Covid-19 en 24h : évolution du télétravail, nouvelles aides aux entreprises, Inde...

Alors que la situation sanitaire se détériore en Inde, la France prépare progressivement sa sortie de crise avec une première réunion lundi sur l'évolution des règles de télétravail. De son côté, Bruno Le Maire prévoit de nouvelles aides pour aider les entreprises « saines » à traverser la crise… Voici le graphique et les informations éclairantes de ces dernières 24 heures à suivre sur l'actualité Covid, en France et dans le monde.
La situation sanitaire se complique en Inde, avec près de 3,5 millions de nouvelles contaminations depuis début avril.
La situation sanitaire se complique en Inde, avec près de 3,5 millions de nouvelles contaminations depuis début avril. (Crédits : FRANCIS MASCARENHAS)

L'INFO À SUIVRE - Bientôt une réunion sur l'évolution du télétravail

Les partenaires sociaux seront consultés lundi sur le télétravail, pour « faire évoluer les règles à partir de la mi-mai », prochaine étape prévue du déconfinement, a indiqué la ministre du Travail Elisabeth Borne.

Télétravail

À la mi-mai, « on commencera à rouvrir les commerces, les terrasses, certains établissements culturels, on aura aussi à faire bouger les règles sur le télétravail », a-t-elle souligné sur LCI, précisant qu'elle « souhaite qu'on puisse redonner la main aux entreprises et aux salariés sur l'organisation de ce télétravail ».

En plein pic de la troisième vague, la ministre a toutefois appelé « à continuer le télétravail » qui « a très bien fonctionné », selon elle. « Ces dix derniers jours, il a vraiment bondi », a-t-elle affirmé, évoquant un taux passé de 65% à 78% chez « les actifs qui peuvent facilement télétravailler » , soit « un niveau plus élevé que ce qu'on avait eu dans le deuxième confinement en novembre ».

Lire aussi : Après un recul, les salariés ont retrouvé le chemin du télétravail en avril

LE CHIFFRE - L'indice de croissance du secteur privé à 53,7 points en zone euro

L'activité du secteur privé dans la zone euro a connu en avril sa plus forte croissance depuis juillet, portée par l'industrie et un rétablissement dans les services, selon la première estimation de l'indice PMI composite du cabinet Markit.

Cet indice a progressé à 53,7 points en avril, après 53,2 en mars. Un chiffre inférieur à 50 signifie que l'activité se contracte. Ces chiffres signalent une croissance de l'activité pour le deuxième mois consécutif, après quatre mois de recul.

En particulier, la production dans l'industrie a progressé pour le dixième mois consécutif et a atteint un niveau record (63,4 points) depuis le lancement de cet indicateur en 1997, a souligné Markit dans un communiqué.

Lire aussi : La pandémie a détruit plus de 320.000 emplois dans le privé en 2020

LA PHRASE - Bruno Le Maire promet d'aider « les entreprises saines à passer le mur de la dette »

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a promis devant des professionnels du tourisme à Saint-Malo un nouveau dispositif d'aides qui permette aux « entreprises saines de passer le mur de la dette » provoquée par la crise sanitaire.

Bruno Le Maire Relance

Il a indiqué « travailler à un dispositif d'accompagnement » qui sera finalisé « d'ici quinze jours à trois semaines ». « Nous aurons une alerte précoce pour repérer ces entreprises », « un interlocuteur unique » et « en troisième lieu des réponses financières adaptées nouvelles », a-t-il expliqué.

La France ne doit « pas perdre des entreprises, des PME, des entreprises familiales qui sont parfaitement saines mais qui ont accumulé des dettes » depuis l'épidémie.

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LE GRAPHIQUE - En février, plus de 2 millions de salariés étaient encore au chômage partiel

Dès le premier confinement, la France a instauré le dispositif de chômage partiel pour soutenir l'activité économique du pays. Au pic de la crise en avril, 8,4 millions de salariés étaient au chômage partiel, selon la Dares.

Ce chiffre avait chuté à l'été 2020, lorsque l'activité économique était repartie, avec 1,1 million de salariés concernés par ce dispositif au mois d'août. Cependant, face à la recrudescence de l'épidémie et aux nouvelles mesures restrictives, le nombre de salariés au chômage partiel a de nouveau dépassé 3 millions en novembre 2020.

