« Lire, c’est sexy ! » : la grande interview de Nathacha Appanah, Hervé Le Tellier et Marc Levy

Marc Levy, Nathacha Appanah et Hervé Le Tellier, à Paris, le 24 novembre 2025.
LTD/Denis Allard/Leextra pour La Tribune Dimanche

Marc Levy, Nathacha Appanah et Hervé Le Tellier, à Paris, le 24 novembre 2025.
LTD/Denis Allard/Leextra pour La Tribune Dimanche
Les Français lisent moins – les ventes de livres ont baissé de 5 % en cette rentrée –, et encore moins quand ils ont moins de 25 ans, comme le confirme chaque année le baromètre Ipsos pour le Centre national du livre. Parce qu’il est urgent d’inverser cette tendance, Nathacha Appanah, Hervé Le Tellier et Marc Levy ont accepté de lancer un appel. Pour réunir nos trois écrivains, on a profité d’une venue à Paris de Marc Levy – qui vit à New York depuis presque dix-sept ans, mais plus pour très longtemps : à la rentrée scolaire prochaine, il emménagera à Madrid… pour fuir l’Amérique de Trump qui « censure » des centaines de livres. Preuve, s’il était besoin, que les livres ont un pouvoir politique !
Répétera-ton jamais assez que la lecture est une amitié, selon la fameuse phrase de Proust ? Le développement que fit l’auteur de la Recherche est moins connu : « Dans la lecture, l’amitié est soudain ramenée à sa pureté première. Avec les livres, pas d’amabilité. Ces amis-là, si nous passons la soirée avec eux, c’est vraiment que nous en avons envie. Eux, du moins, nous ne les quittons souvent qu’à regret. Et quand nous les avons quittés, aucune de ces pensées qui gâtent l’amitié : Qu’ont-ils pensé de nous ? – N’avons-nous pas manqué de tact ? – Avons-nous plu ? […] Pas de déférence non plus ; nous ne rions de ce que dit Molière que dans la mesure exacte où nous le trouvons drôle ; quand il nous ennuie, nous n’avons pas peur d’avoir l’air ennuyé, et quand nous avons décidément assez d’être avec lui, nous le remettons à sa place aussi brusquement que s’il n’avait ni génie ni célébrité. » Et si le livre pense du mal de nous, il ne pourra le dire à personne, pas même se refuser à nous parce que nous ne le méritons pas…
LA TRIBUNE DIMANCHE — Hervé Le Tellier, votre Anomalie porte bien son nom : les chiffres de vente démentent à eux seuls les sondages sur l’effondrement de la lecture… Comme il s’agit du Goncourt post-confinement, peut-on aussi y voir une forme de réplique à cette décision prise par le gouvernement de classer les livres parmi les biens « non essentiels » ?
H.L.T. Ce qui est sûr, c’est que le secteur du livre a vécu une parenthèse enchantée, ouverte avec le confinement. Et que cette parenthèse est en train de se refermer d’une façon sinon brutale, du moins incontestable. Même si la France est relativement protégée par un encore bon réseau de librairies que le prix unique du livre a préservées de la destruction, et d’une politique de soutien au livre qu’il faut continuer à défendre. Mais la tendance mondiale est à la baisse de la lecture…
Nathacha Appanah, votre Nuit au cœur vient d’être couronnée, après le Femina, par le Goncourt des lycéens : l’engouement des jeunes pour ce prix ne montre-t-il pas un appétit qui contrebalance – un peu – ce chiffre : 20 % des Français de 7 à 19 ans ne lisent pas du tout dans le cadre de leurs loisirs ?
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N.A. Le Goncourt des lycéens est un dispositif qu’il faut préserver à tout prix et qui existe grâce à l’énergie des enseignants, des documentalistes, des lycéens. Il me semble que ce prix – son déploiement en France hexagonale et aussi dans les lycées français à l’étranger – n’existe nulle part ailleurs dans le monde. Cela dit quelque chose de notre volonté commune de résister à l’effritement des livres et de l’imaginaire.
