CAstore : le Crédit Agricole lance son app store coopératif

La banque verte teste une plate-forme de co-création d'applications bancaires web et mobiles entre clients du Crédit Agricole et entreprises numériques, réunis dans une coopérative. Ce CAstore sera généralisé dans toute la France en septembre.
(Crédits : Bloomberg)

Le Crédit Agricole décline le mutualisme à l'ère digitale. Son projet CA store - prononcez castor - est une plate-forme de co-création d'applications web et mobiles de type bancaires ou "vie pratique" qui réunit des clients de la banque d'un côté et des développeurs informatiques - les "digiculteurs"- de l'autre.

En test actuellement dans trois caisses régionales, cette plateforme doit être généralisée en septembre et être accessible aux 21 millions de clients du groupe (hors sa filiale LCL). Avant même d'être totalement déployée, l'idée séduit déjà ...les concurrents : elle serait déjà en train d'être copiée par deux autres banques en France. Mais Bernard Larrivière, directeur de l'innovation à la Fédération nationale du Crédit Agricole, revendique bien la paternité de la "triple innovation" que représente CAStore en France.  

Une triple innovation

Première innovation : la co-création. CAstore met à disposition des clients une boutique (un portail internet) où ils peuvent à la fois télécharger des applications web, pour téléphone mobile et tablettes sous format Apple ou Androïd mais aussi contribuer à leurs améliorations et à leurs créations en proposant des idées d'applications nouvelles.

Deuxième innovation : l'accès sécurisé aux données bancaires. Les entreprises numériques partenaires peuvent développer des applications qui utilisent des données bancaires sécurisées par l'intermédiaire d'un kit de développement de logiciel (SDK).

Troisième innovation : la coopérative. Des entreprises partenaires du secteur numérique mutualisent leurs ressources pour proposer des applications s'appuyant sur le kit de logiciels. Les premiers partenaires sont Bankin', Sedona, Tiki Move, WMaker, Wassa, Comptoir du Mutlimédia et Vigicorp.

Quels avantages pour les clients ?

Les clients du Crédit Agricole sont déjà plus de 700 000 à avoir téléchargé la première application du groupe baptisée "Mon budget". Cette aplication créé par et pour le Crédit Agricole est complète et multi-fonction. Les nouvelles applications du CAStore seront assez différentes. Leur principe étant un usage, une application. Par exemple, l'application "Mon découvert" illustre sous forme de graphique la probabilité que l'utilisateur a d'être en découvert à la fin du mois compte tenu de son ryhtme de dépenses. "Un banquier ne l'aurait sûrement pas conçu pour des raisons juridiques", estime Bernard Larrivière.

10 applications aujourd'hui, 50 fin 2012

Dix applications sont déjà disponibles et 50 devraient être proposées sur le CA Store à la fin de l'année. Parmi les existantes : "Ma tirelire" veut donner un caractère ludique à l'épargne. Lorsque le montant prévu d'économies est atteint, le client gagne un "diplôme" qu'il peut partager sa page facebook. "Cette application cible un public jeune", reconnaît la banque.

Une autre application "Accesso", cible les déficients visuels  car elle propose des caractères de lecture de grande taille et des couleurs adaptées par exemple aux daltoniens. Beaucoup d'autres sont en gestation, par exemple pour faire le suivi des notes de frais (avec prise de photo des facturettes et mise en relation des montants avec les lignes du compte); aider à la gestion des cadeaux communs; ou préparer un voyage à l'étranger, etc.

Quel modèle économique ?

Pour le client, il n'y a pas d'engagement ni d'abonnement.  Le téléchargement est gratuit, ensuite le client ne paie que s'il consomme. S'il utilise au moins une et jusqu'à 10 applications dans le mois, il paye 0,79 euros. S'il utilise plus de 10 applications dans le mois, il bascule dans le "pass illimité" à 1,99 euros par mois d'utilisation. Le prélèvement est opéré directement sur le compte du client.

Pour les "digiculteurs", la rémunération sera d'environ 0,04euros par mois, par application et par utilisateur. Ils resteront propirétaire de leur applications et pouront même la décliner afin de la commercialiser à d'autres clients qu'à ceux du Crédit Agricole, à condition de respecter une période d'exclusivité d'au moins 6 mois.

"Le but n'est pas de faire de l'argent"

Pour le Crédit Agricole, "le but n'est pas de faire de l'argent", explique le directeur de l'innovation, Bernard Larrivière. Il s'agit avant tout de fidéliser les clients. "Ce projet s'inscrit parfaitement dans le modèle de relation- clients prévu dans notre projet de groupe", ajoute-t-il, son objectif étant de se différencier par la qualité de service et la réponse personnalisée aux besoins des clients.

Avec le concept de CAstore, le Crédit Agricole joue le rôle de "tiers de confiance"aussi bien vis-à-vis de ses clients que vis-à-vis des "digiculteurs". Pour ces derniers, la banque a même ouvert un compte twitter spécifique:  @CAStore_projet. Il compte déjà 400 followers.

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Commentaires 4
à écrit le 09/07/2013 à 10:16
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MON CRÉDIT AGRICOLE ! MON CRÉDIT AGRICOLE ! POURQUOI M?AS TU ABANDONNÉ ? Ne croyez-vous pas que dans les petites communes l?emprunteur cautionné par ses voisin sera toujours poursuivi par la pensée que s?il ne payait pas , les autres seraient oblig...

à écrit le 21/12/2012 à 15:08
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Bon point de payer les développeurs ce jour. Mais quid des royalties sur les progiciels Simul-Agri-Pro et AQUARIDES d'Inforsud renommé Simul-CA et toujours diffusé dans le groupe Crédit Agricole? Quand est-ce que le groupe Crédit Agricole paiera les ...

à écrit le 20/07/2012 à 10:46
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Article intéressant, mais quelques fautes font mal aux yeux et rendent désagréable la lecture "Cette aplication crééE par et pour le Crédit Agricole" et dans le même paragraphe rythme et non pas ryhtme "le client gagne un "diplôme" qu'il peut parta...

le 22/07/2012 à 11:51
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Oui, c'est vrai quant aux carences relevées, mais, s'agissant d'un aspect technologique, la carence est excusable si l'on tolère un tant soit peu les priorités à retenir...

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