APL : 80.000 foyers impactés par les nouvelles règles

 |   |  465  mots
Les loyers considérés comme trop élevés ne donnent désormais plus droit aux APL.
Les loyers considérés comme trop élevés ne donnent désormais plus droit aux APL. (Crédits : Reuters)
Depuis le 1er juillet, les loyers situés au-dessus d’un certain plafond ne donnent plus droit aux différentes aides au logement (APL, ALF, ALS). Le point sur les nouveaux barèmes selon le nombre d'occupants du logement et sa situation géographique.

80.000 foyers impactés. Selon les calculs de la Confédération nationale du logement (CNL), le nouveau barème mis en place début juillet 2016 pourrait priver de nombreux locataires d'une partie ou de l'intégralité de leurs aides au logement. Ainsi, toute aide personnalisée au logement (APL), allocation de logement familiale (ALF) ou allocation de logement sociale (ALS) versée pour le mois de juillet est soumise à un nouveau système de calcul dégressif. Si vous êtes locataire (ou colocataire) d'un logement ou d'une chambre chez l'habitant, votre aide est donc peut-être déjà en danger...

Un décret du 5 juillet, faisant suite à un article de la loi de finances pour 2016, prévoit en effet que le montant de l'aide au logement est "diminué lorsque le loyer principal dépasse un premier plafond de loyer" et qu'il "décroît proportionnellement au dépassement de ce premier plafond". En d'autres termes, si votre loyer dépasse un premier niveau (seuil de dégressivité), les aides au logement seront de plus en plus faibles jusqu'à disparaître totalement quand le loyer dépasse un second niveau (seuil de suppression).

A chaque situation, son plafond

Ces seuils varient selon votre situation (une personne seule et un couple n'auront, par exemple, pas les mêmes plafonds de loyer) et selon la zone dans laquelle vous habitez. Les trois zones sont déterminées en fonction de la situation du marché immobilier local : la zone 1 est celle où il est le plus tendu, c'est-à-dire que l'offre y est trop faible par rapport à la demande, et la zone 3 est la zone où le rapport de force est le plus favorable aux locataires (la demande).

Anil 2016, aides au logement, montants plafonds, tableau Excel,

Une personne seule ne touchera donc aucune aide au logement si elle habite un logement en Ile-de-France (zone 1) dont le loyer est supérieur à 1.171,40 euros. Dans le même ordre d'idées, un couple sans enfant en zone 3 touchera une aide diminuée si son loyer est compris entre 724,98 et 898,97 euros (voir tableau ci-dessus).

Endiguer les effets d'aubaine

Par ce décret, l'objectif du gouvernement est de prendre "mieux en compte la capacité financière effective et les besoins des ménages en prévoyant la dégressivité des prestations lorsque le loyer est supérieur à un plafond".

Si ce lien de cause à effet ne saute pas aux yeux, cette mesure avait aussi pour objectif, à la base, d'endiguer la hausse des loyers, les propriétaires étant fortement soupçonnés de tenir compte des aides au logement dans le montant des loyers demandés. En attendant, ce sont donc des milliers de foyers qui vont être directement touchés, la plupart des gens concernés n'ayant d'ailleurs probablement pas d'autres choix que celui d'habiter dans un logement au loyer trop élevé...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 07/09/2016 à 7:13 :
Bonjour à tous et à toutes.
Je faisais des recherches quand je suis tombé sur ce sîte, intéressant au demeurant.

voici, mes interrogations pour celles et ceux qui débattent régulièrement sur les différents thèmes du sîte.

- Trouvez-vous normale qu'en France, tout soit toujours systématiquement tiré vers le bas ? Je parle en générale, pas de loyers hein.

- Trouvez-vous normale de taper sur des gens aux revenus modestes/aisés plutôt que sur nos dirigeants qui gagnent des fortunes à ne rien faire en dehors de nous pondre des Lois de plus en plus insoutenables ?