Le plus inquiétant n’est-il pas que 53 % des 15-24 ans font « autre chose » – envoyer des messages, aller sur les réseaux sociaux, regarder des vidéos – pendant qu’ils lisent des livres ?
N.A. Ce n’est pas un geste réservé aux jeunes. Beaucoup de personnes plus âgées font cela aussi. Je le fais aussi, et je sais que j’ai commencé à faire cela depuis le confinement. J’ai souvent l’impression que l’on fait porter un poids énorme sur les épaules de cette jeunesse en lui disant comment elle doit vivre sa vie, lire ses livres, sur quels supports les lire. Pourtant c’est à notre génération d’adultes – nous les parents – de continuer à donner l’exemple. Si je ne me trompe pas, c’est notre génération qui a inventé les réseaux sociaux, et si nos inventions, nos « progrès » nous échappent, c’est de notre responsabilité.
H.L.T. Nous vivons le temps de la sollicitation permanente et de l’interactivité généralisée, et il est courant qu’on regarde une série en jouant à un jeu ou en correspondant avec un ami. Par quel miracle la pratique culturelle de la lecture échapperait-elle à cette tendance ? Cela dit, je me demande quels livres les jeunes peuvent bien « lire » pour pouvoir scroller sur Insta ou TikTok en parallèle. Je doute, en dépit du côté « multitâche » revendiqué, qu’on puisse sérieusement lire un roman exigeant ou un essai historique en jouant à un jeu vidéo.
M.L. Ça ne concerne pas seulement les jeunes et pas seulement les livres. C’est une question d’éducation générale. Il faut combattre cela comme on a combattu le tabagisme : en faisant passer le message que fumer n’était pas sexy mais toxique. Aujourd’hui, alors que les réseaux sociaux renvoient aux jeunes une image d’eux-mêmes valorisante, rien n’est fait pour qu’il en soit de même quand ils lisent. Rien n’est fait pour leur faire comprendre que les livres peuvent les relier entre eux. Rien n’est fait pour faire entrer les livres dans la modernité du siècle. Avez-vous souvent vu une pub ou quelqu’un qui lit sans que ce soit un retraité ? Il faut réinventer le désir de la lecture ! Lire, c’est sexy ! Regardez ce qui s’est produit avec la cuisine : quel jeune aurait voulu s’afficher cuisinier à l’époque de Maïté ?
Mais il aura suffi de quelques programmes où de jeunes pâtissiers et cuisiniers étaient en compétition pour que la cuisine devienne moderne. Il faut des campagnes de communication pour faire évoluer l’image qu’ont les jeunes de la lecture et leur montrer que celui qui lit est plus relié au monde que celui qui a les yeux rivés sur un écran. Le rôle croissant des « bookstagrameurs » comble un vide d’émissions sur les livres qui parlent aux jeunes, qui leur soient accessibles et qui leur donnent envie. Ce n’est pas l’appétit qui manque, mais les espaces d’expression pour les livres. Il suffit de voir combien les salons du livre font le plein, et notamment de jeunes. Si on se donne la peine de réinventer la perception du livre, si on leur montre à quel point lire change une vie, la tendance peut être inversée !
H.L.T. Pour valoriser la lecture, il faut faire entendre les textes, tous les textes, au lycée et au collège, impliquer les parents et les enseignants, favoriser les clubs de lecture, promouvoir la lecture à haute voix, collaborer avec certains influenceurs, faire la démonstration partout que lire développe l’imagination, les compétences en écriture, en communication, enrichit le vocabulaire et forme le citoyen. Pour cela, il ne faut pas baisser les bras sur le soutien économique à la culture en général et à la lecture en particulier. Mais plus de lecteurs, -rappelons-le, c’est plus de civilité, plus d’urbanité et plus de dialogue. Ça rapporte, et c’est incalculable, au double sens du terme.
