Australie : quatre grandes banques visées par une enquête nationale

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L'ANZ, la Commonwealth, la NAB et laWestpac, soit les quatre plus grandes banques australiennes, sont soupçonnées d'avoir prodigué des conseils douteux à leurs clients.
L'ANZ, la Commonwealth, la NAB et laWestpac, soit les quatre plus grandes banques australiennes, sont soupçonnées d'avoir prodigué des conseils douteux à leurs clients. (Crédits : Jason Reed)
L'Australie a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête nationale indépendante sur le secteur de la finance après une série de scandales dans les grandes banques du pays, parmi les plus riches du monde.

Coup de tonnerre pour le monde de la finance australienne. Les quatre grandes banques australiennes, qui réalisent régulièrement des milliards de dollars de bénéfices, sont dans la ligne de mire des pouvoirs publics à la suite d'une série d'affaires de fraude présumée aux assurances-vie ou aux prêts immobiliers. Elles sont soupçonnées d'avoir prodigué des conseils douteux à leurs clients. Elles sont aussi accusées de violations des lois sur le blanchiment d'argent et de manipulation des taux.

Le premier ministre a fini par céder

Le Premier ministre Malcolm Turnbull, ancien banquier d'affaires, a longtemps opposé une fin de non recevoir aux appels de l'opposition travailliste à ouvrir une commission d'enquête royale sur le secteur bancaire. Mais face à la colère de l'opinion publique, il a dû changer son fusil d'épaule.

"Les spéculations, les campagnes visant à répandre la peur sur une enquête ou une commission royale sont la cause de perturbations et risquent de nuire à la réputation d'un système financier australien de très grande qualité", a-t-il déclaré.

"Le gouvernement a décidé d'ouvrir une commission royale pour nous assurer davantage que notre système financier fonctionne efficacement."

Les banques avaient aussi freiné des quatre fers mais, dans une lettre adressée au ministre des Finances Scott Morrison avant l'annonce du Premier ministre, les patrons de l'ANZ, de la Commonwealth, de la NAB et de Westpac ont déclaré qu'une telle enquête était dans l'intérêt national.

"Nos banques ont constamment fait valoir qu'enquêter davantage sur le secteur, y compris au moyen d'une commission royale, était injustifié, écrivent-ils. Toutefois, il est désormais dans l'intérêt national de mettre un terme à l'incertitude politique."

La commission d'enquête, dotée d'un budget de 75 millions de dollars australiens (48 millions d'euros) se penchera sur les dysfonctionnements dans la banque, l'assurance, les services financiers et les fonds de pension. Elle se demandera également si les régulateurs disposent de suffisamment de moyens pour lutter contre les malversations.

>> Lire aussi Démission du directeur général de la plus grande banque australienne sur fond de scandale

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 01/12/2017 à 9:21 :
Tiens pas de curé néolibéral sous cette information, circulez il n'y a rien à voir.

Les banques dirigent le monde c'est une réalité, du coup que les politiciens leur laisse tout faire les incite à aller toujours plus loin d'autant que dorénavant les circuits d'argent de la finance et d'argent de la mafia sont les mêmes on n'arrive plus à distinguer qui sont les uns et les autres. Les dérives ne peuvent que se multiplier.

Mais bon quand on voit que le scandale des paradise papers est déjà étouffé par nos médias de masse on comprend que les banques aillent toujours plus loin, ce ne sont pas les journalistes, qui ont les mêmes propriétaires au final, qui vont les embêter hein.

Merci pour cet article et au secours.

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