- Les propriétaires ne sont pas tous des riches, fils à papa, gros investisseurs, etc.
La loi Finance ne s'arrête pas aux loyers, aux APL.
Bientôt, un propriétaire ne pourra plus le rester.
Avec une troisième taxe à payer en plus de l'habitation et du foncier et quand tu auras fini de payer ton emprunt, tu devras raquer l'équivalent d'un loyer chaque mois (d'ailleurs, je ne savais pas que mon logement appartenait à l'état ? Le notaire aurait pu me le stipuler et le banquier aussi avant de m'embarquer dans 20 ans d'emprunt)

Alors baisser ou pas les loyers et les APL n'y changera rien. Qui louera de toute façon ? Les locataires auront encore moins de choix puisqu'il y aura moins de biens à la location, les propriétaires vont redevenir locataires puisqu'il n'y aurait plus d'intérêt à l'être, etc.

- Trouvez-vous normale de faire une généralité de Paris en terme de Loi et de fiscalité pour tuer les propriétaires, locataires, etc ?
Paris a toujours été cher comme d'autres villes (Marseille et autres). Mais alors si les gens n'ont pas les moyens d'y vivre, pourquoi y restent-ils ?
Il y a bien une périphérie à Paris, non ? il y a bien des Provinces, non ? Le problème est là me semble t'il . Vous allez me dire le boulot, oui mais du boulot, il doit bien y en avoir ailleurs, non ?
Si les Parisiens aux revenus modestes désertaient cette ville invivable, les propriétaires ne pourraient plus louer avec autant d'aisance et surtout aussi peu de scrupule. Le marché s'écoulerait et les prix avec. Bête comme chou.

- Sous des idées sociales bien pensantes se cachent des gens qui n'ont jamais bossé pour la plupart, qui gagnent des salaires monstres pour ne pas faire grand chose, qui eux ont du patrimoine (parfois de famille "bank of mum & dad").
Ce sont ces gens là qui ont fait notre Pays et qui nous la font encore à l'envers (de Droite comme de Gauche), pas les vilains Bailleurs ou propriétaires de leur logement principal ou ceux qui ont du patrimoine immobilier. Ne vous trompez pas de cibles avec une démagogie qui plombe notre Pays à tous les niveaux.

- La démagogie, concept rétrograde historiquement, va tuer la France.
Il n'y sera pas bon d'être propriétaire, de travailler, d'économiser , d'être en maillot de bain à la plage, d'être une femme, d'être laïque, d'être retraité, d'être de classe moyenne et à la fin d'être simplement français.

Merci les bonnes pensées idéalo socialo reprises à tout va par tout le monde.
Avant, c'étaient les soixante huitards de gauche, après les bobos plus ou moins aisés (médecins, etc), maintenant les hipsters plus ou moins aisés (cadres ou assimilés) et de toute génération, des gens qui avaient de bonnes situations, de bons revenus, du patrimoine, etc. Facile d'avoir de grandes idées pour pomper et spoiler les autres.

- Il faut arrêter de vivre chez les "bisounours" en voulant l'égalité pour tous, ça ne fonctionne pas et ça s'appelle le communisme. On a vu ce que les pays en question sont devenus. L'étape suivante, c'est quoi ? On devient tous anarchiques ?

