VTC : Chauffeur-Privé fait son beurre sur le dos d'Uber

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La campagne a été accueillie de façon beaucoup plus chaleureuse que ce que nous imaginions!, se réjouit Yan Hascoet, PDG de la plateforme de réservation de voitures de transport avec chauffeur (VTC) lancée en 2012.
"La campagne a été accueillie de façon beaucoup plus chaleureuse que ce que nous imaginions!", se réjouit Yan Hascoet, PDG de la plateforme de réservation de voitures de transport avec chauffeur (VTC) lancée en 2012. (Crédits : Chauffeur privé)
La plateforme de VTC Chauffeur-Privé a dévoilé cette semaine une campagne publicitaire prenant pour cible son concurrent Uber.

"Chez nous, 100% de nos impôts ont la France pour terminus". Le message a le mérite d'être clair. Et s'affiche depuis jeudi -et pour une semaine- dans les gares de Paris, ville dans laquelle l'entreprise française Chauffeur-Privé (VTC), concurrente d'Uber, réalise 95% de son chiffre d'affaires et à Lyon.

L'entreprise dénonce ainsi les pratiques d'optimisation fiscale d'Uber France, qui n'a payé aucun impôt en 2014. Des pratiques qui sont toutefois répandues et "légales jusqu'à preuve du contraire", a reconnu Yan Hascoet.

Sur une autre affiche, le logo de l'application Uber a été détourné en panneau de signalisation et assorti de l'avertissement ""Ne tombez plus dans le panneau! Choisissez plutôt Chauffeur-Privé".

Choisir de consommer français ou américain

"La campagne a été accueillie de façon beaucoup plus chaleureuse que ce que nous imaginions!", se réjouit Yan Hascoet, PDG de la plateforme de réservation de voitures de transport avec chauffeur (VTC) lancée en 2012. "Je ne sais pas si c'est le côté irréductibles Gaulois contre l'envahisseur américain , mais en tout cas, nous sommes très heureux de l'enthousiasme que l'on suscite", poursuit-il.

Et d'enchaîner:

"Si ça peut permettre aux gens de tester notre offre et de réaliser que le service est meilleur et moins cher, tant mieux. Le consommateur pourra ensuite faire le choix de soutenir une entreprise qui va remonter 100% des bénéfices à ses actionnaires et qui va redonner sa juste part à la société en payant ses impôts localement".

Lire aussi : Où va l'argent d'Uber ?

Chauffeur-Privé dit avoir "étudié plusieurs options" pour sa campagne publicitaire et a retenu "la plus excitante", pour un coût inférieur à 100.000 euros.

Cependant, la société a utilisé le logo de sa concurrente américaine sans aucune autorisation. Ce qui pourrait, dans l'absolu, donner lieu à d'éventuelles poursuites judiciaires. Mais dans les faits, rien n'est moins sûr. Le risque est en effet très faible : pourquoi Uber, qui n'a pas souhaité réagir au sujet de cette campagne de communication irait attaquer la start-up française, quand cela ne ferait que lui donner davantage de visibilité médiatique ? Le jeu en valait donc la chandelle semble-t-il.

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