Crédit Agricole et le chinois Citic repoussent la signature de leur accord

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La banque française et son homologue chinoise se donne jusqu'au 30 juin 2011 pour créer une coentreprise commune dans le courtage.

Le Crédit Agricole prend son temps. La banque verte a annoncé ce lundi la poursuite des discussions avec son futur partenaire chinois, la banque Citic. Les deux établissements souhaitent créer une coentreprise spécialisée dans le courtage. Ce partenariat, dont les négociations ont commencé en mai dernier, devait être signé d'ici la fin de l'année. Mais les deux banques ont décidé de "prolonger" leurs discussions six mois de plus, jusqu'au 30 juin 2011.

Seule avancée précisée, la société commune sera détenue à 50/50 par Crédit Agricole CIB, la banque d'investissement du groupe, et Citic. Elle détiendra les courtiers de la banque verte Cheuvreux et CLSA, les métiers de courtage de Citic à Hong Kong et la banque d'affaires du Crédit Agricole en Asie. Ces périmètres étaient pourtant déjà connus depuis quelques mois.

Ce prolongement des négociations laisse plutôt entendre un "report" de la signature. Ces derniers mois, la banque d'investissement du Crédit Agricole a connu plusieurs soubresauts en interne. Il y a deux semaines, l'ensemble de l'état major a été remanié. Le directeur général Patrick Valroff a quitté ses fonctions ainsi que l'un de ses deux adjoints Alain Massiera. Ce dernier était le meneur du projet avec Citic. Ces départs ont pu influer sur le report de la signature de l'accord commun.

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Commentaires
a écrit le 21/12/2010 à 18:20 :
Combien de filiales dans les paradis fiscaux ?
Réponse de le 21/12/2010 à 22:28 :
Le maximum comme les Etats y encouragent par les hausses d'impôts.
Réponse de le 22/12/2010 à 8:37 :
Les hausses d'impôts sont liées à l'incivisme des multinationales qui réalisent d'énormes bénéfices, comme Total, et qui par différents subterfuges échappent à l'impôt sur les bénéfices des sociétés, ou le jeux des différences fiscales, et avantages, au sein de la communauté comme en Irlande.
Si les rentrées fiscales diminuent et que ces sociétés inciviques exigent les mêmes services et prestations de la maison France, exigeant des subventions pour installer des usines qui sont délocalisées en Chine quelques années plus tard, c'est mathématique : le poids fiscal augmente pour ceux qui jouent le jeu et luttent contre l'avenir à court terme de la France c'est a dire un pays en voie de sous développement.

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