Enfin pour revenir aux APL, il faudrait simplement avoir une CAF efficace:efficiente avec des gens formés qui bossent. De vraies études pour "monter des dossiers" aux cas par cas plutôt qu'un barême X ou Y, adapté à personne, pour tout le monde.
Les banques le font bien alors pourquoi pas la CAF ?
Eux aussi, vous les payez avec vos impôts et côtisations. Mais là, il ne faut rien dire.
a écrit le 08/08/2016 à 16:14 :
C'est un faux-débat de dire que si on baisse les APL, les loyers baisseront d'autant. La rentabilité d'un logement locatif étant aux alentours de 4% en moyenne, je ne vois pas trop quelle baisse significative on peut attendre.
L'équilibre est actuellement en faveur des locataires car le coût de la construction a bien plus augmenté que les loyers, sans compter l'alourdissement des impôts fonciers et autres diagnostics à la charge du propriétaire.
Réponse de le 08/08/2016 à 19:11 :
@Eric
"La rentabilité d'un logement locatif étant aux alentours de 4% en moyenne, je ne vois pas trop quelle baisse significative on peut attendre"
Facile : la rentabilité est aujourd'hui de 4% avec les prix de vente totalement délirants qui sont en vigueur actuellement. Pour info, la plupart des détenteurs d'immo n'ont pas du tout acheté en 2016 (plutôt 20 ans avant), donc leur rentabilité réelle est très très TRES supérieure à 4%, même s'ils refuseront de l'admettre. Et ils refusent aussi sciemment de prendre en compte les 300% de plus-values dans leur calcul de rentabilité.
Si les aides sont supprimées, la demande solvable chutera et les prix (actuellement à un niveau bullesque intenable) devront servir de variable d'ajustement pour garder une rentabilité de l'ordre de 4-5% (rendement historique du Capital, déjà élevé, surtout avec une inflation hors immo et une Croissance aussi faibles). Ces prix devront donc devenir moins abusifs pour que les "investisseurs" trouvent leur sacro-sainte "rentabilité", faute de quoi, si les zinvestisseurs désertent, les prix devront se mettre à la portée d'une espèce disparue dernièrement : les primo-accédants qui vivent du revenu de leur travail, et qui n'ont pas une aide de la "bank of Mum and Dad" à six ou sept chiffres.

"L'équilibre est actuellement en faveur des locataires".
Avec des loyers multipliés par deux, non, l'équilibre n'est pas "en faveur des locataires". Si le moindre "investisseur" considérait que le Marché était biaisé contre lui, ils ne s'échangeraient pas ces "biens" qui, dans le top10/15 des villes de France (pas uniquement à Paris donc) ont tous vu leur prix de vente multiplié par 4 en 15 ans.
Réponse de le 08/08/2016 à 19:30 :
C'est faux, les coûts de construction ont fini par s'adapter à ce que les gens peuvent financer et ont principalement été nourris par les taux bas, subventions publiques, défiscalisations, etc.
Et quand on voit que le secteur embauche principalement des étrangers rémunérés au lance roquette, même pas au smic, un scandale d'état supplémentaire , dans quelles poches l'argent abouti?

C'est pas rentable à vous entendre? c'est simplissime : revendez et trouvez un autre placement plus intéressant.
a écrit le 08/08/2016 à 1:03 :
Que faites vous des personnes (comme moi) qui viennent de s'endetter sur 20 ans pour tenter d'avoir un petit pécule pour leur retraite?
Les trentenaires (dont je fais partis) sont les dindons de la farce du système actuel. Nous cotisons pour des retraites que nous n'aurons pas, les générations précèdentes ont mis en place une gigantesque "pyramide de Ponzi" à leur seul profit : le dernier arrivé dans ce système, (malheureusement) ,obligatoire paye pour ceux qui sont déjà dans le système. Laissez-nous capitaliser quatre sous avec notre immo laissez nous capitaliser quatre sous avec notre immobilier!
Viendrez vous quelques dimanches matin organiser des visites locataires, signer des baux où effectuer des travaux chez les locataires. Cessez de croire que les propriétaires sont tous des retraités rentiers et héritiers de surcroît!

