L'immobilier commercial pourrait encore coûter 100 milliards aux petites banques américaines
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Le spectre des crédits immobiliers à risque refait surface. Dans une étude du "Wall Street Journal", on apprend que les prêts hypothécaires commerciaux pourraient engendrer 100 milliards de dollars de pertes auprès d'un millier (940 exactement) de petites et moyennes banques américaines.
Le quotidien a repris les même hypothèses de travail que celle utilisée lors des fameux "stress tests", dans les dix-neuf plus grands établissements bancaires américains. Il a ainsi évalué à plus de 200 milliards de dollars les pertes potentielles de 940 établissements, dont la moitié concerne l'immobilier commercial.
Les prêts immobiliers qui ont servi à financer la construction de centres commerciaux, de bureaux, d'immeuble et d'hôtels, font partis des placements les plus risqués depuis le début de la crise économique. En revanche, les pertes potentielles liées à l'immobilier résidentiel sont évaluées à "seulement" 49 milliards de dollars.
L'opinion publique ne s'intéresse pas encore beaucoup à cette frange du système financier américain, alors que le maillage du pays par les petites banques constitue la colonne vertébrale de son système financier. Mais pour l'analyste d'Oppenheimer interrogé par le "Wall Street journal", Terry McEvoy, les banques petites ou moyennes sont "bien plus mal en point" que les gros établissements, notamment parce qu'elles ont "beaucoup moins de moyens de gagner de l'argent".
Selon l'étude, ce sont pas moins de 600 banques, soit les deux tiers, qui pourraient voir leur taux de capitalisation descendre à des niveaux risqués, principalement en raison de leurs investissements dans l'immobilier commercial.
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