"Il est nécessaire que la France décide de se passer de son système bancaire" (Arnaud Montebourg)

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Les PME ont le plus grand mal à se financer auprès des banques. Les moyens alternatifs évoqués par le ministre de l'Économie sur un ton provocateur sont de plus en plus prisés par les chefs d'entreprises. (Photo : Reuters)
Les PME ont le plus grand mal à se financer auprès des banques. Les moyens alternatifs évoqués par le ministre de l'Économie sur un ton provocateur sont de plus en plus prisés par les chefs d'entreprises. (Photo : Reuters) (Crédits : reuters.com)
Pour le ministre de l'Économie, il faut trouver des moyens de drainer l'épargne des Français vers les PME sans passer par les banques, qui refusent de prendre des risques en les finançant.

Le financement, c'est le nerf de la guerre pour les PME françaises, qui ont de plus en plus de mal à trouver de l'argent dans les circuits classiques. C'est pourquoi le ministre de l'Économie Arnaud Montebourg a indiqué mardi travailler sur des mécanismes pour permettre "de financer les PME sans passer (...) forcément par le secteur bancaire".

Financement participatif

"Nous venons de mettre fin au monopole bancaire à travers le financement participatif et le crowdfunding", a indiqué Arnaud Montebourg à l'Assemblée nationale, répondant au député UMP Guénhaël Huet. Mais "il y a aussi d'autres mécanismes qui permettent de financer les PME sans passer (...) forcément par le secteur bancaire", a-t-il ajouté.

>> LIRE Le crowdfunding, une vraie source de financement des PME

Le ministre entend "créer de la compétition avec les banques" avec une "ouverture du marché pour le financement, par la dette à travers des titres", a-t-il dit. Il a précisé travailler "de façon accélérée" à des mesures qu'il détaillera "dans les jours, dans les semaines à venir".

"Nous pensons qu'il est nécessaire maintenant que la France décide de se passer de son système bancaire", a-t-il dit.

Passer directement par l'épargne des Français

Les dispositions en préparation "permettront d'apprécier que finalement les entreprises peuvent accéder à l'épargne des Français, mais sans passer par leurs banques puisque les banques ne sont pas au rendez-vous", a ajouté Arnaud Montebourg.

Le ministre a notamment affirmé que s'agissant des PME et TPE, "sur les crédits d'investissements, on est à un niveau absolument acceptable", mais "sur les crédits de trésorerie, [il y a] des niveaux de refus de crédit proches de ceux de l'Italie ou de l'Espagne".

"Les banques refusent le risque, et de prendre le risque d'accompagner les entreprises. Résultat: nous avons des niveaux de faillite dans les TPE et PME qui sont trop importants", a-t-il déclaré.

>> LIRE AUSSI Les difficultés financières, premier risque pour les dirigeants des PME