Début 2021, ils étaient encore plus de 2 millions à être dans cette situation, principalement dans les domaines de l'hôtellerie, la restauration, la culture ou l'événementiel.

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Lire aussi : Borne assure que le chômage partiel sera pris en charge à 100% "tant que la crise durera"

EN RÉGIONS - L'ADEME et la CPME Auvergne Rhône-Alpes s'allient pour une relance verte

Leur mission : sensibiliser et mieux accompagner les TPE-PME sur le chemin de la relance, mais à travers la transition écologique. A travers leur nouveau partenariat, l'ADEME et la CPME Auvergne Rhône-Alpes sont bien décidées à mettre les bouchées doubles sur une relance « green », en capitalisant sur le plan de relance, qui flèche 30 des 100 milliards d'euros annoncés vers des enjeux de transition écologique.

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Lire aussi : « On pourrait accélérer la sortie de crise si l'Etat engageait avec les maires la relance verte » (Anne Hidalgo)

À L'ÉTRANGER - En Espagne, nouvelle chute de l'emploi dans les banques

L'Espagne va de nouveau supprimer des milliers de postes et d'agences bancaires, un phénomène engagé depuis dix ans et accéléré par la pandémie.

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Deux des plus grandes banques du pays ont annoncé cette semaine de vastes plans de départs : environ 8.300 postes -près d'un emploi sur cinq- chez CaixaBank, et 3.800 chez BBVA, soit 16% des effectifs. A l'automne, le numéro un espagnol, Banco Santander, avait déjà annoncé 3.500 suppressions de postes.

Cette hémorragie de l'emploi bancaire n'est pas nouvelle en Espagne : entre 2008 et 2019, le secteur s'est débarrassé de près de 40% de ses salariés, soit environ 100.000 personnes, après avoir échappé de justesse à l'effondrement lors de la crise financière.

Lire aussi : Les taux négatifs ont coûté 8,5 milliards d'euros en 2020 aux banques européennes

Au Japon, le repli des prix à la consommation se poursuit en mars

Les prix à la consommation au Japon ont reculé de 0,1% en mars sur un an (hors produits frais), selon des données du ministère des Affaires intérieures. Cependant, ils restent sur une série négative de huit mois d'affilée, laquelle pourrait se prolonger avec la recrudescence locale du virus et des restrictions accrues pour le commerce.

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La déflation a ainsi encore ralenti : les prix hors produits frais s'étaient repliés de 0,4% en février, de 0,6% en janvier et de 1% en décembre 2020.

Par ailleurs, en excluant également l'énergie, qui tire actuellement les prix à la baisse (-4,8% en mars sur ce poste de dépense précis), le Japon a enregistré le mois dernier une petite inflation de 0,3% sur un an.

Lire aussi : La Suède et le Japon payent au prix fort leur politique du "non confinement"

La situation continue d'empirer en Inde

La situation sanitaire se complique en Inde, confrontée à une recrudescence exponentielle des cas, avec près de 3,5 millions de nouvelles contaminations depuis début avril, notamment imputée à une « double mutation » du virus et à des événements de masse, comme la fête religieuse hindoue Khumb Mela.

Confrontés à une pénurie d'oxygène, plusieurs hôpitaux et cliniques de New Delhi, confinée pendant une semaine, ont lancé un appel au gouvernement central pour qu'il fournisse d'urgence des réserves afin d'alimenter des centaines de patients placés sous respirateur.

Le variant « indien » dont la première détection en Belgique inquiète aussi l'Europe. 330.000 nouvelles contaminations et 2.000 décès y ont été recensés en 24 heures.

Lire aussi : L'Inde approuve le vaccin russe Spoutnik V mais reste empêtrée dans un gigantesque retard de vaccination

(avec AFP)

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Commentaires 2
à écrit le 24/04/2021 à 9:51
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"les entreprises « saines »" A savoir celles de l'oligarchie, à savoir celles qui font chuter le pays économiquement.

à écrit le 24/04/2021 à 8:58
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Variants brésilien, indien… Quel sera le prochain à provoquer la panique ? Si la souche britannique semble moins inquiéter la population depuis que la Haute autorité de santé (HAS) a admis que les vaccins anti-Covid conservent leur efficacité, ses co...

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