Ryanair obtient une quinzaine de vols quotidiens à Roissy

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(Crédits : © Albert Gea / Reuters)
Selon nos informations, la compagnie à bas coûts irlandaise a demandé 21 vols quotidiens à l'aéroport de Roissy pour la prochaine saison estivale. Une quinzaine lui a été attribuée. La compagnie n'a pas encore indiqué si elle comptait les utiliser.

Ryanair va-t-elle débouler en force à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle au cours de la prochaine saison été ? La compagnie en a en tout cas les moyens. Selon nos informations, Ryanair a en effet demandé à Cohor, l'organisme en charge de la gestion et de l'attribution des créneaux horaires de décollage et d'atterrissage ("slots"), 21 vols quotidiens au départ de CDG pour desservir Barcelone, Bergame, Rome, Dublin, Lisbonne, Madrid, Porto et Berlin Schönefeld (deux à trois vols par jour selon les destinations). Et en a "obtenu une quinzaine" selon deux sources, qui ont refusé de donner plus de détails. Néanmoins, selon l'une d'elle, la compagnie irlandaise n'a pas obtenu de créneaux en heure de pointe le matin.

Si Ryanair se lançait à Roissy, la compagnie irlandaise ne déshabillerait pas son activité à l'aéroport de Beauvais sur lequel elle est présente depuis 20 ans. Les attributions de créneaux horaires sont depuis peu connues de l'ensemble des compagnies aériennes et des aéroports.

Orly est plafonné et Roissy augmente ses capacités pistes

Même si elle a demandé des créneaux à Orly pour desservir Dublin deux fois par jour,  Ryanair a donc focalisé ses demandes sur Roissy. L'absence de créneaux disponibles à Orly du fait de son plafonnement à 250.000 mouvements (décollages et atterrissages), laisse en effet peu d'espoir à Ryanair de se développer au départ de l'aéroport du sud parisien.

A Roissy en revanche, il y a de la place même si les meilleurs créneaux sont déjà utilisés (en particulier par Air France). Les capacités pistes vont même augmenter légèrement avec le passage de 119 à 120 mouvements par heure l'été prochain. Mais en raison de sa taille, cet aéroport est beaucoup moins pratique pour les compagnies à bas coûts.

Ryanair va-t-elle appuyer sur le bouton?

Que va faire la compagnie dirigée par Michael O'Leary de ce portefeuille de slots à Roissy? Va-t-elle tous les utiliser? seulement une partie comme elle l'a fait à Amsterdam? ou pas du tout ?

"Certes, il y a des créneaux à Roissy mais il est difficile d'en obtenir suffisamment aux horaires qui nous conviennent", expliquait à La Tribune le 30 septembre Michael O'Leary, le directeur général de Ryanair.

Si Ryanair franchit le pas, peu importe à la limite le nombre de vols l'été prochain. La compagnie enclencherait un mouvement de fond qui porterait un coup dur à la fois à Air France mais aussi à Easyjet et Vueling, qui disposent toutes deux de bases d'exploitation sur cet aéroport.  Pour autant, grâce à leur base (les avions et les personnels commencent leur journée à Roissy) ces dernières conserveraient encore l'avantage de proposer des vols tôt le matin, lesquels répondent aux attentes de la clientèle affaires.

Si elle renonçait à CDG l'été prochain, Ryanair ne ferait que reculer pour mieux sauter. Surtout si Air France est amenée à réduire la voilure à Roissy. La compagnie française a en effet indiqué que si elle ne parvenait pas à signer avec les syndicats des accords d'amélioration de la productivité, elle réduirait ses capacités en 2017.

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a écrit le 09/12/2015 à 13:26 :
Tout notre système social , santé, retraite, allocation familiale, prévention maternelle et infantile, assurance vieillesse est basé sur une taxation du travail depuis 1945.
Air France suis cette voie comme toutes les entreprises de France. La France allait plutôt bien dans ce système.

Pour l'Europe Sarkozy et Hollande ont balayé cette équilibre négligemment , avec le plus parfais mépris pour le référendum de 2005, qui a pourtant refusé cette option clairement. Il s'en est suivi le traité de Lisbonne et ses conséquences.

Ainsi en toute impunité Ryanair profite d'un système étranger imposé à la France par ses propres dirigeants . Air France est donc voué à disparaître comme des pans entiers de notre industrie depuis que nous vivons sous la coupe de Sarkozy et Hollande, petit facteur de l'Europe allemande.

Je vote FN pour cela.




a écrit le 08/12/2015 à 18:00 :
Ryanair à Roissy
..." que va faire la compagnie de ce portefeille de slots ..."
mais , pourquoi cette question ? ils vonr recuperer la clientèle qu'ils ont perdue à cause de Beauvais ( et aussi de leurs creneaux horaires ...à la noix ) ;
mais , pas certains que Vueling ou Easyjet souffre,t autant que celà : les taxes d'aeroport arrivent souvent a la moitié du prix du billet , à Roissy , et Ryanair va devoir en tenir compte ...
a écrit le 08/12/2015 à 15:11 :
Le système mis en place pour que RyanAir n'ait pas à payer d'impôts en France est spectaculairement ingénieux. Le pilote doit créer une compagnie (en Irlande, bien sûr) dont il est l'employé. Appellons cette companie "TotoSlaves". Puis il offre les services de sa compagnie TotoSlaves à RyanAir - même s'il est le seul employé de sa companie et qu'il est français et qu'il travaille en France.
RyanAir n'est officiellement au courant de rien. Les retraites, le médical etc... tout est à la charge de la TotoSlaves... RyanAir peut cesser le contrat à tout moment : il n'y pas de contraignant contrat du droit du travail entre RyanAir et TotoSlaves! Il n'y en a un qu'entre TotoSlaves et son unique employé!

Bref, je n'aime pas utiliser des mots newAge, mais si c'est pas de l'uberisation ultra-libéral, qu'est ce que c'est? Valls doit être content.
a écrit le 08/12/2015 à 8:10 :
Les taxes vont faire augmenter les prix Ryanair très très sérieusement. Genre +300%

C'est surtout easyJet qui sera impactée !

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