Rendre le livre « sexy » ne passe-til par le fait de montrer que lire « rend plus heureux » ? C’est ce que le romancier islandais Jón Kalman Stefánsson dit de la lecture : « C’est comme si on possédait une chose que personne ne pourra jamais nous enlever, jamais, et ça vous rend plus heureux. » Et vous, pourquoi lisez-vous ?
N.A. Je lis parce que si les miracles existaient, c’est dans un livre qu’ils adviendraient. Le miracle d’être un autre être, avec tourments et joies, le miracle de déployer une autre vie que la sienne et peut-être, peut-être, de mieux comprendre la condition humaine.
M.L. Je lis pour partir à la rencontre de gens que je ne connais pas, pour changer d’opinion, pour être ému, pour découvrir des horizons qui me sont inconnus, des cultures autres que la mienne, je lis pour me sentir libre, pour rester optimiste, même quand les histoires sont tristes, je lis, parce que les livres nous relient au monde.
H.L.T. Je lis parce que je vis soudain une autre vie, dans une autre époque, dans un autre corps, et que ce n’est pas une simple situation de spectateur, puisque quelque chose se joue, je le sens bien, de bien plus intime. Je lis aussi parce que je ne sais rien, ou si peu, et ce n’est hélas pas une coquetterie. Et puis, on apprend parfois plus des livres que de la vie.
Est-il grandiloquent de dire qu’un livre peut changer votre vie ?
H.L.T. Oui, c’est grandiloquent ; et alors ?
M.L. Non, ce n’est pas grandiloquent, c’est vrai. Plusieurs livres ont influencé le cours de ma vie. Et, pour avoir souvent partagé cette question avec des lecteurs, je crois qu’un livre peut nous changer, nous faire prendre d’autres chemins.
N.A. Un livre peut faire comprendre, apprendre, désapprendre, peut vous faire ressentir toutes les émotions possibles et imaginables. Il peut vous faire changer d’avis, il peut vous mettre très mal à l’aise, mais il n’y a que la vie et son lot qui changent la vie.
Quel est le livre qui a changé la vôtre ?
M.L. Si mon père ne m’avait pas fait lire Les Raisins de la colère durant mon adolescence, je ne serais peut-être pas entré à la Croix-Rouge le jour de mes 18 ans.
N.A. L’Étranger, que j’ai lu plus de vingt-cinq ans après la mort d’Albert Camus, m’a fait comprendre qu’une voix pouvait traverser le temps, qu’un livre pouvait attendre qu’on le trouve. C’est le livre que j’ai le plus relu.
H.L.T. À 12 ou 13 ans, lire Des fleurs pour Algernon m’a beaucoup troublé. Je n’ai pas pu lâcher -Robinson Crusoé ou même Dracula. Ce sont des livres qui parlent à travers la fiction du rapport aux autres, de l’éphémère, de la solitude extrême et de l’éternité. L’adolescent que j’étais n’a cessé, ensuite, de mouliner tout cela pour tenter de penser sa place dans le monde.
Qu’est-ce que ça a changé, votre façon d’aimer ?
H.L.T. Le langage, sa maîtrise, changent, peut-être, la façon d’aimer. On est – peut-être encore… – moins démuni face au sentiment. Mais bon, Flaubert lui-même disait qu’il n’y a pas d’apprentissage de l’amour.
M.L. Clair de femme, de Romain Gary, a ravivé la lumière qu’un grand chagrin d’amour avait éteinte et m’a donné l’envie d’aimer encore plus, même si ce n’est pas sans danger.
Est-ce qu’un livre vous a rendu(e) meilleur(e), donné du courage, appris qui vous étiez ?
N.A. Le Dieu des petits riens d’Arundhati Roy m’a donné beaucoup de courage. Je l’ai lu à sa sortie en 1997 et je n’écrivais plus à cette époque, je pensais que je n’écrirais plus, que je n’avais plus cette capacité ni cette énergie-là. En lisant ce grand livre, quelque chose s’est rallumé en moi, en secret, un espoir, une petite voix.
