Londres veut assouplir les règles bancaires pour relancer la City
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La place financière de Londres a clairement souffert du Brexit.
Reuters
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La place financière de Londres a clairement souffert du Brexit.
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Alors que les Etats-Unis envisagent de revenir sur l'assouplissement des contraintes bancaires, après la crise de liquidités des banques régionales américaines au printemps dernier, Londres propose de faire le chemin inverse.
Le gouvernement vient en effet de présenter une série de propositions pour alléger le carcan réglementaire qui s'impose aux banques, dans le cadre des réformes post-Brexit. Le principe est clair : il s'agit de revoir une partie des règles de supervision du secteur financier, mises en place dans le sillage de la crise financière 2008.
C'est ce qu'avait fait l'administration Trump aux Etats-Unis en détricotant la fameuse loi bancaire Dodd-Franck, en relevant notamment le seuil de contrôle des banques par la banque centrale de 50 à 250 milliards d'actifs. Une mesure qui sera très critiquée par la suite lors de la faillite de Silicon Valley Bank et de Signature Bank en mars 2023. En Europe, la tendance est plutôt au renforcement des règles prudentielles avec la mise en place progressive de la réforme de Bâle 3 (ou Bâle 4) à partir de 2025.
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Un épisode qui n'a cependant pas ébranlé la conviction du gouvernement britannique d'assouplir les règles afin de redonner un peu de compétitivité et d'attrait à la City. Le ministère des Finances a donc lancé jeudi une consultation sur propositions, notamment celle qui consiste à supprimer, pour les banques de taille modeste, les règles de cloisonnement des activités de banque de détail et de banque d'investissement. Ces règles, entrées en vigueur seulement en 2019, visent à éviter les conflits d'intérêt et à protéger les ménages.
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