Les résultats de cette doctrine ont été dûment mis en application en août, lorsque Joe Biden a annoncé par décret présidentiel de futures restrictions aux investissements américains dans les entreprises chinoises développant des technologies considérées comme sensibles. Les citoyens américains et résidents permanents qui font des affaires dans l'Empire du Milieu seront en outre tenus d'informer les autorités dans l'éventualité où ils coopéreraient avec des entreprises chinoises développant de telles technologies.
Concernant la définition du terme «
sensible
», la loi se cantonne pour l'heure aux semi-conducteurs les plus évolués, à l'informatique quantique et à certains modèles d'IA pouvant être utilisés par l'armée, les services de renseignements et le cyber-espionnage. Mais ce cadre pourra être étendu plus tard : selon le procédé juridique en vigueur aux États-Unis, le Département du Trésor sera en effet chargé d'appliquer ce décret pour en faire une loi, processus au cours duquel les modalités d'application, mais aussi le champ des technologies impliquées pourra être débattu.