BPCE sauve son année 2019 grâce à une embellie sur les derniers mois

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(Crédits : Thomas Gogny/BPCE)
L'an dernier, le groupe mutualiste, qui réunit les Caisses d'Epargne et les Banques Populaires, a dégagé un bénéfice net quasi stable d'environ 3 milliards d'euros et des revenus en légère hausse à un peu plus de 24,3 milliards. Sa filiale Natixis, qui rassemble les activités de marché, d'assurance ou encore de gestion d'actifs, a quant à elle vu ses recettes progresser de 25%.

Le groupe bancaire BPCE a terminé 2019 avec un bénéfice net globalement stable, aidé par une embellie au cours des derniers mois qui a fait oublier un début d'année chahuté, et par le ralentissement de ses efforts de restructuration.

L'an passé, le groupe au logo violet, mélange du rouge du réseau Caisse d'Épargne et du bleu de Banque Populaire, a dégagé un bénéfice net d'environ 3 milliards d'euros, en toute petite hausse de 0,1% comparé à l'année précédente.Les revenus ont quant à eux progressé de 1,3% sur un an, à un peu plus de 24,3 milliards d'euros.

Après un démarrage poussif sur le premier semestre de l'année, le groupe a commencé à retrouver des couleurs au troisième trimestre, et cette tendance s'est renforcée sur les trois derniers mois de l'année.

"Nos trois métiers ont enregistré de très bonnes performances commerciales au quatrième trimestre", a souligné Laurent Mignon, le président du directoire, lors d'une conférence de presse. En parallèle, "nous avons bien maîtrisé nos coûts, généré des effets ciseaux positifs dans toutes nos activités, et ainsi amélioré la rentabilité du groupe".

Activités de détail en forme

 La division de banque de détail et d'assurance a vu au quatrième trimestre ses recettes grimper de 3,8%, portées − entre autres − par la hausse de ses encours de crédit à l'habitat et la progression du volume d'épargne sur lequel elle veille.

Cette dynamique s'inscrit dans un contexte pourtant peu porteur de taux d'intérêt très bas, voire négatifs, qui complique la capacité des réseaux de détail à gagner de l'argent, notamment sur le crédit.

La filiale Natixis, qui rassemble les activités de marché, d'assurance ou encore de gestion d'actifs, a quant à elle vu ses recettes progresser de 25%, grâce notamment à la bonne tenue de la gestion d'actifs et un fort rebond de la banque de financement et d'investissement.

Ralentissement des dépenses de restructuration

Le groupe a aussi profité du ralentissement de ses dépenses de restructuration: celles-ci ont représenté 178 millions d'euros au dernier trimestre contre près de 300 millions un an plus tôt.

Ces performances sont ainsi venues redorer un tableau en demi-teinte durant les six premiers mois de l'année, avec un premier trimestre lesté entre autres par d'importantes dépenses de restructuration et un deuxième trimestre pénalisé par des secousses dans les activités de financement et d'investissement.

Le groupe avait aussi dû passer sur les trois premiers mois de l'année une dépréciation de 148 millions sur sa filiale Fidor. La banque en ligne allemande devait être le fer de lance de la stratégie numérique de BPCE. Mais constatant l'impasse stratégique de cette entité, le groupe cherche aujourd'hui à la céder toute ou partie.

"On travaille toujours sur le dossier Fidor qu'on est en train de restructurer (...) on a mis une équipe opérationnelle en place. C'est un actif très marginal au sein du groupe", a relativisé M. Mignon.

Pas candidat au rachat d'HSBC France

 Le gros de la restructuration semble désormais être derrière la banque, et BPCE affirme avoir atteint son objectif d'un milliard d'euros de synergies de coûts à fin 2019, soit avec un an d'avance.

"L'année 2019 a été également très riche en exécution de projets stratégiques, pour simplifier notre structure et préparer le développement futur de notre groupe, avec notamment l'acquisition d'une participation majoritaire dans Oney Bank", ex-filiale d'Auchan, en vue d'en faire une banque de proximité mobile à l'international, a commenté M. Mignon.

Le groupe devrait en revanche se tenir à l'écart d'un dossier de consolidation très en vue au sein du secteur en France: "on ne sera pas candidat au rachat" du réseau de détail de la banque HSBC France, a révélé M. Mignon.

"Nous avons 22% de part de marché en France et donc nous avons plutôt décidé que la priorité du groupe BPCE était plus que jamais de concentrer toutes nos forces et nos énergies à investir au bénéfice de nos clients", a-t-il expliqué.

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