Télécoms professionnelles : Free vise 5% du marché

Xavier Niel, fondateur d'Iliad, maison mère de Free, en mars 2015
REUTERS/Philippe Wojazer

Xavier Niel, fondateur d'Iliad, maison mère de Free, en mars 2015
REUTERS/Philippe Wojazer
Pendant des années, Free a affirmé qu'il lorgnait le marché des télécoms pour les entreprises. Mais il ne s'était jamais lancé sur ce créneau, qui représente environ 10 milliards d'euros en France. L'opérateur de Xavier Niel s'est finalement attaqué à ce marché cette année, en rachetant il y a quelques mois l'opérateur marseillais Jaguar Network, qui fournit aux entreprises des services télécoms et « cloud ». Il s'agit d'une première étape, puisque le groupe compte bien croître sur ce segment, aujourd'hui ultra-dominé par Orange et, dans une moindre mesure, par SFR.
Le 7 mai, lors de la présentation de son plan « Odyssée 2024 », Iliad a donné le ton. Sur le marché des entreprises, il ambitionne de « créer un nouvel opérateur d'envergure nationale de référence, capable d'accompagner la transformation numérique des entreprises françaises ».
« Le développement sur ce marché reposera sur la maîtrise de ses infrastructures d'envergure nationale, et le développement d'offres d'accès et de services innovants et compétitifs », explique le groupe dans un communiqué.
In fine, Iliad espère réaliser entre 400 et 500 millions d'euros de chiffre d'affaires à l'horizon 2024 sur ce créneau, avec une part de marché de 4% à 5%.
Dans un entretien au quotidien Les Echos, Thomas Reynaud, le DG d'Iliad, a expliqué que les entreprises étaient aujourd'hui confrontées à trois défis sur lesquels son groupe souhaite devenir une référence : « l'accès à la fibre optique, la sécurité de leurs données et la virtualisation des infrastructures (le cloud) ». « On peut faire la différence grâce à nos réseaux », a-t-il jugé.
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Il n'est pas surprenant de voir Free se lancer maintenant dans les télécoms professionnelles. De fait, le groupe a essuyé un exercice 2018 difficile, marqué par des pertes d'abonnées (lesquelles se sont d'ailleurs poursuivies au premier trimestre). L'opérateur de Xavier Niel est aujourd'hui confronté aux dégriffes et aux promotions de SFR et de Bouygues Telecom, dans le contexte d'un marché mature, où le gros des Français dispose déjà d'un abonnement Internet fixe et mobile. À l'instar de ses concurrents, Free doit trouver de nouveaux relais de croissance, via notamment le « B2B ».
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