Climat : comment Paris peut devenir en 2050 une capitale sans émissions

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Un rapport confirme la faisabilité d'une capitale neutre en carbone en 2050
Un rapport confirme la faisabilité d'une capitale neutre en carbone en 2050 (Crédits : Reuters)
A l’occasion de la révision de son plan énergie climat, Anne Hidalgo et ses équipes ont mandaté des cabinets spécialisés pour étudier la faisabilité d’une capitale neutre en carbone au milieu du siècle. Verdict : c’est possible, à condition de changements drastiques des modes de vie mais aussi d’une gouvernance permettant de graver les objectifs parisiens dans le marbre et d’assurer leur cohérence avec ceux de son environnement.

Des JO neutres en carbone comme ceux que propose la candidature Paris 2024 n'ont rien d'un coup ponctuel ; ils préfigurent au contraire l'ambition affichée par la capitale française : devenir une ville neutre en carbone à l'horizon 2050.

C'est à l'occasion de la révision de son plan air-climat énergie incluant un plan d'action détaillé à 2030 et une vision à 2050, qui doit être soumis aux élus parisiens l'automne prochain, que la Ville de Paris s'est livrée à un exercice peu commun. Plus précisément, Anne Hidalgo et ses équipes ont fait plancher Elioth, un groupement constitué des cabinets Egis Conseil, Quattrolibri et Mana, pour explorer la faisabilité et les pistes d'un avenir sans émissions nettes de CO2. Conclusion de ce rapport intitulé « Paris change d'ère, vers la neutralité carbone en 2050 » : cet objectif est atteignable, mais il implique d'accélérer très nettement les efforts entamés ces dernières années. En effet, si Paris a déjà réduit ses émissions de 9% entre 2004 et 2014, la neutralité carbone en 2050 passe par une baisse drastique de 50% d'ici à 2030 et 80% d'ici à 2050. Alors que dans le même temps, la population parisienne devrait passer de 2,2 à 2,4 millions d'habitants...

Les calculs des consultants prennent en compte les émissions indirectes des Parisiens, notamment celles correspondant à la production et au transport des biens de consommation fabriqués ailleurs, y compris à l'étranger. En revanche, ça n'est pas le cas de leurs déplacements aériens, ni de ceux des nombreux touristes qu'accueille la capitale.

Faire feu de tout bois

Transport, bâtiment, alimentation, déchets... tous les postes d'émission de gaz à effet de serre sont passés en revue.

A tout seigneur, tout honneur, les transports (personnes et marchandises), qui pèsent aujourd'hui 50% des émissions totales de la capitale, feront l'objet de multiples évolutions destinées à diminuer de 75% leurs émissions : pour la mobilité, division par deux du parc de véhicules (600.000 aujourd'hui) en circulation ; taux d'occupation passant de 1,1 aujourd'hui à 2 personnes par véhicule ; multiplication des modes de transport partagés, des transports en commun et des motorisations électriques. Pour le fret, un accroissement très important du recours au fluvial (multiplié par cinq) et au ferroviaire.

En revanche, l'équipe actuelle se refuse toujours à envisager toute forme de péage urbain, une solution à laquelle elle préfère l'extension des zones à basses émissions (et restriction de circulation), jusqu'à l'A86 le cas échéant. Plus aucune voiture ne serait autorisée à circuler le weekend, et le boulevard périphérique serait transformé en boulevard urbain accueillant espaces verts, agriculture urbaine, logements mais aussi centres de tri et logistique ?

Les résultats attendus passent également par une diminution des déplacements, notamment grâce à un développement important du télétravail qui va de pair avec la généralisation des lieux de travail partagés. Un partage qui devrait également se développer en matière d'habitat.

Afin d'abaisser des trois-quarts les émissions des bâtiments, le parc immobilier ferait l'objet d'un vaste plan de rénovation énergétique, qui concernerait pas moins de 75% des bâtiments. Seraient visés en priorité l'habitat social et les co-propriétés, qui traînent aujourd'hui les pieds en raison de complexités réglementaires en voie de simplification. Le développement de la construction bois permet aussi de séquestrer des émissions de CO2.

D'importants gisements d'économie se situent également dans l'assiette des Parisiens. En effet, associés au développement de l'agriculture urbaine sur 150 hectares et des circuits courts, des menus moins carnés, sans devenir totalement végétariens, permettraient d'abaisser de 70% ce poste qui représente aujourd'hui un cinquième des émissions parisiennes. Grâce à ces évolutions, ajoutées à une généralisation de l'économie circulaire, la quantité de déchets produits par habitant serait divisée par deux, passant de 500 à 220 kilos par an.