M.L. Les Parias de la Résistance m’a appris d’où je venais. Des souris et des hommes de Steinbeck et beaucoup de romans de Gary m’ont fait rêver à ce que je pourrais être. Les romans de Kent Haruf et de Richard Yates (Revolutionary Road [paru en France sous le titre La Fenêtre panoramique], Easter Parade) ont guidé mes pas jusqu’en Amérique.
Qu’est-ce que vous demandez à un livre ? D’être une fenêtre par laquelle on s’évade, comme disait Julien Green ? De vous offrir la vie que vous n’avez pas eue ? De vous montrer la vie dont vous ne voulez pas ?
H.L.T. La fenêtre me va.
M.L. Oui, tout cela à la fois, et d’autres choses encore. Je crois que le premier livre qui vous marque à l’adolescence est celui où vous rencontrez un personnage qui vous fait comprendre que vous n’êtes pas seul. Les livres sont de merveilleux remèdes à la solitude. Je suis un solitaire qui déteste la solitude, et les livres m’ont souvent permis de surmonter cette contradiction.
N.A. Je ne demande rien à un livre. Il y a la langue, la vie racontée, la forme, la musique, et quand tout cela est réuni, cela suffit.
Yves Berger s’est fait enterrer avec Autant en emporte le vent, Leonard Bernstein avec Alice au pays des merveilles, et plus récemment Robert Badinter avec Choses vues de Victor Hugo. Et vous, y a-til un livre avec lequel vous aimeriez être enterré ?
N.A. Non, puisque je voudrais être incinérée.
H.L.T. Moi j’aimerais être incinéré avec Fahrenheit 451.
M.L. Moi aussi je préfère être incinéré, mais l’idée de brûler un livre m’horripile.
Quels sont les trois livres que chacun devrait avoir lus avant de mourir ?
M.L. Lire, c’est être libre ; à chacun d’avoir la liberté de choisir les livres qui auront marqué sa vie.
N.A. Si c’est un homme de Primo Levi, La Peste d’Albert Camus, Hamlet de Shakespeare.
H.L.T. Le livre de l’Ecclésiaste, dans la Bible, Les Misérables de Victor Hugo, Journal d’un prisonnier de Nicolas Sarkozy. [Sourire.] Pardon, je n’ai pas pu résister…
Est-ce qu’il y a de mauvais livres qui ont eu
de l’importance dans votre vie ?
H.L.T. Plein. Pas de noms. Et heureusement.
N.A. S’ils ont de l’importance c’est qu’ils ne sont pas mauvais.
M.L. Durant mon adolescence, j’ai lu plusieurs « très bons livres » qui m’ont ennuyé à mourir. La Nuit des temps de René Barjavel était très critiqué, mais il a fait lire des dizaines de milliers de jeunes de ma génération, et surtout il leur a donné l’envie d’entrer dans des librairies et de lire d’autres livres. Si ça, ce n’est pas un très bon livre…
Prêtez-vous aux livres des pouvoirs politiques ?
M.L. Ah oui ! Je doute de beaucoup de choses dans la vie, mais pas de ça. Victor Hugo, pour commencer, Toni Morrison, John Steinbeck, Margaret Atwood, Jane Austen, Albert Camus, George Orwell, Virginia Woolf, Jean-Paul Sartre, Jacques Prévert, Yasmina Khadra, je cite quelques auteurs dans le désordre et au fur et à mesure qu’ils me viennent à l’esprit, mais la liste est infinie. C’est si vrai qu’aux États-Unis, aujourd’hui, dans les états conservateurs, les romans de Toni Morrison, de Margaret Atwood, d’Orwell et de Steinbeck, ou encore le Journal d’Anne Frank sont décriés et censurés : les moins de 18 ans ne peuvent plus se les procurer dans les bibliothèques !
N.A. Une saison blanche et sèche d’André Brink ; Citizen de Claudia Rankine ; Effacement de -Percival Everett.