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Commentaires
a écrit le 16/06/2014 à 17:39 :
il faudrait surtout s'affranchir des ministres pédants et incompétents...
a écrit le 12/06/2014 à 19:52 :
De plus l'argent que nous épargnons est investi en bourse ou prêté pour les crédit... Dans le premier cas elle finance donc les PME cotées en bourse et dans le second, elle servent aux particuliers ET aux entreprises qui ont besoin d'un crédit pour vivre... En gros il veux que notre argent serve a faire ce qu'elle fait déjà ! Et il est ministre de quoi pour en connaitre si peux sur la finance ?
a écrit le 12/06/2014 à 19:49 :
Il serait surtout temps de drainer l'argent détourné par les politiciens vers l'argent publique auxquelles elles appartiennent...
a écrit le 12/06/2014 à 10:43 :
Quand cessera-t-on d'accorder de l'audience à ce mauvais Don Quichotte qui joue avec la crédibilité des institutions françaises ?
Mettre en avant sa révolution avec le crowfunding qui représente moins de 1 pour mille des apports en fonds propres, c'est ridicule. ätler de substitution aux crédits bancaires par des formules de titres, ça rappelle les tristement célèbres subprimes !
Ce discours populiste, pétri de l'ignorance des réalités économiques, n'a d'égal dans le surprenant que le silence assourdissant des dirigeants des banques françaises. Les dits dirigeants sortant de ce moule commun qui peut les amener demain à occuper un poste à l'Elysée ou à Matignon, on saisit alors l'explication de leur lâche mutisme.
a écrit le 12/06/2014 à 9:38 :
On attend avec impatience sa dernière blague.
a écrit le 12/06/2014 à 0:16 :
La banque commercialisera ces titres (sinon comment pouvoir les acheter?), mais le risque sera porté par le contribuable puisque l'intermédaire, la banque, sera mise hors circuit. Génial! Un nouveau produit à vendre, une commission à prendre, un risque nul, et au moment ou ca pètera, Montebourg ne sera plus au gouvernement depuis un bout de temps. Je ne comprends même pas comment ce type peut être là ou il est, c'est bien la démonstration de la nullité crasse du sommet de l'état...
a écrit le 11/06/2014 à 22:40 :
Bizarre puisqu'ils viennent d'instituer une taxe sur les transactions actions pour lutter contre la spéculation!!!! Enfin les business angels existent non? Vite une nouvelle niche fiscale miam miam.
a écrit le 11/06/2014 à 22:26 :
Enfin un homme politique qui s'occupe des PME, et des entreprises avec succés tant pis pour les grincheux et les mauvais perdants
a écrit le 11/06/2014 à 22:21 :
Montebourg va jouer avec l'argent des autres (les épargnants). Affligeant
a écrit le 11/06/2014 à 19:34 :
Etre smicard ou avec 1000 euros de retraite, pourquoi utiliser un ebanque qui ne pense qu'à s'engraisser et vous faire payer un max de frais. Avec nos revenus de misères, créons uns association à même d'éviter ce lobby du fric qui ne prete qu'aux fricés et revenon aux années 60 où on retait maitre de nos salaires de midères. Combien vont réagir? Quid§ A bon entendeur salut. Je suis le 1er partant et laissons les moutons suivrent leurs prélèvements de frais induments prélevés! Qui va réagir!!!trop sont déjà bouffés par le système, alors arrêté de gémir ou pleurnicher!
Réponse de le 12/06/2014 à 12:26 :
Le métier de banquier est régulé, et votre association interdite sous peine de prison.
a écrit le 11/06/2014 à 18:30 :
top ! montebourg découvre enfin la différence entre le prêt, qui implique la solvabilité, donc la minimisation du risque, et qui coute un "loyer de l'argent ", et le capital, qui se rémunère sur le risque de tout perdre. ! il cesse donc d'accuser les banques de ne faire que le premier de ces deux métiers-le leur ! il etait temps..
sinon, la faillite annoncée et peut être frauduleuse d'une société d’éoliennes allemande , financée en "proximité" , risque de planter plus 70. 000 petit épargnants...
a écrit le 11/06/2014 à 17:18 :
le crowdfunding, c'est bien, mais on va à mon avis au devant de grosses désillusions car il y aura du déchet, c'est certain.
a écrit le 11/06/2014 à 15:53 :
"Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin ".
Réponse de le 11/06/2014 à 20:11 :
"Si les gens de cette nation comprenaient que Ford était un partisans convaincu du Socialisme National Allemand, ils arrêteraient de le citer."
a écrit le 11/06/2014 à 15:50 :
Mark Mansfield économiste et auteur.
Tout le monde sait, subconsciemment que les banques ne prêtent pas d’argent. Quand vous voulez prendre de l’argent sur votre compte d’épargne, la banque ne vous dit pas que ce n’est pas possible, parce qu’elle a prêté cet argent à quelqu’un d’autre.
a écrit le 11/06/2014 à 15:30 :
Si les banques étaient adverses aux risques, il n'y aurait jamais eu de subprimes, de bulles internet, d'hyperdettes pour les états et de crédit crunch en 2007.