10.000 kilomètres carrés de forêts pour les émissions incompressibles

Evidemment, l'approvisionnement en énergie devrait se verdir radicalement. L'étude mentionne ainsi 20% des toits de Paris intra muros (soit six millions de mètres carrés) couverts de panneaux solaires, associés à des solutions de stockage et de réseaux intelligents. Contribuer au financement et à l'exploitation d'énergies renouvelables en dehors de ses murs permet même à la capitale de passer d'une baisse de -70% à -80% de ses émissions, Pour ce faire, il lui faut participer au développement de 20 GW de photovoltaïque (un tiers des capacités nationales prévues  dans le cadre du scénario central du scénario 100% renouvelable en 2050 de l'Ademe) et à l'installation de 15 GW d'éolien  (un sixième des capacités prévues selon le même scénario) .

Et ça n'est pas tout. L'étude estime qu'en poursuivant sur sa trajectoire actuelle, il faudrait 50.000 kilomètres carrés de forêts pour compenser les quelque 25,6 millions de tonnes d'équivalent CO2. En réduisant ses émissions de 80%, l'absorption de la part incompressible (5 millions de tonnes) permettant d'atteindre la neutralité carbone nécessiterait encore 10.000 kilomètres carrés de forêts, soit la superficie de l'Île-de-France...

Et c'est sans doute là l'un des points les plus épineux de cet ambitieux projet : comme l'a montré l'épisode des voies sur berges rive droite, Paris ne peut raisonner comme une île au milieu du désert. Depuis cette décision de la maire de Paris de fermer 1,3 kilomètre de cette voie rapide en septembre 2016, la Ville et la Région sont à couteaux tirés, même si les conférences de presse respectives de la présidente de la région Valérie Pécresse et de l'adjoint d'Anne Hidalgo aux transports Christophe Najdovski le 14 mars semblent montrer un apaisement dans ce feuilleton.

En revanche, la mutualisation de solutions avec d'autres villes au sein de réseaux tels que le C40 (qui regroupe les grandes villes les plus actives dans la lutte contre le changement climatique et dont Anne Hidalgo est l'actuelle présidente) sont un facteur d'accélération des progrès. D'autant plus lorsqu'elle se traduit par des actions communes telles que des commandes publiques pour des équipements plus performants, comme les véhicules électriques dédiés au ramassage des déchets.

L'imaginaire collectif plus puissant que la technologie

Plus que la technologie, la gouvernance est donc l'un des points essentiels du projet, d'autant plus que pas moins de cinq mandats électifs vont se succéder d'ici à l'échéance 2050.

Et, plus que tout, l'adhésion des habitants à ce projet ambitieux. Sur ce point, l'étude insiste beaucoup sur l'importance d'un récit résonnant dans l'imaginaire collectif, ancré dans la culture et l'histoire de Paris et sur le caractère festif que devront revêtir les importants changements de comportements attendus des Parisiens. Et rappelle, manière de démontrer la faisabilité d'une telle évolution en un laps de temps si court, qu'il n'a pas fallu plus de 30 ans à la capitale française pour s'électrifier entre 1870 et 1900 et devenir la Ville Lumière...