Libre à chacun de monter des projets, de s'arracher à convaincre les banques pour tenter de se constituer un patrimoine (L'État spoliateur faisant tout pour nous en empêcher).
a écrit le 06/08/2016 à 19:12 :
une petite retraite de 1040 euros loyer 50 % du budjet EDF ET GDF 25 % AINSI QUE TOUTES LES CHARGES D UN MENAGE MUTUELLE SANTE . PUIS TOUTE LES ASSURANCES
PLUS ASSURANCE DECES IL FAUT 3000 EUROS
ILS TOUS DES GRANDES GEULES NOS DIRIGEANTS NOS FONCTIONNAIRES
UNE BELLE ARDOISE POUR LA RENTRER
TOUT LE MONDE A LA RUE
a écrit le 06/08/2016 à 9:46 :
Ridicule pour Paris !! Quand on voit le prix d'un f2 (minima 1200 euros) c'est du grand n'importe quoi ce barême !
Réponse de le 08/08/2016 à 1:24 :
Pas si ridicule... Pour sortir les 1200 euros par mois sans APL, il faut gagner 3600 euros par mois. Ras le bol de payer la hausse des loyers en rendant solvable la concurrence!
Si les loyers montent à ce niveau, c'est justement parce-que les APL permettent de louer au delà de ce que permettent les revenus.
a écrit le 06/08/2016 à 0:37 :
Toutes les aides sociales doivent être données en fonction des revenues: Au dessus d´un salaire déterminé par le gov., plus rien et c´est normal.
Réponse de le 09/08/2016 à 14:05 :
C'est déjà le cas pour les aides au logement : elles sont calculées en tenant compte des revenus de foyer et pondérées par la taille du foyer et la zone où se situe le logement. Un smicard seul n'a pas de droit à une aide au logement.
Mais pensez vous qu'un étudiant, un RSA, une femme au foyer ou un salarié à temps partiel (ex: livreur de journaux, etc) pourrait se loger sans ces aides ? Faut il accorder ces logements gratuitement, ou pour l'euro symbolique ? Dans ce cas, qui louerait aux plus modestes ? Même un office HLM doit gérer son budget.
a écrit le 05/08/2016 à 16:43 :
Il faut comparer ce qui est comparable ! pour sûr à paris vous n'avez que quelques petits mètres carrés pour 995 euros, contre une grande maison à la campagne.
Pour avoir des amis sur Paris, autant vous dire que certains ne s'en sortiraient pas avec leur petit salaire, si n'avait pas la chance d'être à deux.
Pour ma part, je vis en province, Zone 2, suis à une longue maladie, je peine à retrouver du boulot. Je me suis retrouvée en fin de droit et au RSA. Nous payons 760 euros pour un T3 (2 chambres) que nous partageons avec notre fils, ado.
Je ne vois pas comment nous pourrions nous en sortir sans notre APL. Si nous devons déménager pour entrer dans les clous je le ferai, mais cela impliquera des frais supplémentaires et j'ai un handicap qui ne m'encourage pas dans ce sens.
D'autant que si les locataires se voient contraint à déménager en grand nombre, dans une grande ville comme la nôtre, avec la loi de l'offre & de la demande, nous risquons, au final, d'avoir l'effet inverse avec une jolie hausse de nos loyers ! lol !
Pour ma part, la mesure semble bonne mais l'évaluation des plafonds n'est pas cohérente. Je pense que l'évaluation de l'APL en fonction de nos revenus semblaient plus justes.
D'autant que l'argument " endiguer la hausse des loyers " ne trouve pas sa place ici : les propriétaires en ont rien à "faire" de savoir quelle part d'APL nous touchons ou pas, c'est notre problème, pas le leurs. Une limitation de la hausse des loyers, comme discuté fût un temps, aurait été plus efficace dans ce sens... à mon humble avis, bien sûr !
Et comme le dit si bien MV , "Ce ne sont pas les loyers qui sont trop élevés! Ce sont les salaires qui sont trop faibles ..."
Je le rejoins en ce sens.
Réponse de le 06/08/2016 à 16:58 :
Vous ne bénéficier pas des APL, c'est votre bailleur qui en bénéficie.
Sans vouloir être insultant, les étudent montrent que si les APL disparaissaient totalement de France, les loyers baisseraient automatiquement d'autant.
Mais, comme un proxénète, le lobby immobilier a réussi le tour de force de convaincre ses esclaves de se battre pour elle.
Réponse de le 08/08/2016 à 7:25 :
"Ce ne sont pas les loyers qui sont trop élevés! Ce sont les salaires qui sont trop faibles ...""

