La fin de l'année arrive à grands pas. Et s'il peut être tentant de tirer un trait sur les douze mois écoulés, pour diverses raisons, il reste plus prudent d'anticiper un certain nombre de démarches, en vue de l'année prochaine. A commencer par la fiscalité. En France, l'année d'imposition s'étire sur une année civile, soit du 1er janvier au 31 décembre. La déclaration de revenus, elle, doit être remplie au printemps de l'année n+1. Donc à compter d'avril 2024, pour le formulaire portant sur les revenus et avantages fiscaux de l'année 2023.
L'échéance paraît lointaine. Méfiance. Si l'avis d'impôt sur le revenu l'été dernier a été responsable de sueurs froides, ces dernières semaines du mois de décembre constituent une occasion en or. La Tribune a passé en revue - et en détail - les gestes à ne surtout pas omettre, afin d'éviter les mauvaises surprises... au printemps, puis à l'été, voire les années suivantes, et surtout d'optimiser sa déclaration de revenus.
Conserver à tout prix son dernier bulletin de salaire
Et pour cause, il comporte deux informations majeures, en vue de la déclaration de revenus. La première est le montant net imposable depuis le 1er janvier 2023 : c'est le premier élément à vérifier dans le formulaire au printemps, en case 1AJ, puisqu'il est bien souvent prérempli par le fisc, pour les salariés. Attention, en cas de changement d'employeur ou d'activités multiples, il faut penser à répéter l'opération, afin d'obtenir le net imposable total sur l'année. Même son de cloche pour les périodes d'inactivité (chômage, maladie, par exemple) ou les revenus dits « exceptionnels », comme la prime de départ en retraite ou les indemnités de rupture de contrat de travail. De fait, eux aussi doivent être mentionnés.