Le Gabon veut 10% à 15% d'Eramet

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Dans les grandes manoeuvres autour du capital du groupe minier dont Areva voudrait sortir, le président gabonais Ali Bongo fait connaître ses doléances. L'Etat français va devoir réagir.

Le président Ali Bongo a adressé récemment un courrier à la direction d' Eramet afin de permettre à l'Etat gabonais d'obtenir une participation de 10% à 15% au capital du groupe minier, a-t-on déclaré jeudi de source proche du dossier.  Le dirigeant réclame également une augmentation de 25% à 33% de la participation du Gabon dans la Comilog, une filiale d' Eramet qui exploite des mines de manganèse situées au Gabon, a ajouté cette source, confirmant des informations publiées jeudi par le quotidien Le Figaro.
 

"C'est un pays (le Gabon) stratégique pour Eramet , les relations entre la France et le Gabon sont très bonnes, les liens économiques sont importants. Donc, pourquoi pas ?", a déclaré cette source qui a requis l'anonymat. La source a expliqué que le Gabon voulait s'inscrire dans la "même logique" que celle de la Société Territoriale Calédonienne de Participation Industrielle (STCPI), un véhicule d'investissement public basé en Nouvelle Calédonie qui détient une participation minoritaire dans la filiale Nickel d' Eramet sur l'archipel et qui contrôle environ 4% du capital d' Eramet .
 

"Il faut placer cela dans le cadre d'une redéfinition du capital d' Eramet alors qu'Areva cherche à sortir de la société (Areva contrôle près de 26% d' Eramet , ndlr). Peut-être que dans le cadre de cette revente, on peut imaginer qu'Areva ne cède pas tout au Fonds stratégique d'investissement (FSI) et cède 5% au Gabon", a ajouté la source.
 

Le Fonds stratégique d'investissement (FSI) est pressenti pour racheter la participation d'Areva au capital d' Eramet . Le groupe a réalisé en 2009 la moitié de son chiffre d'affaires (2,7 milliards d'euros au total) dans l'extraction et la transformation de manganèse.
La demande d'Ali Bongo est "un moyen d'entamer une négociation, elle n'a pas encore été étudiée par le conseil d'administration du groupe", écrit de son côté le Figaro qui cite une source proche du dossier.

L'actionnariat d' Eramet fait actuellement l'objet d'une confrontation entre l'homme d'affaires Romain Zaleski, qui en détient 12,87%, et la famille Duval, premier actionnaire de l'entreprise avec 36,6% des parts. Celle-ci a noué un pacte d'actionnaires avec Areva.
Carlo Tassara France, la holding de Romain Zaleski, a déposé des résolutions visant à révoquer de leur mandat d'administrateurs quatre membres de la famille Duval.

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