L'industrie nautique face à un marché français atone

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Les ventes de voiliers s'inscrivent en hausse, en France comme ailleurs
Les ventes de voiliers s'inscrivent en hausse, en France comme ailleurs (Crédits : DR)
Les ventes de bateaux en France devraient stagner cette année, contrairement aux attentes

Président de la fédération des industries nautiques (FIN), Yves Lyon-Caen ne cache pas sa déception. Après une année 2015 assez prometteuse, l'industrie nautique française s'attendait à une confirmation de l'embellie en 2016, notamment pour le marché français. Or il n'en sera probablement rien. Si les ventes de voiliers augmentent en France (+3,4%), et notamment celles de bateaux de plus 12 mètres (40 pieds), celles de bateaux à moteur sont au contraire en baisse (-3,1%). Au total, le marché devrait être globalement stable cette année. Peut-on voir là un signe de plus de l'atonie de l'économie française? De fait, les ventes de voiliers sont étonnamment corrélées au cycle de la conjoncture. Elles se sont effondrées en 2008-2009, se sont reprises ensuite, avant de retomber lourdement, en 2012, 2013 et 2014, avec une baisse cumulée de 30%, comme le souligne Yves Lyon-Caen. Trois années de stagnation de l'économie française, voire de quasi récession en 2012.

Un marché mondial en hausse

Heureusement, l'exportation devrait un peu mieux se porter, même si des incertitudes persistent. Le marché mondial progresserait ainsi de 3 à 4%. Les pays dynamiques sont l'Europe -hors de France, donc- et les Etats-Unis. Dans ces deux zones, les ventes de bateaux de plaisance augmenteraient de 5% cette année. Le marché est "assez hétérogène" en Europe, estime Yves Lyon-Caen citant une situation très positive en Allemagne et en Espagne mais des ventes qui "ont plongé" au Royaume Uni après l'annonce du référendum sur le Brexit alors que le pays était dans un "parcours de haute performance".

Hors Europe et Etats-Unis, la situation est moins favorable. Les ventes baissent en Amérique du sud -crise brésilienne- et en Asie (crise chinoise).

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