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Commentaires
a écrit le 30/03/2017 à 18:10 :
Un "bon plan" assez possible, serait de multiplier les immeubles avec terrasses végétalisés dans des espaces verts permettant un ensoleillement hivernal à tous les étages ! Ces immeubles eux-mêmes en escalier sur trois étages maxi (à monter à pieds - seul le monte-charge et les escaliers extérieurs pour les handicapés assis pas déclamés auto-guéris d'eux-mêmes...).
Bacs garde-corps (avec partie inclinée pour panneaux solaires) bourrées de végétaux en bac recevant les déchets ménagers et eaux usées, le bio-gaz retourné vers l'intérieur et le reste en descente d'eau) car, il faut penser au méthane produit en eaux usées et déchets alimentaires à valoriser en cuisinière et éclairage Y compris en diminuant notre consommation de viande et tout produit venu de trop loin, comme celle d'emballages de toutes sortes faisant pollutions à l'excès !
Mais toute cette conception relève de mesures innovantes d'Ensemble vraiment nécessaires (comme la gestion rigoureuse de la taille des villes et des surpopulations mondiales..., que je vous résume... en channelings techniques interactifs sur :
- https://civilisationaccomplie.wordpress.com (en cours de rédaction)
a écrit le 30/03/2017 à 16:00 :
Paris sera sans émissions radio ou télé bien avant 2050 puisque ce sont les mosquées qui règleront le quotidien de chacun :-)
a écrit le 29/03/2017 à 18:05 :
Paris sera sans émissions radio ou télé bien avant 2050 puisque ce sont les mosquées qui règleront le quotidien de chacun :-)
a écrit le 22/03/2017 à 17:37 :
Encore un vœux pieux qui ne se réalisera jamais.
Mais il faut donner aux Français des objectifs positifs.....
a écrit le 21/03/2017 à 16:38 :
"'importance d'un récit résonnant dans l'imaginaire collectif... le caractère festif"
Parce que si on réfléchit, on constate l'absurdité.
Peut-être en remplaçant les chaussées par des plantations de cannabis (bio évidemment) ...
a écrit le 20/03/2017 à 7:52 :
Pour devenir une capitale sans émissions il suffit de devenir une capitale sans habitants...
a écrit le 19/03/2017 à 11:33 :
Voilà ce que les idéologues surréalistes de la Mairie de Paris, Anne Hidalgo en tête, devraient savoir sur la dure réalité des politiques climat-énergie : http://metamag.fr/2017/03/03/quelques-remarques-sur-les-politiques-climat-energie/
a écrit le 19/03/2017 à 11:32 :
Les idéologues de la Mairie de Paris sont dans le déni de réalité et ils envisagent des mesures aussi absurdes qu’onéreuses pour réduire les émissions de CO2, en oubliant que ce gaz est nécessaire à la photosynthèse, donc à toute la chaîne de la Vie sur Terre et en oubliant qu'il n'y a aucune preuve que le CO2 ait une action mesurable sur la température. De toute manière, les politiques climat-énergie sont absurdes, mais elles coûtent très cher aux contribuables, pour des prunes (sauf pour les petits malins qui en profitent en se faisant des fortunes colossales aux frais des ménages).
Réponse de le 20/03/2017 à 9:30 :
"'il n'y a aucune preuve que le CO2 ait une action mesurable sur la température".
C'est vraiment triste de voir encore ce type de commentaires en 2017. Le CO2 est bien sûr nécessaire, c'est sont excès qui est ravageur. En 400 000 ans, ce dernier a été stable entre 180 ppm et 280 ppm. Depuis le dernier siècle, il ne cesse d'augmenter et on en est aujourd'hui a plus de 380 ppm. Réfuter de telles vérités et penser qu'il n'y a pas de lien entre augmentation de CO2 (gaz a effet de serre pour rappel) et augmentation de température, c'est être complètement bête.
Réponse de le 22/03/2017 à 17:49 :
L'idéologie, c'est de s'abstenir des réalités scientifiques.
Le projet de la Ville de Paris est peut être utopique, mais l'action du CO2 sur le réchauffement climatique est scientifiquement démontré.
L'expérimentation est d'ailleurs en cours...
Ceux qui disent que le CO2 n'a pas d'impact sur le climat sont les mêmes qui sont persuadés que la terre est plate.
a écrit le 18/03/2017 à 10:42 :
"Le développement de la construction bois" où ma grand mère habitait dans le Vème, le bâtiment était en bois (Napoléon). De nombreuses maisons ont été plâtrées pour réduire les risques de propagation d'incendie, on ne voit donc pas que très nombreuses sont celles à ossature bois.
Les feux de cheminée, quid de leur contribution hivernale ? Un foyer ouvert a un mauvais rendement, et aucune gestion de la combustion, mais s'équiper coûte même avec des primes (à Grenoble, les volontaires sont peu nombreux). Cheminée électrique ? :-)
Multiplier par cinq le trafic fluvial, c'est tout petit, cinquante serait mieux. :-)
D'ici 2020, ça sera obligatoire de trouver partout des poubelles à déchets compostables, comment vont-ils s'organiser ? Ça fera une poubelle de plus quand y a moyen de les caser (sais plus dans quel pays, j'ai vu un alignement de 6 ou 7 poubelles différentes).
a écrit le 18/03/2017 à 9:26 :
Voilà ce que les idéologues surréalistes de la Mairie de Paris, Anne Hidalgo en tête, devraient savoir sur la dure réalité des politiques climat-énergie : http://metamag.fr/2017/03/03/quelques-remarques-sur-les-politiques-climat-energie/
Réponse de le 22/03/2017 à 18:04 :
J'ai été voir METAMAG, et cet article (qui nie le lien CO2/réchauffement
avec des arguments indéfendables déjà contrés) d'un certain JP Bardinet.
Ce monsieur n'a aucune compétence climat. Un illuminé qui ne représente que lui même.
Son avis a plus de poids que les travaux des scientifiques du GIEC ? Absurde.
(Voici la bio de l'auteur de l'article cité en référence par jlpebe29)
Ingénieur ENSEM - 1968
Ingénieur Circulation (études et régulation de trafic) - Colmar
Responsable technique du GIFOP (centre de formation continue de la CCI de Mulhouse - 100 salariés -activités France et Etranger)
Directeur du Centre de compétences WorldFIP (réseau de terrain - fieldbus) - projet transnational avec comme acteurs des industriels de l'offre (Schneider Electric, Cegelec, Masoneilan, Honeywell, ... et de la demande (PSA, Elf, EDF, Enel, ...)
Responsable des systèmes d'information à l'ADFP (centre de formation patronal, Belfort)
Directeur d'usine, filiale d'Hermès, à Seloncourt (25)
a écrit le 18/03/2017 à 9:22 :
Les idéologues de la Mairie de Paris sont dans le déni de réalité et ils envisagent des mesures idiotes, mais très onéreuses, pour réduire les émissions de CO2, en oubliant que ce gaz est nécessaire à la photosynthèse, donc à toute la chaîne de la Vie sur Terre et en oubliant qu'il n'y a aucune preuve que le CO2 ait une action mesurable sur la température.
De toute manière, les politiques climat-énergie sont absurdes,, mais elles coûtent très cher aux contribuables, pour des prunes (sauf pour les petits malins qui en profitent en se faisant des fortunes colossales aux frais des ménages).
a écrit le 16/03/2017 à 23:38 :
Les politiques dirigent le monde et bien souvent ne comprennent rien à la physique. Nous n’aurons plus accès au pétrole bien avant 2050. Donc le problème se résout tout seul.