N'importe quoi, vous savez très bien que les apl sont tout bénéfice pour les bailleurs, cela leur permet de nourrir les loyers élevés.Otons les et les locataires ne seront plus en position de payer leurs loyers complètement.
a écrit le 05/08/2016 à 15:50 :
C'est du grand n'importe quoi. On enlève à des personnes qui en ont vraiment besoin des personnes âgées des jeunes supprimez les pour les donner à d'autres ça ne choque personne? Vive la France
Réponse de le 06/08/2016 à 9:47 :
Totalement d'accord avec vous !
Réponse de le 26/10/2016 à 15:27 :
Tout dépend de ce que vous appelez "enlever", on enlève à ceux qui vivent au dessus de leur moyens et peuvent se contenter de moins.
Ceux qui comme moi vivent à Paris, n'ont pas besoin de payer 1171€ de loyer seul je peux vous l'assurer.
a écrit le 05/08/2016 à 15:21 :
Je ne souscris pas aux commentaires complaisants ou hypocrites qui critiquent une mesures limitant un peu un avantage ou une prestation sociale.
Cette mesure parait très justifiée. il faut savoir que notre pays reste un des meilleurs si ce n'est le meilleur pour ce qui est des prestations sociales, que cela a un cout (payé par les impôts) et que comme vous savez, certains en profitent largement.
Prétendre que la plupart des gens ne peuvent pas occuper un logement moins cher, c'est une affirmation gratuite ou qui s'appuie sur une étude, bref qui est argumentée ?
Réponse de le 06/08/2016 à 9:51 :
Vivez-vous à Paris ? Parce que le moindre loyer pour 13 m2 ("belle surface" n'est-ce-pas ?) c'est déjà 600 euros et quand on est à 40-45 m2, c'est à minima 1200 euros ! Vous prétendez que c'est une affirmation gratuite ? Allez y faire un tour et on en reparle. Mais sur quelle étude vous appuyez-vous pour affirmer le contraire ?
Réponse de le 07/08/2016 à 22:02 :
@Titidusud
Justement, la suppression de toutes ces solvabilisations artificielles des locataires à coup d'argent public peut pousser les bailleurs à moins abuser sur les loyers, et là le pays en sort gagnant tout en ne rendant pas l'accès au logement plus difficile.
a écrit le 05/08/2016 à 15:02 :
Je domande la demision du ministre de logemnt.
Réponse de le 08/08/2016 à 7:28 :
Les lois ne peuvent pas arranger toit le monde et nourrir indéfiniement les rentes de ceux qui veulent vivre grassement sur le dos de l'état.
a écrit le 05/08/2016 à 14:38 :
Avant de donner des subventions, des aides, aux patrons marins pêcheurs, transporteurs, aux agriculteurs, arboriculteurs, et en plus maintenant aux céréaliers et autres profiteurs, que le gouvernement dit SOCIALISTE prenne en compte le patrimoine accumulé par ces gens là durant les années fastes!!!!!!
a écrit le 05/08/2016 à 13:44 :
Vu le montant des seuils à partir desquels s'appliquent la dégressivité, je me demande si cela va vraiment faire diminuer les loyers...

Je connais bien l'immobilier de deux départements en zone 3, dans deux régions différentes. L'un de ces département est très touristique et les habitants peinent à trouver un logement à louer à l'année...

Avec ces barèmes,sans voir baisser leur aide au logement, dans l'un, une personne seule peut louer une maison de 4 pièces près d'une ville moyenne dynamique, dans l'autre un couple avec un enfant peut louer le même type de bien... et le propriétaire peut encore augmenter les loyers..
a écrit le 05/08/2016 à 13:18 :
Si en vivant seul vous pouvez vous payer un loyer mensuel de 995 euros c est que vous n'avez pas besoin des APL et c est normal qu elle vous soit supprimer.
Il faudrait aussi arrêter de prendre en compte la situation fiscale des deux années précédentes pour les verser...
Réponse de le 06/08/2016 à 9:52 :
Visiblement, vous ne vivez pas à Paris !
Réponse de le 07/08/2016 à 21:59 :
@Titidusud
"Visiblement, vous ne vivez pas à Paris !"
Si en vivant seul et en crachant 995€/mois de loyer on est encore en mode "survie" et pas en mode "pacha", c'est qu'il y a un problème de fond plus grave que, espérons le, l'encadrement des loyers arrivera à résoudre (même si le dispositif gagnerait en efficacité s'il était plus agressif). La suppression des aides type APL peut aussi pousser au retour des loyers à la raison.
a écrit le 05/08/2016 à 12:07 :
Excellente chose !

