Robinhood : les boursicoteurs sortent (enfin) du bois
Maxime Hanssen

Le titre Robinhood a quasiment doublé en deux séances, porté par l'investissement massif d'une des gourous de Wall Street et la mobilisation des néo-tradeurs.
Reuters
Maxime Hanssen

Le titre Robinhood a quasiment doublé en deux séances, porté par l'investissement massif d'une des gourous de Wall Street et la mobilisation des néo-tradeurs.
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Robinhood, la plateforme qui a "démocratisé la Bourse", n'est définitivement par une entreprise comme les autres. Après une introduction en Bourse ratée, malgré de folles espérances, le titre a quasiment doublé en deux séances, mardi et mercredi, dans des volumes très étoffés.
Le cours a même atteint un plus haut de 77 dollars en séance mercredi (contre 34,82 dollars pour le premier jours de cotation et un prix d'introduction de 38 dollars), dans une telle volatilité que les échanges ont mêmes été suspendus trois fois dans la journée. Jeudi, accalmie ou non, le titre ouvrait en baisse de 10 %.
L'origine de ce coup de fièvre ? La gourou de Wall Street, Cathie Wood, dont l'étoile avait pourtant pâlie ces derniers mois, venait d'annoncer que son fonds Ark Invest avait acheté 3 millions de titres Robinhood lundi dernier. De quoi réveiller les réseaux sociaux et les nouveaux aficionados de la cote, pourtant bien endormis lors de l'introduction en Bourse.
"Les gens essaient de se caler sur le vote de confiance de Cathie Wood dans les actions Robinhood", a noté Thomas Hayes, directeur de Great Hill Capital, relayé par le site belge L'écho.be.
Résultat, la plateforme Stocktwits, prisée des investisseurs particuliers, enregistrait mardi un nombre record de visites sur le titre. Et selon des données de Vanda Securities, les boursicoteurs ont acheté pour 19,4 millions de dollars d'actions mardi. La valeur est devenue le onzième titre le plus traité chez les courtiers dédiés au trading des particuliers. Portée par cette influence populaire qui bouleverse la valeur d'un titre, l'action RobinHood est désormais, ironie du sort, considérée comme une "action-mème".
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Plusieurs analystes suggèrent cependant un autre facteur pour expliquer cet attrait pour le titre. C'est seulement depuis cette semaine qu'il est possible d'acheter des options sur le titre, c'est-à-dire, en pariant à la hausse ou à la baisse sur la valeur du titre à court ou moyen terme. Or, les néo-tradeurs apprécient tout particulièrement ce type de transaction.Surtout sur la plateforme Robinhood !
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Lors de son introduction, la fintech comptait énormément sur l'activisme de ces néo-traders, et souvent ses propres clients. Elle leur avait ainsi réservé entre 20 et 35% de ses actions. Mais ils n'ont pas acquis massivement des titres. Après une période d'observation sur la valeur et un pétard déclenché par une référence de la place, voilà la communauté Robinhood qui sort enfin du bois.
Maxime Hanssen