« Celui qui croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. »Kenneth Boulding (1910-1993), président de l'American Economic Association.
Réponse de le 22/03/2017 à 17:51 :
Il y largement assez de pétrole, de charbon et de gaz pour que le réchauffement climatique nous ait tous transformé en merguez. Allez voir les excellentes vidéo de Jancovici sur Youtube
Attendre la pénurie de combustible fossiles ne suffira pas.
a écrit le 16/03/2017 à 19:19 :
Quelle horreur à la Alphonse Allais !
Tout est dans le sous-titre "L'imaginaire collectif plus puissant que la technologie"
a écrit le 16/03/2017 à 10:09 :
Neutre en émission carbone ? Comme si c'était ça l'important. Et les 48 000 morts en France à cause de la pollution, la vraie, que deviennent-ils ? On attend qu'ils aient doublé ?

- Une politique environnementale seul dans son coin n'a qu'un intérêt médiatique. Comme le prouve la fermeture des berges de Seine, en fonction de la force du vent et de l'âge du capitaine, on peut dire tout et son contraire.

- Le réchauffement climatique ne tue pas, la pollution si. Dans l'absolu c'est très bien de se préoccuper des faits éventuels du futur. Mais quand ça implique de ne rien faire pour les faits actuels c'est très dérangeant.
Réponse de le 22/03/2017 à 17:53 :
Le réchauffement climatique tue, détrompez vous. Et agir pour le futur n'empèche pas d'agir pour le court terme. La supprression de tout véhicule particulier à Paris permettrait à la fois de lutter contre le réchauffement et contre la pollution. Les 2 ne sont pas antinomiques.
a écrit le 16/03/2017 à 8:03 :
La solution, l'unique solution, passe évidemment par une augmentation du prix de l'énergie. C'est facile à obtenir en mettant une taxe sur l'énergie pour réduire le cout du travail. Mais comme les Français n'en veulent pas, alors tant pis. Vive la pollution, même si nous en subissons les conséquences. Voir la note n°6 du CAE.
Réponse de le 16/03/2017 à 13:45 :
Suite. Encore un petit effort pour envisager l'application de la page 12 de cette note n°6. C'est du niveau de la classe de 3eme ou 4eme. Et en plus, l'application de cette note permettrait de réduire le chomage, de retrouver un peu de croissance et de protéger le climat. Que du bonheur! Il faudrait respecter l'équité avec l'allocation universelle.
a écrit le 16/03/2017 à 7:49 :
De doux rêveurs payés grassement par nos impôts
a écrit le 15/03/2017 à 19:51 :
"ont mandaté des cabinets spécialisés" ou ont donné du boulot à des potes ?
Réponse de le 22/03/2017 à 17:54 :
Cela se fait par un AO public, la procédure est tracée, participant régulièrement à des marchés publics (que je perds ou je gagne, cela dépend), le copinage est rare. Cela peut jouer à la marge, mais nous sommes dans un pays avec des contrôles lourds sur ces sujets.
a écrit le 15/03/2017 à 18:15 :
A la lecture de l'article on comprend que la conclusion de cette étude est que c'est irréalisable.
Le titre devrait plutôt être : "Climat : comment Paris ne pourra en aucun cas devenir en 2050 une capitale sans émissions."

Et en plus en France on émet plus de CO2 en installant des panneaux photovoltaïques qu'en pompant directement l'électricité du réseau (faiblement carboné grâce au nucléaire).
Les énergies renouvelables ne sont pas du tout neutres en carbone, ça serait bien qu'on arrête de penser qu'installer des éoliennes et des panneaux solaires est une solution miracle. Les médias ne parlent pas du tout des inconvénients des renouvelables et des avantages des autres énergies, pourtant il y en a.

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