Le problème de la financiarisation des banques c'est que les fonds d'investissements sont dopés aux taux extrêmes. Vous trouverez facilement des banques pour prêter à 17% à des états en faillite mais aucune pour prêter à 5% à une entreprise qui fonctionne normalement, donc avec une rentabilité de quelques pourcent. Donc inutile de dire que dès qu'une entreprise est dans une passe délicate elle ne trouvera plus aucune aide et sera effectivement saignée à blanc.

La solution? Taxer la spéculation a fort rendement immédiat de façon prohibitive, fermer les banques inutiles qui ne font pas leur office économique d'apporteur de fond et d'accompagnement des entreprises.

Arnaud Montebourg n'a pas fait le bon diagnostic, mais le constat concernant le manque de fonds économiquement utiles reste tout a fait d'actualité.
Réponse de le 11/06/2014 à 20:17 :
Les subprimes, c'est l'Etat, tous le monde le sait !

C'est une Loi de Clinton. C'est de la régulation, c'est du social.



" Vous trouverez facilement des banques pour prêter à 17% à des états en faillite "

Non, vous ne trouvez personne. Je vois que vous ne connaissez RIEN a l'économie et au monde qui vous entoure.


" Donc inutile de dire que dès qu'une entreprise est dans une passe délicate elle ne trouvera plus aucune aide et sera effectivement saignée à blanc."

C'est qu'elle n'est pas rentable, donc inefficace, inutile, donc qu'elle pollue l'économie : elle doit se corriger ou disparaitre.

Sinon, taxer la "spéculation", comme ca ne se passe pas en France et sa minuscule bourse, arf !
Réponse de le 12/06/2014 à 14:26 :
Pourrions nous tous faire un effort pour DISCUTER sur ces forums et non cracher nos petites vérités révélées à la face des autres d'une manière si arrogante et si désagréable?
Merci

qu'entendez vous par social concernant les subprimes?
une entreprise qui rencontre des problèmes de tréso à cause d'une conjoncture déprimée et qui est payé à 3 mois avec des fortes provisions pour clients douteux nécessite-t-elle forcément de disparaître?
a écrit le 11/06/2014 à 14:56 :
Ah bravo bravo!!
une "ouverture du marché pour le financement, par la dette à travers des titres"

On pourrait appeler ça des "obligations" par exemple, c'est une idée....
a écrit le 11/06/2014 à 13:56 :
Monte-bourg découvre.. La Bourse !
a écrit le 11/06/2014 à 12:33 :
Ouaouh ! Il a compris quelques choses : les entreprises ont besoin de l'argent qui n'est pas consommé pour tourner, qu'il ne s'agit pas d'un gros gâteau à se partager avec ses électeurs. Tout arrive ! Reste que l'inquisiteur reste là, et qu'il lui faut des formules à l'emporte pièce radicale : il veut se passer des banques maintenant. Est-ce une interdiction territoriale en vue comme aux moyens âges avec les banquiers italiens et autres !?
Mais j'y pense, il reproche aux banques d'être trop prudent. Lui qui avec ses bandes de neuneus ont reprocher aux banques de ne pas l'être assez pendant la crise. Entre "la banque ne prête qu'au riche" et la "banque ne fait pas son métier", il faut choisir son slogan Mr Montebourg. C'est le problème des slogans en lieu de réflexion. Il est encore ministre celui-là !?
a écrit le 11/06/2014 à 12:01 :
Il n'y a aucun problème: si certains veulent financer des PME directement, rien ne l'interdit. Mais voilà, c'est un métier que de gérer le risque, c'est le métier de la banque... On ne peut s'empêcher de penser à la grande idée de M.Sarkosy qui "préconisait" (avancer une c..) de rendre l'état garant des emprunts immobiliers des particuliers..
Réponse de le 11/06/2014 à 12:44 :
L'avantage du crowdfunding, chacun estime ce qu'il va prendre comme part de risque, et ceux qui vont vers ce genre de financement savent lire les business plans, le comptes et les bilans. D'autre part, rien n’empêche de monter des structures de type associations d'investisseurs spécialisées dans le financement participatif, avec à la clef, une ou 2 personne spécialisées dans la lecture des documents peu attrayants pour le public.
Réponse de le 11/06/2014 à 13:57 :
"si certains veulent financer des PME directement, rien ne l'interdit"