H.L.T. Aujourd’hui, je conseillerais la lecture des Ingénieurs du chaos de Giuliano da Empoli.
Le livre tuera la cathédrale et l’alphabet les images, murmure tristement Frollo dans le fameux chapitre 2 du livre V de Notre-Dame de Paris en observant les tours de sa cathédrale et en regardant vers le livre imprimé ouvert sur sa table. Ce qui donne les mots définitifs de Hugo : « Ceci tuera cela. » Si l’imprimerie achève l’architecture, que penser du numérique visà-vis du livre ?
N.A. Je ne les oppose pas. J’ai moi-même une tablette sur laquelle j’ai des centaines de livres, surtout en langue anglaise. C’est la lecture le vrai combat. Le temps consacré à la lecture – ce temps de la patience, de l’infusion d’une histoire, d’une langue – qui est grignoté par le temps passé sur les réseaux sociaux. Il faudrait pouvoir lire un peu tous les jours. Un article, un paragraphe, une quatrième de couverture, une page avant de s’endormir.
M.L. Je ne crois pas que l’imprimerie ait achevé l’architecture. En regardant les gens rivés à leurs écrans de téléphone, je ne pense pas non plus que l’alphabet ait tué les images, ce serait plutôt le contraire. Quant à la question du numérique, elle est complexe. La lecture sur écran offre certains avantages, comme de pouvoir voyager avec sa bibliothèque. En revanche, si en disant numérique vous pensez aux réseaux sociaux, ils nous écartent de la lecture, et de tant d’autres choses…
H.L.T. Je ne crains pas que les écrans menacent l’écrit. Comme disait Keynes, à long terme, nous sommes tous morts. Les intelligences artificielles et le changement climatique nous tueront bien avant que le dernier livre soit imprimé.

L’année 2025 est celle du sacre de Nathacha Appanah, dont le livre La Nuit au cœur (Gallimard) lui vaut trois prix coup sur coup : le Femina, le Renaudot des lycéens et le Goncourt des lycéens. Cette dernière distinction étant particulièrement prescriptrice, son éditeur vient de réimprimer 50.000 exemplaires pour compléter les 150 000 déjà tirés. Née en 1973 à Mahébourg (île Maurice), l’écrivaine a publié une dizaine de romans, dont Le Dernier Frère (l’Olivier, 2007) ou Tropique de la violence (Gallimard, 2016), déjà remarqué par les lycéens, qui lui avaient décerné leur prix Femina.

Couronné par le Goncourt 2020, son roman L’Anomalie, que Gallimard avait initialement tiré à 13.000 exemplaires, réussit l’exploit d’être désormais au coudeà-coude avec L’Amant de Marguerite Duras (1984) : 1,5 million d’exemplaires vendus contre 1,6 million. Né en 1957 à Paris, Hervé Le Tellier est un romancier, poète et nouvelliste passé maître en ironie et dans l’art de pousser la langue dans ses retranchements. Ce mathématicien de formation préside l’atelier de littérature expérimentale OuLiPo. Dans son dernier livre, Le Nom sur le mur (Gallimard, 2024), il a fait le plus difficile : il est allé jusqu’à s’interdire… tout jeu stylistique.

Avec plus de 50 millions de livres vendus et une traduction dans une cinquantaine de langues, Marc Levy est l’auteur français vivant le plus lu dans le monde. Né en 1961 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), il sera révélé en 2000 avec son premier roman, Et si c’était vrai… Il a depuis publié 26 livres écoulés en tout à 37 millions d’exemplaires en France, dont dernièrement La Librairie des livres interdits (Robert Laffont, 2024). Soucieux de rendre la lecture accessible à tous, il a écrit des histoires distribuées dans les menus enfant de McDonald’s et publie depuis 2019, avec l’illustrateur Fred Bernard, une série de romans pour la jeunesse, Le Petit Voleur d’ombres, inspirée de son Voleur d’ombres.
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