USA : 2015, une année difficile pour les entrées en Bourse

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(Crédits : © Lucas Jackson / Reuters)
Si les fusions-acquisitions sont plus haut, les entrées en bourse n'ont pas fait recette. Les cours des nouvelles entreprises cotées ont connu un parcours décevant

Start-ups et entreprises ne se sont pas bousculées pour entrer à Wall Street en 2015, année marquée par un plongeon de 41% des opérations d'introduction en Bourse, selon le cabinet de données Dealogic.

Seules 174 entreprises ont effectué leurs premiers pas sur la célèbre place financière lors de l'année écoulée pour un montant total de 36,2 milliards de dollars levés auprès des investisseurs. En 2014, les nouveaux entrants à Wall Street - 293 - avaient réussi à lever 96,1 milliards de dollars.

Les fusions acquisitions au plus haut

A l'inverse, 2015 restera un millésime exceptionnel en ce qui concerne les fusions-acquisitions qui ont franchi pour la première fois la barre des 5.000 milliards de dollars.

Les turbulences boursières en Asie nourries par le ralentissement de l'économie chinoise, les craintes de bulle dans la technologie, la chute des prix des matières premières et notamment de l'énergie sont autant de facteurs qui ont plombé les introductions en Bourse.

Le secteur de la santé est celui qui a enregistré le plus d'opérations (63), suivi de la finance (32) et de la technologie (28) mais c'est ce dernier qui ravit la palme en termes de fonds levés (9,43 milliards de dollars contre 6,2 milliards dans la santé et 5,4 dans la finance).

Un accueil glacial, notamment pour Ferrari

A quelques exceptions près (le groupe de sites de rencontres Match, la société de paiements en ligne Square...), l'accueil réservé aux nouveaux venus a été glacial. Nombreux sont ceux qui ont clôturé l'année à une valeur inférieure à leur cours d'introduction.

C'est le cas du constructeur de voitures de sport italien Ferrari dont l'action a fini à 48 dollars, soit quatre dollars de moins que les 52 dollars du départ. La plateforme américaine de vente en ligne de produits artisanaux Etsy, entrée à Wall Street en avril, a elle perdu la moitié de sa valeur. Le titre ne cote plus que 8,26 dollars contre 16 dollars à ses débuts.

La banque américaine JPMorgan Chase est celle à laquelle les entreprises ont eu le plus recours pour les accompagner dans leur aventurière boursière. Elle s'est taillée une part de marché de 12%, suivie de près par ses compatriotes et rivales Morgan Stanley et Bank of America Merrill Lynch, première en 2014, qui ont chacune 10% de part de marché.

Uber, Snapchat, Airbnb, en bourse en 2016?

Pour 2016, la communauté financière espère que Uber, Airbnb et Snapchat décideront de faire leur baptême boursier, relançant ainsi de la plus belle des manières les opérations d'introduction en Bourse.

AFP

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a écrit le 04/01/2016 à 0:24 :
Si les américains ont des soucis en bourse que dire des européens. On aurait une quantité de monnaie importante et improductive en record de faillites ? Peut-on expliquer qu’une zone en excédents prône une politique non coopérative de baisse de la monnaie ? L’euro est-il inadéquat, il serait trop fort pour l’économie française et des chocs asymétriques seraient produits par les disparités de productivité ? La baisse à l’export est-elle organisée par l’Etat ? On incrimine les 35h, avons-nous un Etat qui ait de manière autonome en réduisant le temps de travail sans consulter la société civile ? On publie que le PIB par habitant en 1980 était en France de 85% des américains et qu’en 2012 il ne serait plus que de 73%. Cette diminution se verrait dans certains pays, mais pas en Allemagne par exemple à 85%, avons-nous un souci de compétence alors qu’on parle déclin. Le RU passerait de 70 à 80%, la Suède passerait de 82 à 85%. Nous serions sous la Zone Euro à 74%. Avons-nous un souci de consommation au PIB et de définition du terme croissance avec une balance négative ? Pouvez-vous commenter ce qu’on publie dans la presse : les paramètres de l’économie française se dégraderaient continument depuis 10 ans, nous aurions une économie inadaptée et des marchés inefficients ? Les actualités ne sont-elles pas inquiétantes, on nous publie que l’euro serait menacé par la France. On nous publie que la France serait menacée de conflit civil, existe-t-il une politique terroriste et ne devrions-nous pas organiser une protection des citoyens alors que des pompiers ou militaires seraient pris pour cibles, la protection de la vie serait combattue ? En Espagne de nouveaux mouvements auraient un score relativement élevé, y aura-t-il en Europe remise en cause des logiques de chômage de masse et de baisse de PIB par habitant et en particulier de l’exclusion massive des diplômés alors que l’Europe ne suivrait pas les traités comme par exemple les investissements technologiques. N’avons-nous pas un système immoral qui ne finance pas la croissance ou les retraites ?
a écrit le 02/01/2016 à 22:05 :
Si l’année 2015 est difficile aux USA, qu’en est-il du CAC qui progresserait moins ? La France est-elle un danger public alors que la survie de l’euro serait en suspens et que les forces de l’ordre seraient prises pour cibles. Concernant l’économie, n’avons-nous pas un souci avec l’équilibre des comptes ? Depuis 2007, nombre de pays ont une croissance en baisse ou font du surplace, ne devrait-on remettre en cause le système économique européen entre laxisme et rigueur ? Le PIB par habitant est publié en baisse depuis 2007, que fait l’Etat, par exemple le patrimoine des ménages aurait diminué en 2008 et en 2014. Une telle stagnation c’est inédit depuis près d’un siècle… Le PIB par habitant en 2014 est supérieur à celui de 2007 aux USA, en Allemagne, au Canada, en Australie. La croissance en constant du PIB national est inférieur de moitié à nos voisins d’Outre-Rhin et un quart des américains, n’avons-nous pas un problème de structure du PIB en brimant la consommation et l’Europe n’est-elle pas un imergeant ? L’export en Octobre sur 12 mois entre 1,1 et 1,2 € aurait pro gressé de 3,5% pour une monnaie du 03 juillet 14 à 1,365 soit une baisse de 24,4% à la valeur de 1,097 au 30 Décembre 15. Qu’avons-nous gagné ? Quand on dit une baisse de l’euro relance l’export, c’est à quel terme et les circonstances interviennent-elles ? Pour les traités type Lisbonne ou bien Maastrist, on parle de désendetter pour faire de la croissance, la garantie s’applique-t-elle et si oui au bout de combien de temps ?
a écrit le 02/01/2016 à 21:59 :
Titouche
a écrit le 02/01/2016 à 21:59 :
Titouche

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