Les loyers dans leur état actuel sont une rente insupportable et l'argent public sert à enrichir quelques rares possédants. C'est dommage qu'en attendant, ce soit le locataire qui se retrouve victime, mais il fallait bien couper quelque part… Dommage également que ce soit pour l'instant si timide… à part à Paris, il n'y a pas de raisons que quelqu'un touche une aide pour un loyer de 1000€ pour lui seul, c'est se servir de l'argent public pour payer un train de vie trop dispendieux et permettre aux propriétaires de louer beaucoup trop cher. Il ne manque plus qu'une loi pour obliger les possédants de foncier à le louer ou le remettre sur le marché pour éviter tous les logements vides du pays et on sera sur une bonne voie…
Réponse de le 08/08/2016 à 0:51 :
Que faites vous des personnes (comme moi) qui viennent de s'endetter sur 20 ans pour tenter d'avoir un petit pécule pour leur retraite? Viendrez vous quelques dimanches matin organiser des visites locataires, signer des baux où effectuer des travaux chez les locataires. Cessez de croire que les propriétaires sont tous des retraités rentiers et héritiers de surcroît!
Réponse de le 08/08/2016 à 1:30 :
"Que faites vous des personnes (comme moi) qui viennent de s'endetter sur 20 ans pour tenter d'avoir un petit pécule pour leur retraite?" : On doit sacrifier ceux qui n'achètent pas des clapiers à plus de 150 000 euros dans l'espoir de rincer 700 euros par mois à d'autres pauvres?
Quand ils gagnent avec cette pyramide de Ponzi, les winners de l'immobilier disent qu'ils ont pris des risques. Le risque, c'est justement que mes impôts et ceux des français raisonnables arrêtent de payer la hausse des loyers et des prix. Le risque, c'est qu'ils perdent quand depuis plus de 15 ans, on leur fait croire qu'acheter c'est se loger gratuitement car les prix ne peuvent que monter.
Réponse de le 08/08/2016 à 9:44 :
Sympa la fin de votre contribution, obliger les propriétaires. Comme disait Macron en parlant de la taxe à 75 % : c'est un peu comme Cuba mais sans le soleil!
OK pour réduire les aides au logement si dans le même temps on réduit la fiscalité sur l'immobilier.
a écrit le 05/08/2016 à 10:58 :
LES AIDES AUX LOYEZ DOIVENT ETRE ATRIBUEZ AUX BAS REVENUES AVEC UN PLAFOND DE LOYER RAISONNABLE? CETTE SUSPRETION VIENT REMETRE LES CHOSSES EN PLACE CAR TROP DE PROPRIETAIRE PROFITE DES LOIES POUR S ENRICHIR???
a écrit le 05/08/2016 à 8:15 :
Est ce que ces aides APL ALS etc. n'ont pas contribuées à fausser durablement le marché ?

Revenir en partie dessus n'est pas forcément un mal. Il y a des dommages collatéraux peut être aurait il fallu une meilleure communication.

en même quand on coupe il vaut mieux que cela soit brutal.
a écrit le 05/08/2016 à 5:43 :
Ce ne sont pas les loyers qui sont trop élevés!
Ce sont les salaires qui sont trop faibles en raison de notre système de sécurité sociale dispendieux et non efficient.

