Vente de Fortis : Yves Leterme se défend

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L'ex-Premier ministre Yves Leterme a admis que les négociations entre la Belgique et les Pays-Bas sur la vente de Fortis Bank Nederland et d'ABN Amro à l'Etat néerlandais en 2008 "avaient été rudes". "Mais j'estimais que c'était de mon devoir".

Wouter Bos, l'ancien ministre néerlandais des Finances, s'est vu reprocher aux Pays-Bas de s'être laissé mettre sous pression par les Belges et d'avoir payé un prix trop élevé (16,8 milliards d'euros, mais il vient d'avouer qu'il était prêt à payer 20 milliards...) pour le rachat de Fortis/ABN Amro. Alors qu'il s'était présenté, après la conclusion de l'accord belgo-néerlandais, en grand vainqueur.

Obtenir les meilleures "parties" de la banque

Wouter Bos était l'interlocuteur d'Yves Leterme lors de ces négociations entre la Belgique et les Pays-Bas sur la vente de Fortis Bank Nederland et d'ABN Amro à l'Etat néerlandais en 2008. "Les déclarations de M. Bos à l'époque, assurant que les Pays-Bas s'en sortaient bien et obtenaient les meilleures parties (de la banque) sont apparues comme étant expéditives, mais personne n'est en mesure de prévoir correctement de telles choses", a affirmé vendredi Yves Leterme à la radio VRT. "Nous avons toujours trouvé qu'en Belgique, nous avons bien préparé et bien conclu" cette vente, a-t-il ajouté.

Refus de comparaître devant la justice

"J'ai défendu les intérêts de notre pays. Les 16,8 milliards d'euros que les Néerlandais ont payé étaient supérieurs à ce qu'ils envisageaient, mais aussi moins que notre objectif initial", a poursuivi l'ex-Premier ministre. Il a également justifié son refus de comparaître devant la commission d'enquête mise sur pied par le parlement néerlandais et qui vient de rendre ses conclusions. "Si l'on témoigne dans un tel dossier", cela doit se passer dans une atmosphère sereine", a fait valoir Yves Leterme, qui craignait que cela ne soit pas le cas.

Un article de notre partenaire L'Echo

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