Heu, si l'ISF par exemple..
Réponse de le 11/06/2014 à 14:05 :
"Il n'y a aucun problème: si certains veulent financer des PME directement, rien ne l'interdit. Mais voilà, c'est un métier que de gérer le risque, c'est le métier de la banque."

Non, les banques ne prennent aucun risque, vous confondez avec les capitals risqueurs.


" M.Sarkosy qui "préconisait" (avancer une c..) de rendre l'état garant des emprunts immobiliers des particuliers.."

Comme au USA ? Jamais entendu cela. Par contre Sarkozy voulait et a développé les prêts hypothécaires.. Faut dire qu'il est spécialiste de l'immobilier.
a écrit le 11/06/2014 à 11:41 :
Pour une fois qu'il dit quelque chose de sensé... on ne pas lui retaper dessus, il y a du progrès, mais.... est-ce vraiment de lui cette idée ? car un ministre en soit n'est qu'une représentation, sans son staff, il n'est rien...
a écrit le 11/06/2014 à 11:10 :
Corrigez-moi si je me trompe, mais je pensais que Montebourg n'avait aucune connaissance en économie ? Mais il est ministre de quoi déjà ?
@gigi : très belle formule que vous utilisez "le choc des mots, le poids de la connerie", dramatiquement juste.
a écrit le 11/06/2014 à 10:51 :
attention le sinistre de l effondrement economique a parlé
faut dire qu'il y avait un petit moment qui l'avait pas réussi à faire parler de lui
le choc des mots, le poids de la connerie
a écrit le 11/06/2014 à 10:43 :
Montebourg qui sait ce qu'il faut faire, qui donne des leçons aux banques et aux entrepreneurs... Ce pays est en train de devenir cinglé, le mur se rapproche, l'amateurisme socialiste va très mal finir.
a écrit le 11/06/2014 à 10:43 :
quand on pense qu'aucun des membres de ce gouvernement ne possède une action de société et que MONTEBOURG nous donne des cours d'économie, celà est réèllement surréaliste !!!
a écrit le 11/06/2014 à 9:56 :
Renault Banque au pays bas? Mr Montebourg vous n'y connaissez rien..
a écrit le 11/06/2014 à 9:56 :
Il aura fallu 2 ans à M Montebourg pour se rendre compte qu'il vivait dans un système capitaliste... En effet, hors la banque, il ne peut y avoir de financement pérenne car elles ont le monopole de la création monétaire base de toute croissance économique. Vouloir s'affranchir de cette réalité, c'est soi ne rien comprendre aux règles de base de l'économie, soi prendre les gens pour des idiots. Le pire, c'est que je ne sais pas où penche la vérité !
Réponse de le 11/06/2014 à 14:01 :
" hors la banque, il ne peut y avoir de financement pérenne car elles ont le monopole de la création monétaire base de toute croissance économique."

Vous confondez avec les Banques Centrales. Les banques ont l’interdiction de faire de la création monétaire. Encore heureux ! Si elles n'ont pas d'argent, elles ne peuvent prêter, tous simplement.

Quant au financement, prenez les USA : 2/3 de l'investissement est boursier, et pas bancaire.
a écrit le 11/06/2014 à 9:40 :
le reve montebourg
il oublier le cas peugeot qui titulaire d'une banque realisant des benefices
n'a jamais voulu les reinvestir en capitalisations de la branche automobile
Réponse de le 11/06/2014 à 17:05 :
@ludwig : et alors ? il ne s'agit que d'UN cas. Il vous fallait critiquer sinon vous auriez passé une mauvaise journée ?

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