemble de l'année 2020 ».

Embauches de jeunes diplômés

Cela fait sans doute longtemps que la direction de SFR réfléchit à ces coupes d'effectifs. Interrogé à ce sujet en novembre dernier par La Tribune, Grégory Rabuel, le directeur général de l'opérateur au carré rouge, jugeait « inquiétant » plusieurs « signaux de baisse d'activité et de chiffres d'affaires », notamment concernant les boutiques. « Le fait que tout le monde travaille désormais à distance nous fait réfléchir sur notre organisation », indiquait-il.

En parallèle, SFR affirme vouloir « monter en puissance sur les nouveaux métiers qualifiés du numérique, par exemple liés à la sécurité, l'analyse de la donnée ou l'IA », en recrutant « 1.000 jeunes diplômés sur quatre ans ». Le groupe argue qu'il compte maintenir ses investissements à des niveaux élevés concernant le déploiement de la fibre, de la 4G ou de la 5G. C'est la seconde fois que Patrick Drahi décide de tailler dans les troupes de SFR. En 2017, il s'était séparé de pas moins d'un tiers de ses effectifs, soit environ 5.000 personnes.

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Commentaires
a écrit le 04/03/2021 à 8:36 :
Faut avouer que celui-là il a pas l'air bien compétent, il manquera pas si les 1699 autres sont pareil ça se comprend.
a écrit le 04/03/2021 à 8:26 :
En quoi cet homme est admirable ? A part presser ce qui ne nécessite aucune compétence particulière la vision et la gouvernance sont faibles...
En sus si l'Etat des les retenait pas ils ne mettraient que du Huaweï dans leur réseau tout ça encore pour aller au moins cher...
Cet homme est de la pire engeance...
a écrit le 03/03/2021 à 20:37 :
meme gratuit j en veux pas
a écrit le 03/03/2021 à 19:35 :
Il a acheté à Vivendi, un SFR complètement négligé-sabordé-obsolète. Le gachis.
TOUT était à refaire.
Bravo Mr Drahi et Mr Veil

Ce plan de départs volontaires va vous permettre d'etre encore plus performant,
et d'aller plus avant.
a écrit le 03/03/2021 à 19:16 :
Patrick Drahi, cet humaniste ... y aurait pourtant besoin de monde au service client "à la française" et au sav.

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