Le climat des affaires au plus haut depuis la mi-2007, la Bourse apprécie

Calculé à partir des opinions des chefs d'entreprise sur leur activité, l'indicateur qui synthétise le climat des affaires en France a gagné 5 points en juin, à 113, très au-dessus de sa moyenne de longue période qui est de 100, et de son niveau d'avant la pandémie qui était de 105. La Bourse de Paris, elle, retrouve le chemin de l'optimisme, progressant de plus de 1%, à 6.619 points à la mi-journée.

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(Crédits : Regis Duvignau)

Le climat des affaires en France a continué à s'améliorer au mois de juin, dépassant "nettement" son niveau d'avant la crise sanitaire et se situant au plus haut depuis la mi-2007, a rapporté jeudi l'Insee.

Cette amélioration tient aux "perspectives générales d'activité dans les services", secteur pour lequel le climat des affaires est au plus haut depuis septembre 2000, précise l'Institut national des statistiques.

Les chefs d'entreprise retrouvent le moral...

Calculé à partir des opinions des chefs d'entreprise sur leur activité, l'indicateur qui synthétise le climat des affaires en France a gagné cinq points en juin, à 113, très au-dessus de sa moyenne de longue période qui est de 100, et de son niveau d'avant la crise du Covid-19 qui était de 105. En mai, cet indicateur était de 108.

En juin, la progression du climat des affaires est tirée par celle des services, qui gagnent 6 points, avec en leur sein une hausse de 8 points pour le commerce de détail, tandis que l'industrie "est stable, après cinq mois de hausse continue", détaille l'Insee.

... malgré les anticipations de difficultés d'approvisionnement

Et "dans le bâtiment, le solde d'opinion relatif à l'activité récente s'améliore nettement" mais "les difficultés d'approvisionnement sont jugées en hausse", toujours selon l'institut.

Les prix de l'acier ont connu des fortes hausses tandis que le marché fait face à une pénurie de bois, notamment.

Enfin, le climat de l'emploi repasse au-dessus de sa moyenne de longue période et s'approche, à 104, de son niveau d'avant la crise sanitaire (105), les chefs d'entreprise anticipant une amélioration dans les trois prochains mois dans les services, hors agences d'intérim.

La Bourse de Paris retrouve l'optimisme

La Bourse de Paris a rebondi à l'ouverture jeudi (+0,52%), tempérant ses craintes sur l'évolution des politiques monétaires avant la décision de la Banque d'Angleterre.

A 09H25, l'indice phare CAC 40 gagnait 37,15 points à 6.588,22 points. La veille, il avait clôturé en forte baisse de 0,91%.

À 12h45 le CAC40 progressait nettement, s'affichant à 6.619 points, en progression de 1,04 %.

Mercredi les marchés financiers ont terminé dans le rouge en Europe, s'interrogeant sur les futures décisions de politique monétaire après le changement de ton de la Fed, pour qui il est désormais question de relever ses taux à deux reprises courant 2023.

Après le "changement de position de la Réserve fédérale sur le calendrier d'une éventuelle hausse des taux, la réunion de la Banque d'Angleterre d'aujourd'hui pourrait marquer un changement de calendrier similaire en ce qui concerne le retrait de ses propres mesures d'urgence de politique monétaire", estime Michael Hewson, analyste chez CMC Markets UK.

Inquiétudes inflationnistes en Grande-Bretagne

La Banque d'Angleterre (BoE), dont la décision est attendue à 13H00 (heure de Paris), doit trouver le ton juste pour rassurer les investisseurs inquiets de l'accélération de l'inflation sans brusquer ceux qui craignent un ralentissement de l'économie.

L'institut d'émission ne devrait pas toucher à ses taux (à un plus bas historique de 0,1% depuis le début de la pandémie de Covid-19) ou à son programme de rachats d'actifs.

"Le pic de l'inflation britannique", qui a atteint 2,1% en mai sur un an, "a déjà été prévu lors de la réunion de mai de la BoE, elle devrait être temporaire et revenir à 2% à moyen terme", rappelle Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.

Après des décisions unanimes ces derniers mois, les discussions deviennent plus houleuses entre les neuf membres du comité monétaire de la Banque avec d'un côté les "colombes", qui auront plutôt tendance à soutenir l'économie en maintenant une politique monétaire souple et de l'autre les "faucons" qui défendent une hausse des taux.

Signes positifs pour le redémarrage de l'économie

En France, l'un des signes d'optimisme ce jeudi a été la publication par l'Insee de cet indicateur du climat des affaires qui a continué à s'améliorer au mois de juin, dépassant "nettement" son niveau d'avant la crise sanitaire et marquant un record depuis la mi-2007 (voir en tête d'article).

Le pays va par ailleurs toucher 39,4 milliards d'euros de l'Union européenne, qui a validé mercredi le plan de relance financé en partie par un emprunt européen commun inédit et va verser un premier chèque cet été à Paris.

Autres éléments de l'agenda du jour, la publication des derniers tests de résistance bancaire de la Fed, les commandes de biens durables pour mai aux Etats-Unis et la dernière estimation du PIB américain au premier trimestre.

LES VALEURS À SUIVRE

Europcar refuse une prise de contrôle

La loueur de voitures Europcar a refusé mercredi une offre de rachat de Volkswagen le valorisant à 2,2 milliards d'euros, mais n'a pas pour autant fermé la porte au constructeur allemand. Son action perdait 0,49% à 0,43 euros, après être une forte progression lors de la séance précédente.

Alstom sur les rails

Le constructeur ferroviaire français Alstom prenait 0,09% à 42,54 euros, après avoir annoncé mercredi l'obtention d'un contrat de 120 millions d'euros pour fournir une nouvelle technologie de signalisation au Comté de Miami, aux Etats-Unis.

Oeneo solide

Le fabricant français de bouchons et tonneaux a vu son bénéfice net profiter d'une croissance à deux chiffres lors de son exercice décalé 2020-21, une performance qui s'explique selon lui par une maîtrise de ses coûts. Le titre Oeneo montait de 2,36% à 12,14 euros.

(avec AFP)

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Commentaires 2
à écrit le 24/06/2021 à 12:56
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"Calculé à partir des opinions des chefs d'entreprise sur leur activité" La science est morte brutalement dès qu'elle a entendu cela. Quand je dis que leur néolibéralisme n'est qu'une croyance reposant sur la religion argent. Comment auraient ils...

le 29/06/2021 à 11:11
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Les informations publiées ici sont en fait très instructives.<a href="https://yanrefitness.fr">merci</a>

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