Ne pas oublier le système fiscal spoliatif pour les revenus fonciers. L'augmentation (dogmatique) des prélèvements obligatoires sur les revenus fonciers poussent les propriétaires à augmenter les loyers pour conserver une rentabilité minimale... Pas compliqué à comprendre!
Réponse de le 06/08/2016 à 10:10 :
"Ce ne sont pas les loyers qui sont trop élevés" ? Même si les salaires sont effectivement restés bas, il n'en demeure pas moins que les loyers sont véritablement hors norme ! Cette situation était déjà le cas dans les années 50 où un couple avec enfant en bas âge payait plus de la moitié de ses revenus pour pouvoir se loger dans un foyer limite minable! Fin des années 60 jusqu'aux années 90, on est devenu plus "raisonnables" (exception faite de Paris qui a toujours été "hors normes"...), et les gens même à revenus modestes ont pu accéder à la propriété de manière correcte. A partir des années 2000, le marché s'est à nouveau envolé sans compter le passage à l 'euro où les propriétaires en ont largement profité. Aujourd'hui quel que soit l'endroit (du moins en grande cité), on est de nouveau dans des prix élevés. Ici, à Pau, un loyer F2 c'est à minima 480 euros pour 35 m2, un F3 va de 550 à 700 euros et j'en passe ! Quand on gagne 1080 euros par mois, je vous laisse imaginer ce qui vous reste pour vivre ! Et si vous convertissez en francs, vous verrez bien que les loyers sont bel et bien élevés ! En 1992, je vivais dans un F3 pour 800 francs (soit 171 euros) alors que je gagnais 4800 francs (1027 euros)...
a écrit le 04/08/2016 à 18:39 :
Pour la suppression de l'APL et pour, éventuellement, la revalorisation d'une aide globale...
a écrit le 04/08/2016 à 18:37 :
Il faut plafonner les APL et les ASSEDICS !
Réponse de le 09/08/2016 à 14:14 :
Les indemnités des sénateurs des députés des ministres des banquiers des patrons du cac40 des internationaux de foot et lakiste est longue...
a écrit le 04/08/2016 à 18:27 :
Les aides au logement quelque soient leurs formes n'aboutissent qu'à une chose , augmenter encore et encore les prix de l'immobilier qui est largement décorrélé des salaires
Réponse de le 05/08/2016 à 12:08 :
Un prix de l'immobilier élevé permet une taxation élevé en cas de mutation :vente, succession et isf .Si le prix était corrélé avec les salaires
l'état perdrait chaque années plusieurs milliards en droit ,impôts et taxes .
L'immobilier est un cheptel captif qui ne se déplace pas dans le monde entier comme les produits financiers:les banques et les assurances l'ont bien compris dans les années 90 et ont laissé le marché à des petits propriétaires qui surestiment leurs biens.
Réponse de le 07/08/2016 à 21:47 :
@Percepteur
"Si le prix était corrélé avec les salaires
l'état perdrait chaque années plusieurs milliards en droit ,impôts et taxes"
Et ce que l'Etat "gagne" en taxes supplémentaires corrélées aux prix de vente astronomiques, il le perd très vite derrière :
- Logement social obligatoire et massif : au lieu d'être un pays sain dans lequel le logement social est réservé aux 5 à 10% les plus précaires et fragiles, on a une situation où la spéculation immo et les loyers astronomiques font que 80% de la population est éligible au logement social, et où une énorme proportion de la population est inéligible au parc privé.
- Coûts indirects énormes et inestimables à travers tout un tas d'effets pervers sur l'Economie ; salariés aux temps de trajet qui explosent donc productivité moindre, démotivation ("avec mon salaire de cadre sup, je ne pourrai même pas m'acheter un logement qui était à la portée d'un ouvrier lambda à condition qu'il soit né avant 1980"), donc productivité moindre, entreprises qui souffrent niveau loyer, salariés qui refusent des postes pour le motif que se loger dans le coin est un calvaire. Quand toute l'Economie souffre de ces maux, elle est clairement sous-optimale, et ça les fameuses "taxes" sont loin de compenser les points de croissance qu'on perd là.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :